Kaidan, Kobayashi Masaki (1964)


KAIDAN, aka Kwaïdan, aka Kwaidan
怪談
Année : 1964
Genre : usual suspectres
Production : Bungei / Toho / Ninjin Club
Réalisation : Kobayashi Masaki
Avec : Mikuni Rentaro, Aratama Michiyo, Watanabe Misako, Ishiyama Kenjiro, Nakadai Tatsuya, Kishi Keiko, Mochizuki Yûko, Sengoku Noriko, Sugai Kin, Nakamura Katsuo, Tamba Tetsuro, Hayashi Yoichi, Shimura Takashi, Tanaka Kunie, Nakamura Kanemon, Takizawa Osamu, Miyaguchi Seiji, Nakamura Ganjiro, Nakaya Noboru, Sato Kei, Sugimura Haruko


KUROKAMI : un homme désœuvré abandonne son épouse dévouée pour conclure un mariage arrangé avec la fille d’une riche famille. Rapidement frappé par le vide de sa nouvelle existence et regrettant l’amour sans faille de sa précédente femme, l’époux voyageur reviendra dans son ancienne demeure après plusieurs années passées au loin…

YUKI ONNA : l’esprit légendaire de la femme des neiges frappe parfois les âmes perdues de son souffle froid et fatal. Pourtant, un soir, la femme des neiges refusera d’achever un voyageur perdu dans la tempête…si celui-ci jure de ne jamais répéter ce qu’il a vu et vécu durant cette soirée-là.

MIMI NASHI HOICHI NO HANASHI : chaque nuit, un moine aveugle s’en va conter des histoires ancestrales de guerres des clans, à quelques riches familles bien mystérieuses…qui pourraient bien être, en fait, les acteurs de ces récits pourtant centenaires !

CHAWAN NO NAKA : un samouraï est victime d’hallucinations. Depuis peu, il voit en effet le reflet d’un homme amusé dans sa coupe de thé… Le reflet semblant le poursuivre sitôt qu’il se sert à boire, le samouraï se décide bientôt à avaler le reflet moqueur.

Dans un monde aussi peu ouvert que le Japon, il est assez amusant d’observer que c’est un étranger (même s’il se naturalisera Japonais par la suite) qui est à l’origine d’un regain d’attention certain pour les yôkai dans ce pays. Lafcadio Hearn (Koizumi Yakumo après sa naturalisation) aura eu pour mérite de dépoussiérer de vieux contes horrifiques de l’archipel en écrivant plusieurs nouvelles fantastiques s’inspirant directement du folklore japonais (KAIDAN OU HISTOIRES ET ÉTUDES DE CHOSES ÉTRANGES – 1904). Comme nous ne sommes pas à une originalité près, Kobayashi Masaki réalisera son premier film en couleurs en 1964 en adaptant les écrits de Lafcadio Hearn… L’écrivain japonais d’origine irlandaise aura donc été à la fois à la base d’un certain renouveau pour les histoires fantastiques japonaises sur papier au début du XXème siècle et donc également à la fin des années 60 en ce qui concerne le cinéma (entre autres films).

A propos du long métrage de Kobayashi Masaki, tout a déjà été écrit (ou presque) dans la presse papier (toilette, pour une grande partie) et Internet. Je ne m’étendrai donc pas trop longtemps dessus. KAIDAN est simplement un film incontournable, Kobayashi signant ici des histoires mises en scène comme autant de tableaux de maître, aux couleurs et plans extraordinaires, dont les décors presque essentiellement basés en studio font encore d’avantage ressortir le coté « hors du temps » (un peu à la manière de la Hammer ?). Découpé en quatre récits, KAIDAN a le mérite d’être porté par des acteurs de talent et des histoires assez différentes les unes des autres. Tristes, angoissantes, oniriques, parfois cruelles, on bascule indiscutablement dans un autre monde durant les presque trois heures que dure le film.

Ma préférence va sans doute encore (après plusieurs visionnages) au segment YUKI ONNA. On y est, en effet, à la fois touché par sa chaleur (l’amour impossible, déçu) et ses coups d’effroi (normal pour une femme des neiges).

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ A masterpiece, classic movie
+ The first color movie of Kobayashi Masaki
+ From short stories by Lafcadio Hearn
+ Intersting to see that an irish man has inspired Japanese writers and directors
+ Each story is stylized like a painting
+ Beautiful, and cruel

– Weird to know that YUKI ONNA was cut for the first international versions
– Many spectators think that the last story is less interesting than the others

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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