Joshuu Sasori: 701-gô urami bushi, Hasebe Yasuharu (1973)


JOSHUU SASORI: 701-GÔ URAMI BUSHI, aka Female Prisoner Scorpion: #701’s Grudge Song, aka Mélodie de la rancune
女囚さそり 701号怨み節
Année : 1973
Genre : cent rancunes
Production : Toei
Réalisation : Hasebe Yasuharu
Avec : Kaji Meiko, Tamura Masakazu, Kanei Yumi, Tsukata Hiroshi, Watanabe Yayoi, Nakahara Sanae, Negishi Akemi, Kokabu Toshie, Shô Fumie, Takemura Kiyome


Durant sa fuite, Sasori va faire la connaissance d’un homme un peu paumé dans le milieu des films porno… Lui qui a déjà connu la torture policière va prendre tous les risques pour apporter son aide à la taciturne tueuse en cavale.

Ce quatrième titre de la série SASORI marque plus ou moins la fin d’une géniale franchise. « Plus ou moins » car d’autres films ont en effet vu le jour après…mais d’un intérêt moindre, ils sont passés dans l’oubli (parfois un peu injustement, c’est vrai). On a même eu droit, dernièrement, à un remake du premier SASORI signé Joe Ma (un remake mad in Hong Kong). Bon maintenant il faut bien avouer que ce JOSHUU SASORI: 701-GÔ URAMI BUSHI est le moins intéressant des quatre films avec Kaji Meiko (qui tirera sa révérence après cet opus). Il faut dire aussi que le mythique réalisateur de la série, Ito Shunya, a quitté le navire après un troisième épisode peut-être trop dingue pour accrocher le public. L’absence du maître va bien évidemment se faire sentir, et si Hasebe Yasuharu s’en sort avec les honneurs, il donne parfois l’impression de vouloir faire du « sous Ito Shunya ».

Miné principalement par des petits soucis de rythme et (surtout) par le fait qu’il ne soutient pas la comparaison avec les trois premiers films, URAMI BUSHI ne mérite pourtant pas le déferlement de mauvaises critiques dont il a fait l’objet depuis des décennies. Certes il n’y a pas de quoi se relever la nuit, mais URAMI BUSHI divertit et propose un final assez réussi….et c’est déjà pas si mal que ça. De plus, le complice de Sasori est interprété par le convaincant Tamura Masakazu (devenu entre-temps une superstar de la télévision) et les flics sont bien pourris comme il faut. On regrettera surtout que Tamura Masakazu, justement, prenne un peu trop d’importance par rapport au personnage interprété par la divine Kaji Meiko. Oui ça sentait un peu la fin : bon appétit, donc, n’hésitez pas à vous faire les crocs sur ce quatrième chapitre certes un peu amer, mais néanmoins très digeste.

Oli :        
Yasuko :

________________________________________

Quick Review in English:

+ For the last time: Kaji Meiko is Sasori
+ Once again, a dark movie with dirty cops
+ It’s a good movie, even if it’s far away from being as good as the first ones

– Ito Shunya left the universe of Sasori
– Hasebe Yasuharu cannot take the place of a giant like Ito Shunya
– The male character is sometimes as important as Sasori…

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
Cet article, publié dans Drame, Oldies, Thriller, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s