Kataude Machine Girl, Iguchi Noboru (2008)


KATAUDE MACHINE GIRL, aka The Machine Girl, aka The One-Armed Machine Girl
片腕マシンガール
Année : 2008
Genre : Massacre à la tronche houleuse
Production : Fever Dreams / Nikkatsu / Inter Film / Spotted Productions
Réalisation : Iguchi Noboru
Avec : Yashiro Minase, Asami, Shimazu Kentarô, Honoka, Nishihara Nobuhiro, Ishikawa Yûya, Kawamura Ryôsuke, Tanaka Demo, Nahana, Suwa Tarô, Kijima Noriko, Kishi Kentaro, Okamoto Ryôji, Terajima Erika, Yashiki Hiroko


Afin de venger son petit frère assassiné par une bande de jeunes voyous, une lycéenne prénommée Ami va traquer ces derniers jusque dans leurs foyers. Elle va rapidement devoir faire face à un gang de yakuza dégénérés, connaître une transformation partielle en tempura, affronter des ninja en survêtement et enfin survivre à une cruelle amputation.

Paradoxe temporel ou simple bêtise humaine, THE MACHINE GIRL fait partie de ces films (à l’instar de TOKYO GORE POLICE) qu’il est plus facile de voir en le téléchargeant illégalement plutôt qu’en le visionnant normalement lors de la sortie vidéo officielle dans son pays d’origine… Il aura ainsi fallu attendre le mois de décembre 2008 pour pouvoir enfin le louer au Japon (c’est ce qui arrive quand les producteurs visent le marché américain…), soit plusieurs mois après le buzz internet ayant grandi et grossi autour du phénomène gore-écolière à la sauce Iguchi. Un buzz bien évidemment surfait et principalement nourri par les spectateurs ayant sans aucun doute sauté une étape entre VERSUS et le film qui nous intéresse ici.

Bains de sang, écolières torturées, batailles à grands coups de shuriken en plastique, de tronçonneuse ou encore et surtout de mitrailleuse organique, le film de Iguchi a pourtant tout pour plaire. Du moins sur le papier. Car dans les faits, si THE MACHINE GIRL demeure bien évidemment un spectacle tout à fait honorable, l’ensemble se révèle étrangement mou. Iguchi a pourtant déjà prouvé qu’il savait parfois aller à l’essentiel, hélas avec THE MACHINE GIRL il a sans doute voulu trop en faire : les scènes de blabla, le coté drama sirupeux, on s’en serait bien passé (surtout que le coté second degré n’est pas si évident que cela à déceler).


Ci-dessus : les clous du spectacle

D’un point de vue technique, la déception est également de mise : ça ne vaut guère mieux que tous ces innombrables DTV horrifiques qui fleurissent abondamment au Japon (j’ai même vu beaucoup plus inventif ces derniers temps). Heureusement que le film n’est pas si avare que cela en scènes totalement barrées (la poitrine de la mort, la torture cloutée, les étranges sushi et autres tempura, les ninja en survêtement…). Autre heureuse surprise : le casting. Contrairement à ce que j’ai pu lire à droite et à gauche (et un peu au milieu), les actrices ne s’en sortent pas si mal que cela (Iguchi ne serait pas un si mauvais directeur d’acteurs ?). Yashiro Minase, gravure idol de pro-fesse-ion, s’en sort ainsi tout à fait honorablement et fait tout ce qui est nécessaire pour rendre son personnage crédible. Même constatation pour Asami, une actrice d’AV qui a déjà quelques films «grand public» à son actif, et qui est ici utilisée à contre-emploi dans un rôle de garçon manqué.

THE MACHINE GIRL est donc un film plutôt rigolo, mais finalement assez décevant et surfait. Et alors quand en plus vous apprendrez qu’avec la sexy idole Yashiro Minase et les jolies actrices porno Asami et Honoka, Iguchi se contente en tout et pour tout de trois furtifs plans-culotte durant son long-métrage, là vous aurez toutes les raisons d’être fâché !

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The main actress, a gravure idol, is pretty good
+ Some really good mad scenes (the tempura!)
+ Action and blood, the commercials didn’t lie about that: it’s violent!

– Too long, I even got bored…
– Too serious, most of the time (I couldn’t stand all the serious dialogues)
– One gravure idol, two AV actresses, and almost no sexy scenes!
– Iguchi Noboru didn’t do such a good job, as a director

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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