Norowareta gakkô, Tani Youhei et Shiraishi Kazuya (2009)


NOROWARETA GAKKÔ
呪われた学校
Année : 2009
Genre : mauvais élèves, mauvais esprits
Production : Asmik Ace
Réalisation : Tani Youhei et Shiraishi Kazuya
Avec : Maeda Nozomi, Kazukawa Miyu, Yabe Momoko, Takada Riho, Igarashi Reiko, Kamitani Mika, Ezawa Runa, Fuse Noriyuki, Koike Yui, Maari, Matsuda Yoichi, Takagi Shinpei


「教室~ヒトガタノシミ~」
Dans un lycée à priori sans histoires, une étrange tâche rouge apparaît bientôt pour hanter le tableau noir de l’une des classes. Une élève apprendra bientôt, de la bouche même de sa professeure d’anglais profondément choquée, que l’ombre de sang daterait d’une malédiction ayant suivi le suicide d’une jeune fille traumatisée par ses petites camarades…

「旧校舎~アケテハイケナイ~」
Un lycéen et sa petite amie d’un jour pénètrent dans une école condamnée. Et s’il y avait une bonne raison pour que l’établissement ait ainsi été abandonné ?

「体育館~タリナイモノ~」
Deux jeunes amies se racontent à tour de rôles des histoires macabres à base de meurtres violents. Quel serait ainsi le meilleur moyen pour se débarrasser de toutes ces pestes de camarades ?

「中庭~コイニオボレル~」
Un lycéen acquiert bientôt la certitude que la jeune fille dont il est récemment tombé amoureux, est en réalité décédée il y a plusieurs années de cela. Elle se serait alors réincarnée dans la carpe présente dans le bassin de l’école.

Les écoles ont toujours figuré parmi les lieux les plus effrayants du folklore japonais, aussi il ne faut pas s’étonner de voir fleurir bon nombre de séries et autres DVD reprenant le thème précédemment cité, pour le meilleur et pour le pire (ou « je thème moi non plus« ).

Le DTV qui nous intéresse ici alterne le bon et le moins bon. Des quatre histoires proposées, seule la troisième pousse vraiment l’étrangeté dans ses retranchements les plus dérangeants. Pour le reste, il faut bien avouer que l’ensemble se révèle un peu fade. Si le premier chapitre se suit sans réel ennui (une élève prise en grippe par ses camarades va provoquer une malédiction sanguinaire), la deuxième frise le grotesque à plusieurs reprises pour finalement lui rentrer directement dans le lard (et du cochon, rapport aux jolies écolières ?). Les jeunes étudiantes fantômes mal grimées à base de poudre blanche (qui déteint sur les mains des victimes ah ah ah) et l’intrigue mal ficelée finiront d’achever la patience du plus fervent défenseur de ce genre de spectacle (oui même moi).


Ci-dessus : une élève avec de sombres dessins ?

Le troisième conte surnaturel survient enfin : deux jeunes filles vont se raconter des histoires d’horreur, imaginant le crime parfait au sein même de leur établissement. Jolie chute, scènes violentes et parfois même amusantes, ce segment constitue une réussite aussi jouissive qu’inattendue. Justifie-t-il l’achat du DVD ? Certainement pas, mais il peut parfaitement motiver une petite location (si vous habitez au Japon, j’entends). L’ensemble se conclue alors avec une histoire romantique sur fond de réincarnation dans une carpe (l’amour, personne ne s’en fish). Pas effrayant mais presque touchant.

Ce DTV se révèle donc assez inintéressant, tout juste sauvé de la noyade par un troisième segment assez bien fichu et un final un peu triste. Platement mis en scène mais plutôt bien interprété (c’est surprenant) NOROWARETA GAKKÔ peut mériter un visionnage si vous êtes fan du genre (je vous conseille néanmoins de regarder le premier segment d’un œil distrait, et d’appuyer sur le bouton avance rapide de votre télécommande durant le deuxième).

Oli :

________________________________________

Quick Review in English:

+ The third story is great: good ending, good ideas, original violence
+ The first one is not original at all, but can be seen without getting sleepy
+ A sad and dramatic story to end this DVD: not a bad idea

– Nothing really scary
– The second chapter is far away the worst of all

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Fantastique, Fantômes, Horreur, Love Story, V-Cinema, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s