Ika Wrestler, Kawasaki Minoru (2004)


the calamari wrestlerIKA WRESTLER, aka The Calamari Wrestler
いかレスラー
Année : 2004
Genre : Poulpe Fiction
Production : Imagica Corp.
Réalisation : Kawasaki Minoru
Avec : Ishida Kana, Kameko Nobuo, Nishimura Osamu, Nogami Akira, Shiraishi Miho, Takayama Yoshihiro, Funakoshi Eiichiro, Teri Itô, Nambu Torata


Un calmar géant fait irruption pendant un tournoi de catch, et en profite pour mettre une raclée au champion en titre. La petite amie de ce dernier, tout d’abord extrêmement choquée, va alors avoir l’impression de reconnaitre dans les attitudes du céphalopode les techniques de son ancien amant, aujourd’hui décédé.

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Dans sa carrière en dents de scie (parce qu’il découpe ses films comme un barbare ?), Kawasaki Minoru a malgré tout connu quelques petits succès d’estime. THE CALAMARI WRESTLER est de ceux-là. Si le long métrage en question n’est toujours pas convaincant techniquement parlant, au moins il tient la route d’un point de vue narration : on prend du plaisir à suivre l’histoire, on souhaite connaitre son dénouement, on finit même par avoir envie de scander le nom du héros aux côtés de la foule, lors du combat final. Enfin, et c’est peut-être le plus important : on croit aux personnages, calmar inclus ! Si ça ce n’est pas un tour de force, c’est que je ne m’y connais pas.

L’histoire, très simple au demeurant, est en effet particulièrement attachante. Le fait qu’il y ait des catcheurs transformés en calmar, pieuvre et autres shako – squilles en français (parfois incorrectement surnommées crevette-mante) se révèle finalement presque accessoire. Notons, pour la petite histoire, que ces trois animaux n’ont sans doute pas été choisis par hasard, tant ils sont communs dans la culture culinaire japonaise. Dernière précision : certaines espèces de squilles sont d’une rapidité prodigieuse et sont capables de frapper avec beaucoup de violence – logique, donc, de retrouver une squille dans la peau d’un boxeur ultra vif, dans le film de Kawasaki Minoru ! Malgré un je-m’en-foutisme apparent, il semblerait bien que THE CALAMARI WRESTLER ait eu le souci du détail – jusque dans les costumes des monstres, absolument sublimes et à l’ancienne, c’est à dire sans affreux CGI.

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Mais revenons donc à l’histoire. Simple, mais claire et bien amenée, avec son lot de petites révélations – quand on connait le reste de la filmo de Kawasaki Minoru, on se dit qu’il a ici fait des efforts qu’il convient de saluer ! Calqué sur la mythologie de « Rocky bat le boa » (pour rester dans les animaux), le scénario de THE CALAMARI WRESTLER rend un sympathique hommage au catch (pratique fort respectée au Japon) tout en faisant presque fi du profil monstrueux des principaux protagonistes, pour mieux s’attarder sur leurs différentes relations et évolutions – ainsi presque personne ne sera choqué de voir un calmar géant faire ses courses, ou copuler avec sa petite amie bien humaine, elle (le tout off-screen…je sais c’est dommage, il y avait du potentiel avec les tentacules).

En un mot comme en cent : si vous aimez les spectacles dérangés mais honnêtes, qui font la part belle aux bêtes, qui prennent le temps de s’attarder sur les personnages, et bien THE CALAMARI WRESTLER est fait pour vous. Attention néanmoins : ce film a beau avoir le vent en poulpe (il a rencontré un petit succès d’estime), il apporte aussi une nouvelle fois la pieuvre que son réalisateur n’est pas forcément très doué, techniquement parlant. C’est la Kawasaki’s touch, comme on dit…

Oli :        drapeau2drapeau2
Yasuko : drapeau2

Trailer :

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Quick Review in English :

+ Simple story, like ROCKY, but the characters are important
+ A calamari walking in the streets? It looks almost normal in this movie!
+ Beautiful costumes
+ Three beasts, all of them are originals and fun to watch
+ One of the best movies of the director (well, it’s not difficult)
+ Many good cameos

– Cheap
– Don’t look for a great filmmaking
– The sex scenes are off-screen ah ah ah!

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A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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