X-Cross: Makyô densetsu, Fukasaku Kenta (2007)


X-CROSS: MAKYÔ DENSETSU, aka X-Cross, aka XX
エクスクロス~魔境伝説~
Année : 2007
Genre : les héroïnes sont ciseaux-li
Production : Toei / Avex / Studio Swan
Réalisation : Fukasaku Kenta
Avec : Matsushita Nao, Suzuki Ami, Ozawa Maju, Ikeuchi Hiroyuki, Iwane Ayuko, Kamui Kyoji, Koyama Rikiya, Morishita Yoshiyuki, Nakagawa Shôko, Nishina Takashi, Iwao Nozomu


Afin de se remettre d’une peine de cœur, la jeune et jolie Shiyori part en week-end dans un ryokan isolé dans la campagne profonde. Accompagnée par sa meilleure amie, Shiyori va aller de tristes surprises en cruelles désillusions. Les habitants des environs, tous boiteux, semblent en effet décider à lui gâcher le séjour. Et s’il n’y avait que ça ! Une lolita sur le retour, armée de ciseaux sanglants, va en effet rapidement faire parler la poudre.

Fukasaku Kenta n’a sans doute pas plus de talent que les autres réalisateurs de sa génération, mais en général il dispose de plus de moyens qu’eux pour mettre en œuvre ses projets…et on sait tous pourquoi. En effet Kenta n’est pas le fils du premier venu, et après tout il aurait sans doute tort de ne pas en profiter. Là où l’on pourrait, au contraire, critiquer Fukasaku junior, c’est dans ses choix cinématographiques, parfois un peu mous, parfois tout simplement bien trop prétentieux pour pouvoir être digérés.

Mais première bonne surprise avec X-CROSS, le ton alterne volontairement le grotesque, le thriller, l’action violente (limite gore) et l’humour de bas étage formidablement illustré dans une chute finale hilarante (mais j’y reviendrai).  Deuxième bon point (de suture) : l’histoire, qui ne se prend pas au sérieux, alterne deux intrigues qui n’ont finalement pas grand-chose à voir mais qui finiront par se recouper (normal pour un x-cross-over). Le tout est enrobé dans des espèces de flashback à l’endroit et à l’envers, certes pas très originaux mais suffisamment bien fichus pour divertir et apporter un petit plus incontestable à l’ensemble.


Ci-dessus : l’épouvante taille dans le lard

X-CROSS, avec ses jolies actrices, ses forêts sombres, ses combats ciseaux contre tronçonneuse (CLOCK TOWER ?), ses mystères épais et ses maniaques armés de serpettes n’aurait donc que des qualités ? Bien évidemment non, d’ailleurs le film de Fukasaku Kenta n’est en aucun cas un long métrage mémorable…mais comme il ne revendique jamais ce statut, il en est d’autant plus attachant. En gros X-CROSS est un petit divertissement horrifique de qualité, sans pour autant être de premier plan.

Pour terminer, un petit mot s’impose sur le casting. Sachez tout d’abord que la folle aux ciseaux géants est incarnée par la classieuse Ozawa Maju. Détail amusant, dans X-CROSS Maju semble parodier son personnage de Kayo, qui la rendit célèbre en 2004 dans le drama BOTAN TO BARA (elle finit quasiment folle dans cette série, avec un pansement sur l’œil et des tiques de diction machiavéliques…à la manière de la gothique lolita de X-CROSS). Autre clin d’œil immanquable dans le film de Fukasaku Kenta : la mystérieuse voix qui vient en aide à Shiyori par téléphones interposés est celle de Koyama Rikiya, la doublure officielle de Jack « Kiefer Sutherland » Bauer au Japon : le doubleur en reprend d’ailleurs volontairement le style et le phrasé… Jusqu’à la fin, on s’attend donc à découvrir un baroudeur hyper charismatique…avant de se rendre compte que cette voix a pour visage…celui du comédien Iwao Nozomu, continuellement taquiné pour sa laideur à la télévision ! Fukasaku Kenta conclut donc son film sur une chute débile au possible, un pied de nez qu’appréciera en particulier le public japonais…ainsi que le rédacteur de ce blog, fervent admirateur de ce genre de détails inutiles mais qui, au final, font toute la différence.

Oli :        
Yasuko :

___________________________________________

Quick Review in English:

+ The best movie of Fukasaku Kenta so far
+ Not to be taken too seriously: it’s fun, violent, and stupid (in a good way)
+ The crazy Ozawa Maju
+ A very funny final scene, with a huge reference to Jack Bauer

– Stupid story line, but for that kind of movie, it’s ok
– A few things can only be understood by a Japanese audience

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour X-Cross: Makyô densetsu, Fukasaku Kenta (2007)

  1. kiseiju69 dit :

    Hier soir, je l’ai regardé pour la dixième fois minimum. J’adore ce film !!! Encore une fois, je suis d’accord avec la critique ! Avec une petite référence sur une de mes licences de jeux favorites : « Clock tower » !! On pense directement à ce jeu dès qu’on voit la psychopathe avec ces ciseaux.
    Je ne me lasse pas de ce film et, même le final, me fait toujours autant rire. J’espère toujours que les serviettes des deux héroïnes puissent tomber involontairement. :p (c’est beau de rêver ! haha !)

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