Higurashi no naku koro ni, Oikawa Ataru (2008)


HIGURASHI NO NAKU KORO NI, aka Shrill Cries of Summer
ひぐらしのなく頃に
Année : 2008
Genre : agricultueur
Production : Arcimboldo Y.K. / Phantom Film / Shochiku
Réalisation : Oikawa Ataru
Avec : Maeda Gôki, Matsuyama Airi, Asuka Rin, Aika, Ono Erena, Hôshi Yoko, Kawahara Ayako, Miwa Hitomi, Sugimoto Tetta, Tanaka Kotaro, Taniguchi Masashi, Yabe Miho, Yoneyama Zenkichi


Dans le petit village de Hinamizawa, perdu en pleine campagne, la vie semble paisible et les habitants chaleureux. Un jeune garçon nommé Keiichi, fraîchement débarqué de Tokyo avec ses parents, se nouera ainsi très vite d’amitié avec deux écolières inséparables : Rena et Mion.
Mais le soir de la fête annuelle du festival local, tenu en hommage à une divinité ancestrale un brin brutale, Keiichi va apprendre quelques histoires qui vont le perturber : deux individus, venus de l’extérieur comme lui, lui expliqueront en effet qu’à chaque fois, après le festival, des personnes disparaissent dans des circonstances étranges. Si les raisons demeurent obscures, elles se vérifieront encore tristement cette année…Keiichi va alors commencer à poser des questions…et le comportement de Rena et Mion va alors radicalement changer.

Avant d’être un film, HIGURASHI NO NAKU KORO NI est une série de jeux vidéo qui a débuté en 2002, sur PC. Des jeux d’enquête, de mystère et d’horreur, à l’interactivité assez limitée mais où les sons et les images prenaient toute leur importance. La série a remporté un gros succès au Japon, aussi pas mal de jeux vinrent renforcer les rangs de la franchise, sur Playstation 2 et même Nintendo DS. Des manga, des livres et des séries animées virent également le jour dans l’archipel…jusqu’au film qui nous intéresse ici.
Dans les jeux vidéo, l’intrigue se déroule dans un village fictif mais inspiré d’un véritable lieu ancestral et protégé, au Japon : le village de Shirakawa, à Gifu. Pour notre plus grand plaisir le long métrage propose quelques clichés de l’endroit, donnant par la même occasion un cachet très dépaysant à l’ensemble. Autre point fort : l’ambiance. L’intrigue est bien évidemment nimbée de mystères très obscurs (surnaturels ?) directement inspirés de l’un des épisodes des jeux vidéo (enfin je crois). Maintenant, n’ayant jamais joué à l’un des jeux de la franchise HIGURASHI NO NAKU KORO NI, je ne pourrai pas vous dire grand chose à propos de la fidélité (ou non) du film par rapport au matériau originel…mais à en croire quelques fans sur Internet, certains personnages ne correspondraient pas vraiment…

Si on met de coté l’aspect « adaptation », que vaut le film à proprement parler ? Comme je l’ai déjà précisé l’ambiance est plutôt bonne, les décors naturels magnifiques et les mystères…épais. On navigue ainsi en plein folklore japonais, et l’intrigue nous portera bien au-delà de la simple histoire de fantôme aux longs cheveux couleur corbeau.

Si HIGURASHI NO NAKU KORO NI a donc le mérite de nous transporter dans des directions pas toujours vraiment explorées par la quantité astronomique de films japonais qui sortent chaque année dans le même genre, il faut malgré tout signaler qu’à part une ou deux scènes chocs et quelques demoiselles aux jolis minois il ne se passe pas grand-chose… Par conséquent il convient d’apprécier les intrigues un peu lentes et les mystères qui ne trouvent pas de vraies réponses avant de se lancer dans l’aventure… Et oui, aucune réponse n’arrivera à la fin du film : car celui-ci est prévu en deux parties ! C’est rageant…on aurait aimé la levée d’un petit mystère, voire un début de solution esquissé quelque part afin de marquer positivement la conclusion du premier chapitre…mais non, rien de rien. Quand se lancera le générique de fin, vous devriez ainsi vous retrouver dans le flou le plus total. Ça sent un peu l’arnaque, oui… Il faudra donc attendre la suite avant de porter un jugement définitif sur ce projet…et pour savoir si les jeunes écolières de campagne sont des meurtrières du vil âge.

Oli :        
Yasuko :

________________________________________

Quick Review in English:

++ From a famous horror mysteries video games Franchise and mangas
++ Great natural sets
++ Immersive atmosphere and good mysteries
++ Pretty original for a movie of that kind

— Be warned : it’s a very slow-paced movie
— You won’t have any answers to all your questions…see you in the sequel

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Higurashi no naku koro ni, Oikawa Ataru (2008)

  1. Rick dit :

    (Je viens tout juste de voir que tu voulais mettre tout ton blog ici, donc je migre également).

    J’ai regardé ce film hier après midi, je l’avais en stock, et il me faisait peur pour plusieurs raisons: c’est une adaptation de jeu vidéo (ensuite fait en manga et en animé), et ensuite, c’est un film de Ataru Oikawa. N’étant pas franchement fan du monsieur (Tomie premier du nom, mouais, assez chiant, puis l’opus 5 franchement sympa et le 6 franchement mauvais), j’ai par chance (ou hasard) regardé la saison 1 de l’anime de Higurashi no naku koro ni, et ai franchement bien accroché. Superbe ambiance, beaux dessins, superbe musique de Kenji Kawai. Il était donc logique que dans la foulée, je regarde le film. Et oh malheur, je n’ai pas retrouvé ce qui m’avait plu…

    Ataru Oikawa réussisait pourtant presque à me séduire au début, en étant très fidèle à l’histoire de base, et en dévoilant l’arrivée dans le village de Keiichi. Et là, c’est le drame, et je n’ai pu m’empêcher de comparer ce que j’avais vu avec la saison 1 et le film. Les acteurs pour moi ne conviennent pas du tout aux personnages, certains sont carrément laissés de côté, Ataru se permet certains ajouts qui pour moi n’ajoutent pas grand chose, réduit finalement l’intrigue originale (ce que l’on peux comprendre, il faut s’adapter au support), mais laisse certaines choses inutiles sans l’ensemble. De plus, il reste très propre dans ces scènes sanglantes et la folie grandissante j’ai trouvé.

    Sa mise en scène lente colle pourtant à l’histoire, et là il s’en sort quand même pas mal. Mais son choix d’acteur ne convient pas du tout pour quelqu’un connaissant un tant soit peu l’univers, et la musique de Kenji Kawai, comparée à celle qu’il avait déjà livré pour l’anime, est assez pauvre.

    Une grande déception donc, mais je me ferais quand même la suite par curiosité.

  2. Oli dit :

    Oui le blog migre ici. Je copierai/collerai les commentaires que tu avais laissés sur le futur ancien blog, histoire qu’ils ne se perdent pas dans la nature virtuelle (étant donné que tu t’étais décarcassé à écrire des avis construits). Concernant ce film-ci, ça vole pas très haut mais j’ai trouvé le voyage intéressant. Ne connaissant pas l’univers de la chose, par contre, j’ai carrément décroché du deuxième long-métrage.

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