Kûki ningyô, Koreeda Hirokazu (2009)


KÛKI NINGYÔ, aka Air Doll
空気人魚
Année : 2009
Genre : poupée gonflée
Production : Asmik Ace / Bandai Visual / Engine Film / Eisei Gekijo
Réalisation : Koreeda Hirokazu
Avec : Bae Doona, Itao Itsuji, ARATA, Odagiri Jô, Fuji Sumiko, Emoto Tasuku, Hoshino Mari, Iwamatsu Ryo, Maruyama Tomomi, Naraki Miu, Takahashi Masaya, Terajima Susumu, Yo Kimiko


Une poupée en plastique, baptisée Nozomi par l’homme solitaire qui l’a achetée pour en faire son jouet sexuel et sentimental, va contre toute attente se découvrir un cœur.

Qui bat ?

Un réalisateur talentueux et original derrière la caméra, un casting de haut vol pour un film aérien, un score cristallin signé World’s End Girlfriend, et la sublime Bae Doona dans la peau d’une poupée en plastique que l’on prend plaisir à habiller-déshabiller, habiller-déshabiller, habiller…enfin bref vous l’aurez compris, rien que pour ces raisons là, AIR DOLL est d’ores et déjà un film immanquable.

AIR DOLL commence d’ailleurs de manière remarquable, et la transformation du mannequin sexuel désarticulé (ou pine-occhio) en être de chair (du moins en apparence) est délicieusement légère et poétique. Le reste du film de Koreeda Hirokazu sera du même acabit : malin, léger, drôle, dérangeant et virevoltant, sexy puis cruel…triste et finalement  éblouissant. Avec AIR DOLL on passe ainsi par tous les sentiments, et on prend un malin plaisir (ou un plaisir malin ?) à suivre cette petite poupée qui ne manque pas d’air (enfin si un peu) dans ses pérégrinations candides…et plus si affinités.

Sur le fond, il serait exagéré de vous prescrire une dose massive d’airdollipranes car le long métrage de Koreeda Hirokazu ne devrait pas vous donner de migraines, tant il n’est absolument pas prise de tête (et le message qui y apparaît inscrit en filigranes n’est pas ce qui s’est fait de plus compliqué dans le genre). Difficile malgré tout de ne pas se laisser transporter par les courants aériens magiques et perturbants qui se dégagent du film de Koreeda Hirokazu.

Une poupée en plastique pousse un cri du cœur tandis que les hommes sont, eux, déjà un peu vides à l’intérieur. Dans un pays où l’apparence est l’artifice nécessaire à la décence, cela n’est hélas guère surprenant.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Good director, good ideas, a great casting and a good score (World’s End Girlfriend)
+ Magical, funny, sad, sexy, cruel, strange…you cannot miss that movie

– Not the deepest movie about that thematic, but it’s not important

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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