20-seiki shônen, Tsutsumi Yukihiko (2008)


20-SEIKI SHÔNEN, aka Twentieth Century Boys, aka 20th Century Boys
20世紀少年
Année : 2008
Genre : asobimashô…
Production : Toho / NTV
Réalisation : Tsutsumi Yukihiko
Avec : Karasawa Toshiaki, Toyokawa Etsushi, Tokiwa Takako, Kagawa Teruyuki, Kuroki Hitomi, Ishizuka Hidehiko, Ukaji Takashi, Miyasako Hiroyuki, Namase Katsuhisa, Kohinata Fumiyo, Sasaki Kuranosuke, ARATA, Taira Airi, Tei Ryushin, Ukaji Takashi, Yamada Hanako, Endo Kenichi, Mitsuishi Ken, Ishibashi  Renji, Takenaka Naoto, Nakamura Katsuo, Bengal, Taka and Toshi, Dave Spector


1969 : un groupe d’enfants s’amuse à se retrouver régulièrement dans une « base secrète » isolée. Un jour sous l’impulsion de Kenji, ils se mettent à écrire et dessiner une histoire fantastique où le Japon, puis le monde, finiraient dévastés.

1997 : après le suicide d’un des membres du petit groupe, Kenji va se retrouver impliqué dans une folle histoire de terrorisme. Une Secte obscure semblerait en effet sur le point de réaliser toutes les prédictions imaginées presque 30 ans plus tôt par les enfants… Kenji va alors tenter de réunir ses ancien amis.

Adaptant un manga culte de Urasawa Naoki, le film 20TH CENTURY BOYS risque bien de déchainer les critiques et colères des fans du monde entier tant on sait, maintenant, qu’il est difficile d’adapter fidèlement des œuvres papiers sur grand écran. Pour ma part, je n’ai jamais lu le manga en question, j’aborde donc le film en toute innocence et avec une objectivité totale (pour une fois diront les mauvaises langues). Difficile pourtant de donner un avis véritablement finalisé sur ce long métrage, puisque celui-ci n’est que le premier chapitre d’une trilogie annoncée (la suite sortira en janvier 2009 au Japon).

Rentrons donc dans le vif du sujet : 20TH CENTURY BOYS propose une histoire absolument géniale teintée de mystère diabolique, de science-fiction et de solide amitié. Alors bien évidemment on se doute qu’avec un matériau de base tel que le manga de Urasawa Naoki, il était difficile de foirer complètement le scénario du film. Mais il faut aussi reconnaitre que le réalisateur (Tsutsumi, qui est capable de tout) a plutôt bien fait les choses : l’intrigue va crescendo, les flashbacks sur l’enfance des futurs héros ne sont pas trop pesants et se suivent sans difficulté, le leader de la secte est inquiétant et quelques scènes choc impressionnent (ça aurait été dommage une adaptation sans tueries, boys), jusqu’au pétage de plombs final qui annonce une suite absolument énorme.

On ne peut malgré tout être totalement convaincu par le spectacle proposé. Le film s’étire en effet sur la longueur, et on aurait sans doute pu se passer de quelques dialogues interminables sans que cela nuise à la profondeur du propos. D’ailleurs le but du réalisateur était sans doute de donner de la consistance aux personnages. Objectif qu’il n’atteint qu’à moitié, tant on se fiche du destin de la plupart des membres du groupe même lorsque ceux-ci exécutent des morceaux de bravoure énormes. Dès lors, à quoi bon s’éterniser sur des personnages si c’est pour finalement échouer à leur donner une réelle consistance ?

Nous aurons sans doute la réponse (et bien d’autres, tant les mystères restent encore entiers) avec le deuxième chapitre. Nous saurons alors si les chutes de rythme certaines et les lentes expositions des personnages servaient d’avantage les films à venir plutôt que celui-ci.

En tout état de cause, après les scènes choc frappant le Japon et le Kansai plus précisément (l’aéroport international, la Tour Tsutenkaku, la Taiyō no Tou de l’Expo Universelle d’Osaka) et surtout ce final de folie à Tokyo, j’attends maintenant la suite avec impatience.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

++ The story inspired by the famous manga
++ The great casting and the funny cameo (Takenaka Naoto, Taka and Toshi…)
++ The Past, the Present, well imagined with inspired flashbacks
++ The Mystery

—  A slooooow-paced movie
—  If the main characters are great, we don’t really care about all the secondary ones

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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