Avalon, Oshii Mamoru (2001)


AVALON
アヴァロン
Année : 2001
Genre : av-alone
Production : Deiz / Bandai Visual
Réalisation : Mamoru Oshii
Avec : Malgorzata Foremniak,Wladyslaw Kowalski, Jerzy Gudejko, Dariusz Biskupski, Bartlomiej Swiderski, Katarzyna Bargielowska, Alicja Sapryk, Michal Breitenwald, Zuzanna Kasz, Adam Szyszkowski, Krzysztof Szczerbinski, Marek Stawinski, Jaroslaw Budnik, Andrzej Debski


Dans un futur proche, qui porte tous les stigmates d’un lendemain de dictature, les gens fuient la grisaille et la tristesse de leur vie quotidienne en jouant à un jeu révolutionnaire virtuel et illégal, baptisé Avalon.
L’énigmatique Ash est une championne en la matière, et elle va bientôt trouver un nouveau challenge à sa mesure : un niveau caché, la classe spéciale A. Un niveau dont peu sont revenus, sans avoir été préalablement lobotomisés.

Avalon est un film de science-fiction majeur. Les thèmes de la réalité virtuelle et des intelligences artificielles ont souvent été portés à l’écran ces dernières années, et avec succès. AVALON n’est pas un simple film parmi tous les autres. Il est, à mes yeux, l’une des nouvelles références en la matière (grise, car il faut réfléchir !). Peut-on maintenant parler d’une véritable trilogie GHOST IN THE SHELL, dont AVALON ferait naturellement partie ?

Le film a été tourné en couleur, puis retouché pour donner cet aspect curieux, aux teintes sépia. Le monde de Ash paraît ainsi tout droit sorti de l’un de ses cauchemars, et le jeu Avalon prend parfois des relents d’humanité que la réalité n’a pas. La grande question est d’ailleurs posée : où se situe la réalité ? Et d’ailleurs, la réponse intéresse-t-elle vraiment les joueurs ?
Avalon possède plusieurs degrés de lecture. Là est tout l’intérêt du film, car au delà de l’aspect technique renversant, Oshii brouille les cartes et nous livre une œuvre ambitieuse, critique, une fable futuriste nimbée de mysticisme sublimée par la musique de Kawai Kenji.

Qui sont ces gens qui errent donc comme des fantômes, aux visages embrumés se mêlant aux sombres brouillards de la ville ? Font-ils partie de cette réalité que Ash ne peut plus voir, depuis qu’elle est devenue dépendante de son monde virtuel ? Mais quid du chien alors ? Pourquoi parait-il si vivant ? Sa disparition marquerait-elle le moment indicible où Ash, définitivement droguée au non-monde, a décidé inconsciemment d’oublier toute réalité ? Notre enveloppe corporelle aura-t-elle encore un sens dans quelques siècles ?

J’ai une idée précise sur ces questions, mais c’est à chacun de trouver sa clé pour franchir les portes entrouvertes par le génial Oshii. Finalement, si chaque joueur peut choisir le monde qui lui semble le plus réel, chaque spectateur peut très bien esquisser sa propre vérité sur le film.

Oli :

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Quick Review in English:

+ Incredible story, a deep meaning, each spectator can find his own truth
+ Fantastic filmmaking
+ Can we talk about a GHOST IN THE SHELL trilogy, with AVALON?
+ What a soundtrack!

– The main actor is not as good as the others

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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