Chakushin ari 2, Tsukamoto Renpei (2005)


CHAKUSHIN ARI 2, aka One Missed Call 2, aka You’ve got a Call 2
着信アリ2
Année : 2005
Genre : Rappel
Production : Kadokawa Pictures
Réalisation : Tsukamoto Renpei
Avec : Mimura, Yoshizawa Yū, Ishibashi Renji, Wanibuchi Haruko, Peter Ho, Seto Asaka


La sonnerie de téléphone qui avait accompagné de si nombreux meurtres atroces il y a peu de temps au Japon a de nouveau été entendue dernièrement lors du décès soudain de deux personnes… L’inspecteur Motomiya souhaite faire le lien entre les différentes affaires, et pourtant un détail a changé : en lieu et place du bonbon immanquablement présent dans la bouche des précédentes victimes, on trouve aujourd’hui de la poussière de charbon dans leur estomac… Après quelques analyses, les spécialistes sont convaincus que ce type de minéral ne peut se trouver qu’à Taiwan, dans une mine bien précise. Une jeune japonaise, qui court contre la montre depuis qu’elle a reçu un appel lui annonçant sa mort, décide de s’envoler pour Taipei.

S’agit-il bien de la même malédiction, ou l’origine du mal a-t-elle vraiment changé ?

Une sonnerie atypique, un appel du futur, et la victime qui entendait sa propre voix lui annoncer sa mort à venir… Autour de ce canevas astucieux, Miike Takashi avait réalisé en 2003 un film de commande. Sans faire preuve d’originalité, Miike récitait ses gammes et recyclait intelligemment toutes les formules ayant fait le succès de l’épouvante à la sauce japonaise.

Devant le succès du film, une suite a rapidement été prévue (puis un chapitre final). Miike n’ayant pas rempilé, l’intérêt pour ce projet est très vite retombé. Pourtant ce deuxième épisode, même s’il vise clairement des perspectives d’avantage financières qu’artistiques, se révèle être un divertissement très honnête dans son genre. Certes l’originalité n’est pas au rendez-vous et l’ensemble est moins jouissif que le premier ONE MISSED CALL, mais on ne s’ennuie pas vraiment, et l’idée de déplacer l’intrigue à Taipei permet de renouveler astucieusement l’ambiance et les décors (une astuce scénaristique taille one).

Sur la fin le film va crescendo, et les dernières trente minutes dans la mine désaffectée fonctionnent parfaitement jusqu’au double dénouement à la fois touchant et suffisamment surprenant pour abandonner le spectateur sur une note positive. On regrettera néanmoins le faible nombre de morts (et un manque d’originalité dans les mises en scène macabres) ainsi qu’une chute de rythme certaine au milieu du récit.

Oui malgré ses faiblesses, le film m’a taipei dans l’œil.

Oli :

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Quick Review in English:

++ A good idea to use a new country (Taiwan) to give some fresh air to this sequel
++ A good (and touching) ending
++ Entertaining movie (if you like that horror genre)

— The good surprise of the first movie is not there
— Far away from all the good ideas and the terrific ghost’s apparitions of Miike’s movie

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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