Real kimodameshi, Yamada Masafumi (2008)


REAL KIMODAMESHI
リアル肝試し
Année : 2008
Genre : espèce d’éculé !
Production : Ace Deuce Group / Tornado Film
Réalisation : Yamada Masafumi
Avec : Kuroda Kôhei, Okamura Masumi, Kamiya Mika, Erina


Pour s’amuser à se faire peur, quatre amis se rendent dans un immense bâtiment désaffecté, isolé près de la montagne. Une fois arrivés sur les lieux ils vont commencer à raconter, chacun leur tour, une histoire étrange qui leur est arrivée…

Les DTV horrifiques sortent tous les mois en quantité astronomique au Japon, et je dois bien vous avouer que je les choisis très souvent au hasard (une jaquette réussie ou un résumé bien fichu suffisent souvent à me convaincre). Si on tombe parfois sur de très bonnes surprises, le plus souvent le spectacle proposé se révèle hélas assez peu intéressant, la faute à cette production pléthorique de films horrifiques qui, à terme, ne parvient plus à se renouveler (on pourrait alors presque parler de production pléhistorique tant certaines idées viennent de loin). Il en va ainsi de REAL KIMODAMESHI, tourné à la manière d’un documentaire (avec une photographie volontairement salie), et qui se contente de recycler tous les codes du genre, jusqu’aux plus éculés.

Inspiré d’histoires vraies (bah tiens…), ce DTV met en scène quatre amis qui partent s’isoler dans un bâtiment abandonné. Juste pour se faire peur. Et là tout de suite moi j’ai moins de sympathie pour eux : c’est comme les skieurs qui se paient des avalanches parce qu’ils font du hors-piste…j’ai beaucoup de mal à les plaindre !

Malgré ce gros manque d’originalité, REAL KIMODAMESHI parvient à mettre en place une atmosphère assez intéressante, surtout que le réalisateur a eu l’intelligence de placer les meilleurs contes macabres à la fin, tant et si bien que l’ambiance va crescendo. Ainsi l’histoire du fantôme trop possessif (inspiré du meilleur film d’horreur de ces dernières années : SHUTTER) et le coup des photographies sur lesquelles on apparait avec une jambe en moins sont très réussis. On enchaine alors directement sur le dénouement dans le bâtiment désaffecté, très rythmé, et au final on se rend compte que l’on n’a pas vu le temps passer. Et généralement, c’est un gage de qualité.

Comme toujours, ce genre de production n’est pas conseillée à l’achat, et demeure avant tout destinée au marché locatif afin de meubler un samedi soir pluvieux (non ça ne veut aucunement dire que je propose ce film aux moins jeunes !).

Oli :

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Quick Review in English:

+ A good ghost-spot: an old and creepy building
+ The ending in the building is pretty good
+ A very interesting story about amputations on your own body and strange pictures

– Two stories are really not original…
– Have you ever seen a ghost coming out from your TV?

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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