Gegege no Kitarô, Motoki Katsuhide (2007)


GEGEGE NO KITARÔ, aka Gegege no Kitaro
ゲゲゲの鬼太郎
Année : 2007
Genre : un film kitarondit les fins de mois
Production : Shochiku
Réalisation : Motoki Katsuhide
Avec : Eiji Wentz, Inoue Mao, Tanaka Rena, Oizumi Yo, Hashimoto Satoshi, Hazama Kanpei, Ijyuin Hikaru, Ishii Kazuhisa, Koyuki, Muroi Shigeru, Nakamura Shido, Nishida Toshiyuki, Rijû Gô, Roppongi Yasuhiro, Tani Kei, Uchida Ruka, Yanagisawa Shingo, You


Afin d’aider une famille visée par une horde de yōkai, Gegege no Kitaro, Neko musume et Medama Oyaji vont se dresser sur la route du perfide Nezumi otoko…qui va rapidement sembler dépassé par les évènements. Se pourrait-il qu’un plus vaste et dangereux complot soit ourdi dans les ombres ?

S’infliger une seconde séance du film GEGEGE NO KITARÔ pour les besoins d’un blog, voilà qui pourrait relever davantage de la démence que de la cinéphilie… Le long métrage de Motoki Katsuhide n’a en effet presque rien pour lui, si ce n’est le nom de la franchise mythique Gegege no Kitarô. Un nom largement aussi célèbre qu’un Tintin ou un Astérix en France et en Belgique, qui redonna d’ailleurs un coup de fouet salvateur aux légendes japonaises il y a quelques décennies de cela. Gegege no Kitarô, une franchise tour à tour kawaii et ténébreuse, drôle et brillante. Si on peut comprendre que le réalisateur n’ait pas souhaité adapter les pages les plus sombres de Gegege au cinéma, on peut au contraire parfaitement condamner sa volonté d’expurger Gegege de tout charisme et intelligence…voire carrément de tout intérêt tellement l’histoire de cette adaptation Live est d’une platitude absolue. Concernant le charisme de notre héros, la Shochiku a opté pour Eiji Wentz, un garçon (idole de profession) qui n’a jamais rien su faire de ses dix doigts (le onzième je ne sais pas)…et donc surtout pas jouer la comédie ! Le casting ridicule ne s’arrête pas à l’échec du pitoyable Gegege, puisque nous avons également droit à une belle brochette de comédiens de télévision tout simplement insupportables (Nishida Toshiyuki, Hazama Kanpei) ainsi qu’à une apparition triste et ratée d’une Koyuki en totale perdition (à force de cachetonner dans d’innombrables publicités, commencerait-elle à oublier les bases de son métier ?).


Ci-dessus : chauve qui peut !

Dans ce naufrage artistique total, quelques bonnes surprises surnagent néanmoins. Tout d’abord les personnages récurrents crées par Mizuki Shigeru ne sont pas tous aussi ratés que Gegege. Nezumi otoko est assez correct, la petite Neko musume est kawaii et espiègle à souhait, quant à Medama Oyaji il est tout simplement génial. Les yōkai classiques sont également très nombreux, et la galerie monstrueuse est plutôt réussie (les effets spéciaux sont de qualité). On aura ainsi droit aux apparitions (plus ou moins brèves) de Sunakake baba, Konaki jiji, Rokuro kubi, Nurikabe, Kara kasa, Wanyudo, Karasu tengu, Hanadaka tengu, Nuppeppo, Ittamomen, Bura bura, Betobeto san et de nombreux Kitsune.

Malgré tout, ces quelques qualités formelles ne peuvent pas faire oublier le néant béant dans lequel baigne le film la plupart du temps. Tout cela est bien regrettable…surtout que d’autres réalisateurs et producteurs prouvent chaque année qu’il est possible de faire des films s’adressant à la fois aux enfants et aux adultes, sans pour autant prendre ces deux publics pour des imbéciles (Harry Potter, le Studio Ghibli…).

GEGEGE NO KITARÔ : vite vu, vite oublié. Même si les performances de Eiji (complètement à l’Wentz) et de Koyuki (qui incarne ici une fée cloche sans le « ette ») devraient vous rester longtemps en mémoire !

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ A few good characters (Neko musume, Medama Oyaji)
+ Many great yôkai with good special effects

– But where is our Kitaro?! Who’s that stupid idol of Eiji Wentz?!
– Eiji: please go back to your garbage TV shows!
– Never funny, with a bad story line
– The cameo of Koyuki is ridiculous

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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