Toki wo kakeru shôjo, Obayashi Nobuhiko (1983)


TOKI WO KAKERU SHÔJO, aka The Little Girl Who Conquered Time
時をかける少女
Année : 1983
Genre : se réveiller de bonheur
Production : Kadokawa / Toei
Réalisation : Obayashi Nobuhiko
Avec : Harada Tomoyo, Irie Takako, Irie Wakaba, Ishii Kiyomi, Kishibe Ittoku, Kitamura Akiko, Masumoto Taizoh, Matsutouya Masataka, Naito Ken, Naito Makoto, Negishi Toshie, Ogawa Maiko, Oka Hiroe, Omi Toshinori, Takabayashi Yoichi, Takayanagi Ryôichi, Tsuda Yukari, Uehara Ken, Yamashita Youko


Alors qu’elle faisait le ménage dans le laboratoire de son lycée, la jeune Kazuko va perdre connaissance après avoir respiré une étrange odeur de lavande… Ses deux meilleurs amis lui porteront secours et la vie de Kazuko va sembler reprendre son cours normal…jusqu’à ce que la jeune fille se rende compte que, depuis cet incident, elle se réveille inlassablement le même jour, chaque matin ! S’agit-il d’un rêve, d’un mauvais tour de l’espace temps…ou bien d’un mystère plus insondable encore ?

Obayashi Nobuhiko signait en 1983 l’adaptation d’un célèbre livre de Tsutsui Yasutaka (mais une adaptation très peu fidèle – et c’est tant mieux). L’histoire en question, une jeune fille qui se surprend à voyager dans le temps, sera dépeinte sous bien des formats au Japon : films, séries et même anime, par exemple en 2006. Avec ce conte moderne, Obayashi trouvait là un récit à sa mesure, alternant les genres et les tons : fable lycéenne, histoire d’amour, science fiction, rêve et fantastique, tout cela se mêle sans jamais s’emmêler au fil d’une histoire sublimée par un réalisateur toujours en état de grâce quand il s’agit d’innover.

Le traitement ici apporté à TOKI WO KAKERU SHÔJO pourra en effet surprendre plus d’un spectateur : plutôt lent, dépouillé de toute scène fun ou sensationnelle pendant plus d’une heure, le film de Obayashi Nobuhiko est avant tout une simple histoire d’amour et d’amitié entre trois adolescents…dont l’espiègle Kazuko qui va, sans jamais l’avoir cherché, se mettre à voyager dans le temps en revivant, régulièrement, la même journée… la jeune fille ne maîtrisera jamais le phénomène, et celui-ci s’imposera constamment à elle. Pour quelle mystérieuse raison ?

Subtile et touchante, l’histoire de TOKI WO KAKERU SHÔJO vous portera avec grâce et naturel vers un final un peu abrupt, certes, mais surprenant (oui les twists n’ont pas attendu l’avènement de THE SIXTH SENSE pour exister). Ajoutez à cela une bande originale sublime, une jeune actrice parfaite, et vous obtenez au final un très joli film, mélancolique à souhait. Une porte grande ouverte sur le droit de rêver tout éveillé

funèbre ?

Oli :

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Quick Review in English:

+ Obayashi Nobuhiko at his best. A very moving and interesting movie
+ A great score
+ Very good story: surnatural, science-fiction, melancoly and love…a great mix

– Don’t expect a rushing movie, everything here is smooth and calm

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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