Zankoku hanten, Kawano Kôji (2008)


ZANKOKU HANTEN, aka Cruel Restaurant, aka The Cruel Restaurant
残酷飯店
Année : 2008
Genre : il est ravi, Oli
Production : Museum / Filmworks Movie King
Réalisation : Kawano Kôji
Avec : Mihiro, Yamazaki Sakae, Naruse Katsuya, Iwata Yûsuke, Funatsu Miho, Teranaka Toshiyuki, Koganezaki Chihiro, Kêsuke


La police enquête autour d’un restaurant de raviolis…car quelques personnes auraient disparu ces derniers temps, après avoir dégusté la fameuse spécialité du cuisinier chinois du coin. Se pourrait-il que sa recette secrète dissimule un secret inavouable ?

Kawano Kôji est un habitué du film d’horreur déjanté, original et érotique. Bien souvent fauchées, ses productions n’en demeurent pas moins le plus souvent très fun à suivre, tant les bonnes intentions décomplexées prennent régulièrement le dessus sur les approximations techniques et scénaristiques qui les accompagnent. Nous avons ainsi déjà eu droit à du zombie pinku (ATTACK GIRLS SWIM TEAM) ou encore à des jeunes filles coincées dans un site internet tout blanc –ça aide pour les décors (IN THE SITE).

Avec CRUEL RESTAURANT, on pense bien évidemment à deux classiques HK en la matière : DUMPLINGS THREE EXTREME de Fruit Chan, et THE UNTOLD STORY de Herman Yau avec l’extraordinaire Anthony Wong. Le fait que le cuisinier soit chinois, dans CRUEL RESTAURANT, peut sans aucun doute être vu comme un petit clin d’œil (après tout les raviolis fris font désormais intégralement parti de la cuisine japonaise, on aurait donc pu avoir un chef japonais). Mais les stéréotypes culinaires ont la peau dure, comme pour le riz qui serait avant tout une spécialité chinoise (ne dit-on pas que, là bas, on aime le riz quand on naît ?).

Filmé un peu à la va-vite mais avec l’amour des bisseries bien lourdes comme il faut, CRUEL RESTAURANT ne nous épargne ni les plans en contre-jour et surexposés, ni un montage parfois défectueux. Sur le fond, la sauce prend mieux puisque le réalisateur osera à peu près tout et n’importe quoi. L’intrigue, que l’on devine sanglante, surprendra même les spectateurs les plus rodés à ce genre d’exercice périlleux (impossible de deviner la chute, puisque ce ne sont pas une, mais bien deux recettes secrètes de raviolis que vous allez avoir la chance de découvrir !).

CRUEL RESTAURANT est donc bien le film débile, osé, mal emballé et sexy (l’AV star Mihiro se dévoile bien comme il faut) auquel les habitués pouvaient s’attendre. On passe indéniablement un moment sympathique.

Vos raviolis vous les préférez frits ou à la vapeur ?

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________

Quick Review in English:

+ Mihiro, sexy AV idol
+ Sexy (and funny) scenes
+ The mystery about the gyozas is good, especially at the end of the movie
+ A good small horror DTV

– The violence is rare
– The filmmaking is not the best part of the movie

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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