Silhouette, Tajima Motohiro (2008)


SILHOUETTE
シルエット
Année : 2008
Genre : si lent movie
Production : Ace Deuce Inc / Tajima Office
Réalisation : Tajima Motohiro
Avec : Tsujioka Masato, Nagasawa Tsugumi, Katayama Ryo, Bob Suzuki


Un jeune homme un peu stalker dans l’âme, plus habitué à se masturber en regardant des AV plutôt qu’à draguer les jolies filles de son âge, va bientôt se faire violence et se décider à inviter la femme la plus mignonne du club de sport qu’il fréquente.

SILHOUETTE est un premier film (de Tajima Motohiro, que je dois bien avouer ne pas du tout connaître). Son casting est déjà un peu plus tape-à-l’œil, en particulier si vous êtes un psychopathe, ou fidèle (Hannibal) lecteur, de ce blog. Le premier rôle masculin est en effet tenu par le convaincant Tsujioka Masato, qui a vraiment une gueule à part (ce n’est pas pour rien qu’il apparaît dans de nombreux films de Tsukamoto Shinya) et qui semble apprécier les métrages un peu à l’ancienne du genre SILHOUETTE (il réalisera DRASTIC en 2010, il fut également l’auteur de DIVIDE en 2006). A ses cotés, nous avons le plaisir de retrouver l’adorablissime Nagasawa Tsugumi. Mais si voyons, vous la connaissez, c’est la fille à qui il arrive toujours des trucs incroyables : violée dans des AV, découpée en morceaux dans GROTESQUE ou encore génétiquement modifiée dans TOKYO GORE POLICE. Ça c’est de la filmographie qui tâche comme on aime !

Mais dans SILHOUETTE pour une fois, Nagasawa Tsugumi n’est pas mise à rude épreuve, et ça fait presque plaisir de la retrouver dans un rôle ordinaire. SILHOUETTE, donc, n’est qu’une simple histoire d’amour. Un peu étrange, certes, mais qui peut se vanter d’avoir une vie absolument normale ? Tout commence avec un célibataire très solitaire (sa meilleure amie étant sa main droite) et qui, lorsqu’une femme lui plaît, se met à jouer les stalkers et à voler les sous-vêtements de l’intéressée. On a connu des départs plus romantiques…

Oui mais voilà, l’amour ne répond à aucune équation mathématique particulière, et il est parfois difficile d’anticiper les réactions (bonnes ou mauvaises) de ses petits congénères. SILHOUETTE parle donc de l’amour, celui-là même qui change un homme…qui le blesse parfois aussi. L’intrigue de SILHOUETTE n’est donc pas très originale (à quelques détails pervers près) mais, très curieusement, on ne s’ennuie jamais. La réalisation y est sans doute pour quelque chose. Véritable hommage aux vieux films muets, SILHOUETTE semble avoir été tourné dans les conditions des métrages d’antan (plans fixes – ou à peine animés) avec panneaux (en anglais et japonais) pour illustrer les paroles des différents protagonistes. Le clin d’œil aux stars du genre (Chaplin, Keaton) ne passera d’ailleurs pas inaperçu (il suffit de regarder les posters ornant la chambre du personnage incarné par Tsujioka Masato).

Œuvre assez intéressante sur la forme, SILHOUETTE l’est moins sur le fond, mais le duo Tsujioka-Nagasawa est très plaisant et la cinquantaine de minutes de ce petit film un peu lent se suivent sans ennui aucun (ce qui n’était pas gagné d’avance pour un «silent mou-vie»). Maintenant, il faut bien avouer que s’il souhaitait se faire remarquer sur la scène cinématographique indépendante japonaise, le réalisateur Tajima Motohiro aurait sans doute dû trouver quelques idées plus originales, voire injecter quelque chose de plus à son film (qui a dit  » des tentacules  » ??).

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Tsujioka Masato and Nagasawa Tsugumi are an interesting couple
+ Old fashioned movie, hommage to old silent movies
+ Interesting to see Nagasawa Tsugumi acting very seriously
+ As always, Tsujioka Masato is good

– Maybe many spectators will get bored, if they expected the unexpected
– Don’t expect too much: the movie is a little weird but it’s a simple love story after all
– Not the most original story ever

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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