Kôrei, Kurosawa Kiyoshi (2000)


KÔREI, aka Seance, aka Séance
降霊
Année : 2000
Genre : seance fiction
Production : Kansai Telecasting Corporation / Twins Japan
Réalisation : Kurosawa Kiyoshi
Avec : Yakusho Kôji, Fubuki Jun, Kusanagi Tsuyoshi, Ishida Hikari, Kitarô, Kishibe Ittoku, Osugi Ren, Aikawa Shô, Shimizu Daikei, Inoue Hajime, Isobe Shiuri, Kashiwaya Michisuke, Toda Masahiro, Wakabayashi Megumi, Yamamoto Ryûji


Sato, un ingénieur du son quadragénaire, mène une vie monotone avec Junko, sa femme voyante. Cette dernière n’a d’ailleurs pas besoin de ses dons paranormaux pour voir leur futur s’obscurcir…tant le quotidien est morne et sans surprises.

La vie du couple basculera malgré tout dans le sensationnel le jour où Junko va apporter son aide à la police, afin de résoudre dans les plus brefs délais une sombre affaire de kidnapping d’enfant. Car Junko découvrira, horrifiée, que l’enfant en question se trouve dans la valise que son mari a utilisée récemment pour faire des prises de son dans la forêt…

Note : cette chronique dévoile un élément clé du film.

Critiquer SEANCE comme on envisagerait une grosse production destinée aux salles de cinéma ne serait pas foncièrement très juste, car le film qui nous intéresse ici n’a pas été pensé pour les salles obscures mais bien pour le marché télévisuel. Pris sous cet angle, il faut alors bien avouer que SEANCE est plutôt bien fichu : son intrigue est intéressante (mêlant la voyance, les fantômes et le kidnapping crapuleux), l’interprétation est de bon niveau et la réalisation est conforme à ce que l’on est en droit d’attendre de Kurosawa Kiyoshi (même en petite forme il demeure plus intéressant que bon nombre de ses camarades).

Très lent, SEANCE prend le temps de pauser son intrigue, et impose d’entrée un petit mélange des genres qui n’est pas pour me déplaire : au drame quotidien que vit un couple en perte de vitesse viendront ainsi s’ajouter le rapt d’une petite fille puis…l’apparition d’un esprit pas très amical. Le fantôme en question prendra d’ailleurs une place prépondérante dans la dernière partie du film, puisque les apparitions (plus ou moins inspirées) révéleront un revenant plutôt actif (oui c’est la séance du spectre acteur).

S’il ne révolutionne pas le cinéma fantastique, SEANCE (qui est en fait un remake) demeure donc très agréable à suivre, surtout lorsque le couple (incarné par Yakusho Kôji et Fubuki Jun) doit faire face à des prises de décision absolument diaboliques…aux très lourdes conséquences. Hélas, trois fois hélas, SEANCE va sembler sombrer à un moment très précis…lorsque son scénario paraîtra ne plus du tout tenir la route. Celles et ceux qui ont vu le film savent très bien de quoi je veux parler : l’épisode de la valise. Comment se peut-il que le propriétaire de la valise (le mari : Sato) ne se soit pas rendu compte de la présence de la petite fille cachée à l’intérieur lorsque celui-ci a porté l’objet jusque dans sa voiture ? Le scénario de SEANCE aurait-il basculé dans le grotesque ? A dire vrai il y a deux écoles, et je préfère accorder le bénéfice du doute au talentueux Kurosawa Kiyoshi. SEANCE baigne en effet dans un univers très étrange, qui fera même ouvertement référence au mythe du doppelgänger. A propos de l’épisode de la valise, on peut dès lors imaginer tout et son contraire puisque le personnage incarné par Yakusho Kôji semble avoir l’esprit aussi bien à l’endroit qu’à l’envers…

Oli :        
Yasuko :

Voir plus loin :
KÔREI, le remake face au film original : SEANCE ON A WET AFTERNOON

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Quick Review in English:

+ Even when he doesn’t try to do his best, Kurosawa is still very interesting
+ Several genres : fantasy, ghost story, kidnapping, human drama…even doppelgänger ?
+ Gifted actors
+ A good movie, produced for (and by) television
+ An interesting remake

– Is there a mistake in the scenario? About the girl in the case? I don’t think so but…
– Be warned : it’s a slow-paced movie
– Not to be mistaken for a big movie produced for theaters

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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