Battle Royale, Fukasaku Kinji (2000)


BATTLE ROYALE
バトル・ロワイアル
Année : 2000
Genre : anticipaction
Production : Toei
Réalisation : Fukasaku Kinji
Avec : Fujiwara Tatsuya, Kitano Takeshi, Maeda Aki, Kuriyama Chiaki, Shibasaki Kou, Yamamoto Taro, Ando Masanobu, Miyamura Yûko, Taniguchi Takashi, Ryugawa Gou, Takaoka Sosuke, Tsukamoto Takashi, Kotani Yukihiro, Ishikawa Eri, Kamiya Sayaka, Inoue Aki, Mimura Takayo, Shimada Yutaka, Matsuzawa Ren, Honda Hirohito, Nitta Ryou, Ikeda Sayaka, Nagata Anna, Kanasawa Yukari, Kato Misao, Hyuga Hitomi, Ishii Satomi, Kanai Asami, Hanamura Satomi, Shibata Yousuke, Gou Shirou, Masuda Yuuki, Hirokawa Shigeki, Mihara Tamaki, Shimaki Tomomi, Sano Yasuomi, Kusaka Shin, Nishimura Gouki, Iwamura Ai


La réponse d’une société totalitaire aux problèmes de délinquance dans les lycées ? … Battle Royale.

Un jeu de massacre cruel, et donc très prisé par les médias, qui se propose de forcer nos charmants bambins à s’entretuer. Franchement, qui n’en a jamais rêvé ?!

BATTLE ROYALE est le film de la consécration pour Fukasaku (qui mourra avant d’achever la suite). Curieux et presque amusant, qu’une génération de jeunes cinéphiles ait connu ce réalisateur en découvrant son dernier film (espérons qu’ils se penchent à présent sur ses œuvres plus anciennes). Intriguant également d’assister à une telle débauche d’énergie, de voir arriver un film si puissant de la part d’un réalisateur vieillissant et malade. En cela, Fukasaku réalise un véritable tour de force, un prodige, car son BATTLE ROYALE est un film jouissif comme il y en a eu très peu ces dernières années, de l’adrénaline à revendre, de l’action en veux-tu-en-voilà, un slasher géant qui ridiculise tous les autres films du genre, bref : un pied monumental.


Ci-dessus : à force de tuer, Shibasaki a pris le kou

Des écoliers réunis pour s’entretuer sur une île située dans un futur très proche (ou un présent déformé, voire une dystopie uchronique ?). Voilà pour le pitch. Alors bien entendu le scénario fait référence à la TV Réalité, à toutes ces conneries dont nous abreuvent TF1 et M6, mais parallèlement à cela, BATTLE ROYALE renvoie aussi une image peu flatteuse de la société moderne japonaise : le chômage deviendrait une réalité, les jeunes ne croyant plus dans le système scolaire et social en général se rebelleraient et les filles cultiveraient une effronterie et une indépendance dérangeant les classes traditionnelles. Le conflit des générations aurait donc rarement été aussi fort que ces dernières années : vous noterez que j’emploie bien le conditionnel, puisque pour vivre dans ce pays, je peux vous certifier que tout y est très calme et fort éloigné des émeutes et autres tournantes de nos charmants quartiers. Bref, admettons que tout va mal au Japon. Le conflit des générations prend alors la forme la plus ignoble qui soit dans notre film puisque BATTLE ROYALE met en scène des jeunes gens propulsés dans un jeu grandeur nature par des adultes qui assistent à leur massacre avec un détachement certain et un sourire dédaigneux (et si possible en essayant d’apercevoir les culottes des écolières). Un regard pessimiste sur des lendemains qu’on nous promet donc très sombres, au Japon. Si je suis loin de partager ce pessimisme, je dois reconnaitre que BATTLE ROYALE distrait toujours autant et, aussi incroyable que cela puisse paraitre, qu’on n’a toujours pas vu mieux en la matière.

PS : vous pouvez oublier l’opportuniste version Director’s cut, elle n’apporte rien (elle est même carrément moins bonne), et se contente de souligner au marqueur rouge et baveux tout ce qui était déjà suggéré dans le film original.

Oli :        
Yasuko :

________________________________________

Quick Review in English:

+ Fukasaku Kinji was old and sick? Hard to believe when you see this movie full of energy
+ A young audience has discovered Fukasaku Kinji with BATTLE ROYALE
+ Still haven’t seen a better movie of that kind, almost 10 years after
+ Intelligent, fun and gore

– Fukasaku Kenta has started to believe he was gifted, after writing the script of this movie
– The sequel…

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Action, Gore, Science-Fiction, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s