Kansen rettô, Zeze Takahisa (2009)


KANSEN RETTÔ, aka Pandemic
感染 列島
Année : 2009
Genre : plague à part…
Production : Toho / TBS / Twins Japan
Réalisation : Zeze Takahisa
Avec : Tsumabuki Satoshi, Dan Rei, Satô Kôichi, Fuji Tatsuya, Kuninaka Ryoko, Tanaka Yûji, Ikewaki Chizuru, Takeyama Takanori, Kaneda Akio, Mitsuishi Ken, Kimura Midoriko, Shimada Kyusaku, Masana Bokuzo, Dante Carver, Mabuchi Erika, Blake Crawford, Natsuo, Suwa Tarô


Japon, 2011. L’archipel est bientôt frappé par un virus foudroyant. Une forte fièvre, des crachats de sang…puis une mort irrémédiable.

La panique s’empare très rapidement du pays tout entier, et malgré le courage de tout le corps médical, les décès se comptent par dizaines de milliers. Tandis que certains vont tenter de trouver la source du mal (une maladie transmise par les poulets ?), d’autres vont enfin commencer à se poser les bonnes questions… Pourquoi le Japon est-il ainsi le seul pays touché ?

L’hiver 2008/2009 fut marqué, au Japon, par la lutte à distance entre deux films catastrophe sortis coup sur coup. Le premier en décembre, lancé par la Warner et NTV, intitulé 252: SEIZONSHA ARI, et le deuxième (KANSEN RETTÔ) qui a percé en janvier, produit par la Toho et TBS. Les typhons et les tsunamis d’un coté, les virus de l’autre.

Si SEIZONSHA ARI n’était guère réussi, car sombrant trop souvent dans les facilités sentimentales et scénaristiques les plus éhontées, KANSEN RETTÔ a quelque peu relevé le niveau. Certes, il ne faut pas s’attendre au divertissement de l’année, mais le film de Zeze Takahisa remplit correctement le cahier des charges d’un film catastrophe. Imaginez un Japon dévasté par un virus étrange, des gens qui s’arrachent les denrées diverses et avariées dans les supermarchés, les victimes qui crachent du sang, quelques voyages dans des pays chauds pour rechercher l’origine du mal, une pointe de romantisme et quelques docteurs dévoués… Bien évidemment il ne faut pas en demander plus à KANSEN RETTÔ, car le film en question cumule quelques grossières erreurs sanitaires (et donc scénaristiques) qui prêtent à sourire, sans parler de la solution finale qu’on entrevoit au bout de vingt minutes seulement (oui le script est parfois un peu bio-hasardeux).


Ci-dessus : heureusement qu’il portait un pare-bise

On appréciera malgré tout que le réalisateur soit capable de sacrifier n’importe quel personnage (une célébrité décède ainsi dans les premiers instants du film, ça surprend toujours), que le scénario emprunte plusieurs pistes (plus ou moins crédibles, certes), qu’une scène aux philippines renvoie directement au jeu RESIDENT EVIL 5 (j’exagère à peine) et enfin que tout cela sorte juste au bon moment (façon de parler) puisque la grippe porcine (enfin grippe H1N1 pour ne pas vexer nos amis les porcs) date de 2009.

A ce titre, un film à propos d’une panique sanitaire au Japon est loin d’être un cauchemar inenvisageable, tant nos amis japonais sont sensibles à la chose. Lors de l’éclosion de la grippe porcine au pays du Soleil Levant, énormément de personnes ont dû supporter un masque pour travailler tout en sachant bien que les masques basiques ne protègent de rien…sans parler des gens ayant acheté des centaines de ces masques (juste au cas où !) ou encore des entreprises qui ont interdit à leurs employés de partir en voyage à l’étranger, quand bien même ces derniers avaient déjà acheté leurs billets d’avion et qu’ils ne pourraient pas être remboursés (tous ces exemples sont réels).

KANSEN RETTÔ est donc un divertissement honnête, sans plus, porté par de bons acteurs et quelques comédiens de télévision moins inspirés (dont l’acteur américain des dernières publicités Softbank !), qui fait passer un bon moment à défaut de passionner. Après, il y en aura bien qui critiqueront ce film comme s’ils s’attendaient à voir un travail signé Ozu ou Michael Mann…mais il y a un temps pour tout, non ?

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The script is not so bad (the H1N1 influenza is going to spread around the world in 2009)
+ The director is not afraid to sacrifice any of his characters
+ Better than 252: SEIZONSHA ARI, who reached theaters almost at the same time

– Of course, there are some mistakes (sometimes pretty stupid) in the script
– A few comediens from Japanese TV…or Japanese commercials
– Sometimes a little boring

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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