Joshuu Sasori: dai-41 zakkyo-bô, Ito Shunya (1972)


JOSHUU SASORI: DAI-41 ZAKKYO-BÔ, aka Scorpion: Female Prisoner Cage #41, aka Female Convict Scorpion Jailhouse 41, aka Elle s’appelait Scorpion
女囚さそり 第41雑居房
Année : 1972
Genre : au bonheur des drames
Production : Toei
Réalisation : Ito Shunya
Avec : Kaji Meiko, Watanabe Fumio, Shiraishi Kayoko, Arasa Yuki, Isayama Hiroko, Kagawa Yukie, Komatsu Hôsei, Sôma Gôzô


Sasori, piégée dans une prison diabolique dirigée des monstres d’hommes, va parvenir à s’enfuir avec quelques complices qui, pourtant, la haïssent. Le voyage promet d’être mouvementé…


Ci-dessus : la jolie fleur au fusil

De toute la série des SASORI (qui compte quatre épisodes avec l’inégalable Kaji Meiko), ELLE S’APPELAIT SCORPION est le seul titre à être devenu vraiment culte. Mieux distribué à l’étranger, mais également toujours plus souvent diffusé à la télévision japonaise que les autres opus, ELLE S’APPELAIT SCORPION est une œuvre qui mérite amplement son statut de légende. Un peu mieux équilibré que le premier chapitre (déjà très ambitieux) et un peu plus magique que le troisième (qui est pourtant merveilleux), ELLE S’APPELAIT SCORPION est un savant mélange d’exploitation, de violence gratuite, de charge monstrueuse à l’encontre de la gente masculine, de morceaux de bravoure énormes et de passages presque mystiques. Le résultat est tout simplement détonnant : grotesque et poésie ont rarement fait aussi bon ménage. De plus, le message féministe peu subtil est intelligemment contrebalancé par le comportement de toutes les demoiselles du film, loin, très loin d’être idéalisé.


Ci-dessus : une satire popolitique ?

Kaiji Meiko n’a jamais été aussi vénéneuse, ses camarades d’évasion sont très réussies et quelques personnages secondaires ont marqué à jamais l’histoire du cinéma de genre (l’actrice Shiraishi Kayoko dans le rôle de la rivale de Sasori est inoubliable). Ito Shunya semble donc avoir trouvé ici sa vitesse de croisière, il répètera d’ailleurs la recette macabre de ELLE S’APPELAIT SCORPION dans le non moins remarquable JOSHUU SASORI: KEMONO BEYA, encore plus décérébré.
Jouissif au possible, sombre et onirique, ELLE S’APPELAIT SCORPION propose donc un voyage douloureux dans un monde d’hommes…que quelques femmes vont tenter de dynamiter. Avant de s’entre-tuer ?

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Well, it’s almost even better than the first movie
+ Kaji Meiko and her rival Shiraishi Kayoko are so great
+ Violence, tortures, vengeance, dreams and almost a fantasy’s touch: incredible!
+ A very dark vision of the Japanese Society

– Don’t forget all the other great movies of Sasori’s universe

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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