Kuchisake onna, Yoshikawa Toru (2008)


KUCHISAKE ONNA, aka Slit Mouth Woman
口裂け女
Année : 2008
Genre : idole du vil âge
Production : Zen Pictures
Réalisation : Yoshikawa Toru
Avec : Onodera Ayumi, Kato Aya, Urushizaki Keisuke, Kanemura Masaki

Une écolière s’amuse à enquêter sur d’étranges disparitions. Après avoir un jour entendu une chanson sur les lieux d’un crime, elle part à la recherche de l’idole ayant interprété le titre.

Une idole au cruel et étrange destin…

Petit film en forme de variation sur le thème légendaire de la Kuchisake onna (ici armée d’un couteau et non pas de ciseaux), le titre qui nous intéresse aujourd’hui pourrait être pris pour un nanar, ce qu’il n’est pourtant pas vraiment si on s’amuse à le comparer avec le reste de la production de la boite Zen Pictures. En effet KUCHISAKE ONNA figure sans aucun doute parmi les titres les plus « sérieux » de la compagnie japonaise (notez les guillemets). Ici pas de gros plans sur de jolis fessiers (mais sur une petite culotte), pas de filles dénudées ni de cosplay grossiers ou encore de monstres en plastique.

Tourné dans les conditions d’un film de vacances comme le veut la tradition chez Zen Pictures, KUCHISAKE ONNA vous piquera les yeux en raison d’un montage atroce (parfois il ne s’agit pas d’ellipses mais bel et bien d’énormes éclipses !) ou encore d’une mauvaise gestion de la lumière. Le son (en prise directe) alterne le correct et le lamentable. Quant aux décors, ils sont minimalistes (la cave de l’idole est encore pas trop mal fichue, crade au possible : oui la Kuchisake onna est une infâme de ménage.…). Avec des moyens que l’on devine minuscules, le réalisateur livre malgré tout un produit correctement emballé au niveau de l’ambiance (pour un DTV, j’entends). Les costumes sont de plus particulièrement réussis (une habitude pour Zen Pictures). Coté acting, il n’y a pas de juste milieu : les acteurs sont tous nuls (parfois involontairement drôles), à l’exception d’Onodera Ayumi qui incarne l’idole avec pas mal de justesse.

Le film est très court mais parait paradoxalement assez long. La faute à un rythme très lent : les escarres, go ! (rapport aux jambes meurtries de la Kuchisake onna…). Pendant près de 30 minutes on ne voit ainsi rien venir, et pendant les 30 dernières, on se surprend à regarder plusieurs fois sa montre. Le meilleur demeure encore ces quelques flashbacks parsemant le métrage (notamment la scène du couteau…).

A réserver aux inconditionnels des DTV en carton pâte (oui je sais qu’ils existent, j’en fais partie !).

Oli :

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Quick Review in English:

++ My favourite Zen Pictures movie so far
++ A few good ideas and good scenes (for a cheap DTV)
++ The main actress is convincing

— Very cheap, of course
— Except the main actress, the actors are ridiculous
— The photography and the sound are almost catastrophic

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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