Gedou hime, Kaji Kengo (2009)


GEDOU HIME, aka Samurai Princess, aka Devil Princess
外道姫
Année : 2009
Genre : porn to be wild
Production : Ace Deuce Inc / CREi / Fresh Hearts
Réalisation : Kaji Kengo
Avec : Kishi Aino, Mizuno Dai, Kataoka Asuka, Shiina Mao, Hirase Miki, Tani Sarasa, Aiba Yû, Teteishi Yukari, Nanase Rui, Taketomi Omu, Kajima Hiroyuki, Kintou Youji, Lu★Pin, Yamaguchi Atsushi, Haga Nobuhiko, Wakana, Tsuchiya Mihoko, Kasai Nagisa, Jessica Yamamoto, Osaka Nodoka, Shinmoto Eri, Nishizawa Yuki, Sato Fumio, Takahashi Michika, Hakuzen Satoshi, Ayabe Takeshi, Karahashi Mituru, Shimazu Kentarô, Mihiro


Étripée, assassinée, violée et découpée (non ce n’est pas dans le désordre), une jeune femme va revenir plus ou moins à la vie armée jusqu’aux dents et prête à en découdre avec ses assaillants. Les méchants pervers de ce Japon post-apocalyptique n’ont pas fini de pleurer du sang !

Le Japon n’en finit plus de saigner notre patience à blanc…nous abreuvant encore et toujours de films gores et sexy, fauchés (ce qui n’est pas forcément un mal) et parfois bâclés (ça c’est plus embêtant). En la matière on friserait donc presque l’overdose, par les temps qui courent….mais pourquoi les producteurs s’arrêteraient-ils ? Souvent le buzz fonctionne à plein régime sur Internet, sans parler de certains festivals occidentaux qui prennent un malin plaisir à diffuser les objets du délit sur grand écran.

Mais je suis mal placé pour me plaindre, puisque je fais partie de ces spectateurs mal en points (de suture ?) et dérangés qui savent apprécier ce genre de spectacle. Sauf que…oui sauf que j’ai quand même des limites… A force de voir régulièrement la même chose (moments hyper gores réalisés par Nishimura, idoles dans les rôles principaux et mise en scène aux oubliettes), j’en arrive à réclamer un certain « degré » de qualité. Pas nécessairement sur la forme ou le jeu d’acteur (restons sérieux), mais plutôt sur l’aspect fun et décérébré. En gros si j’ai le temps de m’ennuyer durant le visionnage, c’est que quelque chose ne tourne pas rond (au contraire des aiguilles de ma montre).


Ci-dessus : oui c’est un film sans cervelle

Et avec SAMURAI PRINCESS, on trouve effectivement le temps long…très long. Outre une histoire insipide que les amateurs de ce genre de spectacle apprécieront néanmoins (même si je suis surpris que le scénariste de TOKYO GORE POLICE puisse accoucher de cela), il faut bien avouer que le rythme est difficile à digérer et que les personnages, à une ou deux exceptions près, sont tout simplement insupportables. SAMURAI PRINCESS ne se situe donc pas dans le haut du panier des films gores japonais, bien au contraire…la plupart des titres de ce genre sortis récemment lui sont même bien supérieurs, et ce à tous les niveaux.

A la réalisation on retrouvait pourtant, comme je l’ai déjà précisé, le scénariste de TOKYO GORE POLICE (qui a aussi touché au scénario de UZUMAKI, quand même), derrière les effets sanglants se cache une nouvelle fois le très expérimenté Nishimura Yoshihiro (réal de TOKYO GORE POLICE), les combats (assez mous) sont chorégraphiés par un habitué (Ohara Gô) et comme d’hab nous avons droit à une idole dans le rôle principal (ici Kishi Aino, une AV idol à croquer). Mais ça ne suffit pas…la sauce, cette fois-ci, ne prend pas (ou si peu). Et je ne pense pas être blasé…sans doute suis-je tout simplement devenu un peu plus regardant sur la qualité : pour un film au sujet d’une princesse sexy et qui compte une jeune reine des AV au casting, il s’agit sans aucun doute d’un crime de lèche-majesté.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Directed by the writer of the good TOKYO GORE POLICE
+ Funny gore scenes by famous Nishimura Yoshihiro
+ Not to be taken seriously
+ AV idol Kishi Aino is sooooooo cute (Mihiro appears in the movie too)

– Stupid story line (in comparison, the  story of TOKYO GORE POLICE is a masterpiece)
– Boring
– Many other sexy-cheap-gore recent Japanese movies are really better than this one

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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