Vampire Hunter D: Bloodlust, Kawajiri Yoshiaki (2000)


VAMPIRE HUNTER D: BLOODLUST
バンパイアハンターD: Bloodlust
Année : 2000
Genre : le chasseur a une dent contre les vampires
Production : Madhouse / Movic
Réalisation : Kawajiri Yoshiaki
Voix : Tanaka Hideyuki, Nagai Ichirô, Yamadera Kôichi, Hayashibara Megumi, Shinohara Emi, Yara Yûsaku, Ôtsuka Hôchû, Nishi Rintarou ,Fujiwara Keiji, Soumi Yôko, Seki Toshihiko, Otomo Ryûzaburô, Ôtsuka Chikao, Aono Takeshi, Kiyokawa Motomu


Né d’une mère humaine et d’un vampire, D est un chasseur impitoyable et solitaire. De jour comme de nuit, il erre, à la recherche de son prochain commanditaire. De sa prochaine victime. Et dans ce futur lointain, les proies ne manquent pas : même si les vampires sont en voie d’extinction, des mutants et autres barbarois attendent toujours férocement cachés dans les ombres.

Engagé par un père qui a perdu sa fille, D se lance sur la piste d’un puissant vampire qui aurait enlevé la jeune femme. Peu rassuré par l’étrangeté de D, homme aux dents longues mais qui survit autant aux étrangetés de la nuit qu’aux méfaits du soleil, le vieil homme a également sollicité l’aide d’un dangereux groupe de mercenaires spécialisé dans la chasse aux monstres…

Adaptation musclée de l’œuvre de Kikuchi Hideyuki, VAMPIRE HUNTER D: BLOODLUST commence en trombes sans s’embarrasser de quelconques présentations. Il convient de préciser que même en ignorant tout de l’univers totalement barré de VAMPIRE HUNTER, vous prendrez un pied monumental durant l’intégralité du film. Oui même si vous ne savez pas pourquoi les humains sont retombés dans un âge médiéval fantastique, même si vous ignorez tout de l’origine des mutants qui terrorisent les innocents la nuit, le spectacle proposé est tel que vous ressortirez de l’anime les yeux pleins d’images mêlant bruit, fureur et poétiques destructions.

Les trois atouts majeurs de VAMPIRE HUNTER sont sa réalisation virtuose, l’excellent matériau de base et le remarquable mélange des genres qu’est parvenu à imposer Kawajiri. Imaginez donc : en déjà un peu moins d’une heure de film, le spectateur est malmené par des zombies, un classieux vampire, un loup-garou, des mutants, le tout dans univers qui emprunte autant aux westerns qu’au gothique pur et dur et même parfois à MAD MAX. Sans oublier les jeux vidéo, et le mythique titre de Konami intitulé CASTLEVANIA SYMPHONY OF THE NIGHT qui plane constamment au dessus de l’œuvre de Kawajiri, qui signe donc ici un nouveau classique de l’animation après le grandissime NINJA SCROLL.

Terriblement dynamique et bluffant, le style Kawajiri explose ici dans toute sa splendeur. Encore plus grand que le déjà très bon VAMPIRE HUNTER de 1985, encore plus fort que la plupart des films d’action du moment, oui BLOODLUST voit toujours plus loin. L’anime de Kawajiri est en effet un défi technique de tous les instants, alternant travelling, effets 3D et combats virtuoses. On oublie ainsi rapidement la platitude de l’intrigue (qui est sauvée par l’univers et le chara-design) pour apprécier cette course poursuite haletante entre D (chasseur mi-homme mi-vampire qui peut survivre au soleil) et Meier Link, un vampire de la vieille école. Autour d’eux vont venir se greffer une impressionnante galerie de personnages en tout genre (un commando spécialisé dans la chasse aux monstres, des mutants, une reine manipulatrice, une main loquace, etc.) qui vont s’affronter dans des combats dantesques.

Avec Kawajiri, l’anime dépasse donc le stade de «simple» film d’animation. Le réalisateur japonais sublime en effet le matériau de base (dont s’était déjà peut-être inspiré BLADE), pour accoucher d’une œuvre qui vient bousculer la hiérarchie classique des films de vampires (live et anime confondus).

Un spectacle saisissang.

Oli :

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Quick Review in English:

+ Magnificent background, with many references
+ The director of NINJA SCROLL
+ Fabulous filmmaking
+ Heroic bloodsheds, strange monsters, beautiful vampires, ultra-violence…

– Many people forgot the 1985’s version…it’s a little unfair

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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