Teketeke, Shiraishi Kôji (2009)


TEKETEKE, aka Teke Teke, aka Teke Teke 1
テケテケ
Année : 2009
Genre : teke that !
Production : Art Port
Réalisation : Shiraishi Kôji
Avec : Ôshima Yûko, Yamasaki Mami, Nishida Mai, Ikkei, Mizuki Kaoru, Yanagi Sawa, Tsuji Shinmei, Sawayanagi Michiko, Abe Shinnosuke, Nanase Kazuki, Yakumo Fumine


Une légende urbaine prend vie…et prend la vie ! Car Teke Teke surgit sans prévenir…mais vous pouvez malgré tout entendre le bruit de ses ongles raclant le sol pour se déplacer… Teke Teke marche en effet sur les mains, pour la bonne et simple raison qu’il s’agit d’une femme tronc. On raconte qu’elle ne serait jamais morte car, ainsi découpée dans la région de Hokkaido, le froid ambiant aurait empêché son sang de couler.

Aujourd’hui elle tranche ses victimes en deux le plus souvent près des lignes ferroviaires, la nuit…pour des raisons qui demeurent encore obscures. Une petite écolière va tenter de faire toute la lumière sur cette histoire terrifiante.

Les producteurs de TEKE TEKE ont proposé le projet en question à Shiraishi Kôji afin que celui-ci crée un monstre cinématographique de l’ampleur d’un Toshio (JU-ON) ou encore d’une Sadako (RINGU). Et s’il y a actuellement un réalisateur japonais capable de sublimer le genre sans pour autant disposer d’un budget confortable, c’est bien Shiraishi Kôji !

Celui qui a déjà avoué vouloir un jour réaliser son ALIENS à lui, se plait actuellement à naviguer dans le genre horrifique en expérimentant le plus souvent et en se rendant là où on ne l’attends pas vraiment. Il a ainsi déjà tâté de la comédie gore (YÛREI ZOMBIE), de l’horreur sale (GROTESQUE), du faux documentaire un peu dingue (OCCULT ou NOROI) et bien évidemment du fantastique angoissant (KUCHISAKE ONNA).

Avec TEKE TEKE, tout semblait réuni pour que Shiraishi Kôji frappe un grand coup. Une nouvelle créature bien pensée (en réalité un vrai yôkai peu connu au Japon) avec un design assez barge (une nana coupée en deux qui marche sur les mains – et qui fait teketeketeketeke quand elle se déplace) et de jolies écolières prêtes à se faire étriper. Le film commence d’ailleurs sur les chapeaux de roue, puisque Teke Teke attaque dès les premières minutes, avec effets malins et gerbes de sang à la clé (Nishimura Yoshihiro n’était pas loin).

Et puis ça se gâte…un peu. Quelques jeunes filles vont se lancer sur les traces du monstre, et l’enquête va s’éterniser de rumeurs en rumeurs…Et puis on nous refait le coup de la malédiction temporelle à la RINGU (ici Teke Teke reviendrait vous voir trois jours après votre première rencontre) pour finalement conclure sur une explication un brin fumeuse, mais qui a au moins le mérite de faire remonter le taux d’adrénaline du spectateur. Car les apparitions de Teke Teke sont bien fichues, décalées (voire amusantes) et pour ainsi dire (presque) jamais vues. Le style de Teke Teke ne s’apparente ainsi à aucun autre et le film y puise sa principale force.

TEKE TEKE est au final une honnête série B…que l’on appréciera si on n’en attendait pas davantage… Dommage quand même que ce petit film (à couper le beurre, vu comme ça tranche), se prenne parfois un peu trop au sérieux. La suite s’annonce heureusement bien plus jouissive. Et oui…à la manière de SEIFUKU SURVIGAL, l’éditeur Art Port nous refait le coup d’un moyen métrage et de sa suite tournés et sortant quasiment en même temps.

Remarquez, pour un projet à propos d’un monstre qui s’amuse à trancher les gens, normal que le film soit coupé en deux !

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ A new monster brought to you by a young specialist of the genre: Shiraishi Kôji
+ When Teke Teke strikes, it’s really fun

– But she doesn’t kill enough people in the movie…
– Too much talking, and sometimes the movie is too serious

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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