20-seiki shônen Saishû-shô bokura no hata, Tsutsumi Yukihiko (2009)


20-SEIKI SHÔNEN SAISHÛ-SHÔ BOKURA NO HATA, aka Twentieth Century Boys 3, aka 20th Century Boys: The Final Chapter – Our Flag, aka 20th Century Boys 3
20世紀少年-最終章-ぼくらの旗
Année : 2009
Genre : come on, let’s twist again !
Production : Toho / NTV
Réalisation : Tsutsumi Yukihiko
Avec : Karasawa Toshiaki, Tokiwa Takako, Toyokawa Etsushi, Taira Airi, Ishibashi Renji, Kagawa Teruyuki, Kuroki Hitomi, Kohinata Fumiyo, Ikewaki Chizuru, Miyasako Hiroyuki, Fujii Takashi, Katase Nana, Sasaki Kuranosuke, Diamond Yukai, Namase Katsuhisa, Sano Shirô, Koike Eiko, Nakamura Katsuo, Ukaji Takashi, Douguchi Yoriko, Yamada Hanako, ARATA, Masuda Hiro, Ishizuka Hidehiko, Fujii Fumiya, Ryû Raita, Takahashi Yukihiro, Musashi, Takenaka Naoto, Gregory Pekar


Tomodachi n’en finit plus d’étendre son emprise amicalement détestable sur les esprits. Retranché dans un Tokyo barricadé et nimbé d’un sourire totalitaire, le mystérieux leader va bientôt annoncer l’arrivée d’extra-terrestres dévastateurs…

Après la vision du premier film, je dois avouer avoir laissé le bénéfice du doute à Tsutsumi Yukihiko. Après tout ce premier chapitre était long mais l’enfance des héros et les nombreux mystères suffisaient à entretenir ma notion de divertissement. La suite avait déjà eu plus de mal à passer. L’intrigue autour de Kana et la mise de coté de la plupart des personnages du premier épisode s’étant révélées assez difficiles à digérer. Avec le chapitre final, la douche glaciale pressentie s’est hélas bien abattue sur des spectateurs pourtant déjà bien refroidis.

On pourra donc dire, après coup, que Tsutsumi Yukihiko n’avait pas les épaules assez larges pour mener à bien un tel projet. Excessivement mal rythmée et mal pensée, cette trilogie ne risque pas d’entrer au panthéon des plus grandes sagas de l’histoire du cinéma. Elle pourrait plutôt, au pire, faire partie des plus ratées… Car ce troisième épisode a de quoi vexer les plus motivés des spectateurs, c’est-à-dire ceux qui avaient fait l’effort de voir les deux premiers chapitres en cherchant des circonstances atténuantes au réalisateur (« vous verrez bande de blasés, tous les petits défauts des deux premiers films trouveront leur justification dans le dernier opus » – je me reconnaîtrais presque dans ces propos).

Alors 20th CENTURY BOYS CHAPITRE FINAL, en somme, c’est quoi ? Plus de deux heures de parlote ponctuées de quelques coups de feu (du blabla…blam !), une mise en scène de l’action très peu inspirée (à certains moments la foule est bien gérée, à d’autres on a l’impression qu’il y a trois figurants coincés dans un studio en carton pâte)…et tout ça pour quoi ? Un dénouement ridicule, une montagne qui n’accouche même pas d’une souris mais plutôt d’une amibe. A dire vrai, au moment de LA révélation (c’est quand même ce qui nous tient en haleine depuis le premier film) on a plus envie de pouffer de rire que de crier de surprise.

Alors pour venir quelque peu en aide à ce bon Tsutsumi (que j’apprécie quand il se cantonne à ce qu’il sait faire), on pourra toujours dire que le manga original était assez génial au début mais qu’il s’étirait tellement en longueur que son final en devenait presque imbuvable et illisible (de l’aveu même de certains fans). Enfin, on pourra ajouter que le fait d’alterner la mise en scène et les intentions d’un blockbuster avec celles d’un petit drama des familles donne un cachet assez unique à l’ensemble : loin, bien loin des centaines de clones des grosses productions américaines qui fleurissent dans le monde entier chaque année. Ce qui n’est pas forcément pour me déplaire.

Long, pompeux, plus ou moins insupportable en raison de ses dialogues à répétition, 20th CENTURY BOYS n’est donc même pas vraiment sauvé par son dénouement, mal amené et qui tombe complètement à plat. Pour enfoncer le clou Tsutsumi Yukihiko continuera même son film après le générique de fin pour apporter d’avantage d’explications (à la manière du mangaka qui avait prolongé son œuvre dans 21th CENTURY BOYS, après la fin de l’épopée 20th CENTURY BOYS). Un dénouement cinématographique finalement presque aussi mal géré que celui du manga. Faut-il y voir là un clin d’œil artistique fidèle mais…suicidaire ?

Difficile à encaisser, donc (surtout quand on s’est tapé les deux premiers films dans l’espoir d’un final potable). Et je ne parle même pas des quelques apparitions de célébrités un brin ridicules (Musashi et quelques comédiens ridicules, aie aie aie…) : de quoi effrayer les spectateurs de toutes les générations (et après une telle nouvelle oui, même Tomodachi dans son froc).

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________

Quick Review in English:

++ Pretty good special effects at the end of the movie
++ Good musics
++ There won’t be a fourth chapter

— I haven’t been rude with the first movies cause I thought the last one would be great
— During more than 2 hours, characters are only talking! And it’s not interesting!
— So boring… It was a torture to stay in the movie theater…more than 2 hours!
— The final revelation is not good at all (but it was the case in the manga too)

Après la vision du premier film, je dois avouer avoir laissé le bénéfice du doute à Tsutsumi Yukihiko. Après tout ce premier chapitre était long mais l’enfance des héros et les nombreux mystères suffisaient à entretenir ma notion de divertissement. La suite avait déjà eu plus de mal à passer. L’intrigue autour de Kana et la mise de coté de la plupart des personnages du premier épisode s’étant révélées assez difficiles à digérer. Avec le chapitre final, la douche glaciale pressentie s’est hélas bien abattue sur des spectateurs pourtant déjà bien refroidis. 

On pourra donc dire, après coup, que Tsutsumi Yukihiko n’avait pas les épaules assez larges pour mener à bien un tel projet. Excessivement mal rythmée et mal pensée, cette trilogie ne risque pas d’entrer au panthéon des plus grandes sagas de l’histoire du cinéma. Elle pourrait plutôt, au pire, faire partie des plus ratées… Car ce troisième épisode a de quoi vexer les plus motivés des spectateurs, c’est-à-dire ceux qui avaient fait l’effort de voir les deux premiers chapitres en cherchant des circonstances atténuantes au réalisateur (« vous verrez bande de blasés, tous les petits défauts des deux premiers films trouveront leur justification dans le dernier opus » – je me reconnaîtrais presque dans ces propos).

Alors 20th CENTURY BOYS CHAPITRE FINAL, en somme, c’est quoi ? Plus de deux heures de parlote ponctuées de quelques coups de feu (du blabla…blam !), une mise en scène de l’action très peu inspirée (à certains moments la foule est bien gérée, à d’autres on a l’impression qu’il y a trois figurants coincés dans un studio en carton pâte)…et tout ça pour quoi ? Un dénouement ridicule, une montagne qui n’accouche même pas d’une souris mais plutôt d’une amibe. A dire vrai, au moment de LA révélation (c’est quand même ce qui nous tient en haleine depuis le premier film) on a plus envie de pouffer de rire que de crier de surprise.

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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