Ijintachi tono natsu, Obayashi Nobuhiko (1988)


IJINTACHI TONO NATSU, aka The Discarnates
異人たちとの夏
Année : 1988
Genre : impairs et mère
Production : Shochiku
Réalisation : Obayashi Nobuhiko
Avec : Kazama Morio, Kataoka Tsurutarô, Akiyoshi Kumiko, Natori Yûko, Nagashima Toshiyuki, Asuka Nao, Bengaru, Hara Ippei, Hayashi Yasufumi, Hikari Eiko, Honda Ishirô, Irie Wakaba, Ishimaru Kenjirô, Kajima Jun, Katsura Yonemaru, Kawata Atsuko, Kazunami Taku, Kirino Nadao, Kitami Maki, Komori Hideaki, Kusanagi Ryoichi, Matsuda Yôji, Minegishi Tôru, Nakayama Yoshihiro, Oda Shoko, Ogata Yuji, Ogawa Maiko, Sasano Takashi, Takagi Junichi, Takahashi Yukihiro, Takeuchi Riki, Tsunogae Kazue, Yanagiya Sankichi


Harada Hidemi, la quarantaine, peine à vivre heureux après son divorce. Coup sur coup pourtant, deux évènements vont venir bouleverser son quotidien. Il fera ainsi la connaissance d’une jeune femme qui s’invitera directement chez lui, sans qu’il n’ait rien demandé… Presque dans le même temps, Harada Hidemi croisera ses propres parents, pourtant décédés durant sa jeune enfance. Il les retrouvera chaque jour dans son quartier natal, à Asakusa, comme autrefois.

Curieusement et malgré ce bonheur retrouvé nimbé de nostalgie, la santé de Hidemi va sembler connaître une mauvaise passe…

Si Obayashi Nobuhiko est surtout connu, auprès d’un certain public, pour son extra stratosphérique HOUSE, l’intéressé est également responsable d’autres petites perles décalées qu’il serait bien regrettable d’ignorer. IJINTACHI TONO NATSU fait partie de ces films immanquables bien qu’imparfaits, tant il mélange les genres, surprend et parvient même à toucher profondément le spectateur.

IJINTACHI TONO NATSU a pourtant tout du simple « time slip movie » : un homme, Harada Hidemi, parvient ainsi à rencontrer ses parents dans son quartier natal, quelque temps avant sa propre naissance. Le film, s’il s’en était tenu à cela, aurait déjà été une réussite : les acteurs parviennent en effet à faire passer beaucoup d’émotions, et les retrouvailles décalées d’un enfant alors plus âgé que ses parents est l’occasion rêvée (c’est le cas de le dire) pour transporter les spectateurs. Puis on se dit que quelque chose ne tourne finalement pas très rond (en dehors du fait qu’un homme d’âge mur soit capable de rencontrer ses jeunes parents, j’entends). En effet, Hidemi n’a pas vraiment voyagé dans le passé, puisque seul son petit quartier à Asakusa, et plus particulièrement la maison familiale, semblent avoir basculé dans le temps. Parallèlement à cela, d’autres mystères viendront s’ajouter à ce drame fantastique et romantique, puisque la nouvelle amante de Hidemi, débarquée du jour au lendemain dans son appartement, adoptera parfois un comportement pour le moins étrange, tandis que Hidemi lui-même semblera se décomposer peu à peu…mais pour quelle ()raison ?

Adapté d’un roman de Yamada Taichi, IJINTACHI TONO NATSU porte bien évidemment la marque dramatique de son créateur mais aussi celle, encore plus folle, de son réalisateur Obayashi Nobuhiko, ce dernier n’hésitant pas à prendre son public à revers avec un final d’un autre monde et paraissant n’avoir rien en commun avec le reste du film. Et on se dit alors qu’il faut avoir une certaine dose de talent (ou de courage) pour oser ainsi mêler le grandguignolesque avec le drame fantastique et familial limite lacrymal. Ces incroyables nuances de genres dans IJINTACHI TONO NATSU se retrouveront d’ailleurs sur ses affiches originales, puisque l’une d’elles nous rappellera plutôt un thriller de Brian De Palma tandis que d’autres auraient pu illustrer une œuvre de Ozu Yasujirô voire même un film d’horreur ! IJINTACHI TONO NATSU est donc bien un titre à part, aux couleurs très contradictoires (ce qui ne gouache rien).

Oli :        
Yasuko :

Plusieurs affiches très différentes du film : c’est par ici

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Quick Review in English:

+ Once again, Obayashi has directed a weird movie, with many different tones
+ A beautiful surnatural story
+ And a crazy ending!

– The final scene could disappoint normal spectators: not me!

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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