RoboGeisha, Iguchi Noboru (2009)


ROBOGEISHA, aka Robo-geisha, aka Robo Geisha
ロボゲイシャ
Année : 2009
Genre : RoboGâchis
Production : Pony Canyon / Kadokawa / Movie Gate Co. / T.O. Entertainment
Réalisation : Iguchi Noboru
Avec : Kiguchi Aya, Hasebe Hitomi, Kumakiri Asami, Saitô Takumi, Takenaka Naoto, Asami, Nishimura Yoshihiro, Cay Izumi, Matsuo Suzuki, Matsuura Yûya, Shimazu Kentarô, Ishikawa Yûya, Kishi Kentaro, Tanaka Demo, Yukihide Benny, Okamoto Ryôji, Shigaki Taro, Murakami Hiroaki, Katô Yumemi, Nakahara Shôko, Suzuki Shoko, Takayama Mariko, Sakuma Ittei, Hayasaka Rie, Hayashi Mayu, Yamamoto Satoshi, Ikuta Etsuko, Murata Yui, Oishi Masashi, Terao Shigeki, Shiina Kaori


Deux sœurs, un peu geisha sur les bords, vont être enlevées par une organisation criminelle spécialisée dans les geisha assassines. Surentraînées puis robotisées, Kikue et Yoshie vont alors commettre les pires atrocités afin de devenir la meilleure tueuse. Finiront-elles par s’affronter ?

Iguchi Noboru derrière la caméra, Nishimura aux maquillages et une nouvelle fois une production imaginée avant tout pour le marché étranger. Des idoles découpées, quelques effets gores, des ex-actrices d’AV avec des katana dans le derrière, quelques plans-culotte et des tueuses en kimono (qui jouent au geisha et à la souris avec leurs victimes). Oui vraiment, il y a là de quoi exciter le spectateur occidental. Sauf que le spectateur occidental, il commence à connaître la chanson, et que les fausses notes jouées à répétition par Iguchi Noboru, ça va finir par le rendre sourd. Car si Iguchi n’a jamais été un grand technicien, il n’a pas non plus progressé dans la gestion du rythme. En effet, une grosse farce vendue en DTV d’une petite cinquantaine de minutes, ça passe encore. Quand la farce en question dure une heure trente et qu’elle a la prétention de nous raconter une histoire, ça commence à bloquer. Alors oui, encore une fois Iguchi a voulu trop en faire, et son film est tout simplement interminable. Si les dialogues débiles sont pardonnables (et presque souhaités), les scènes sérieuses à base d’amour (geishabadabada) et de haine (geishagrin) sont, elles, difficilement supportables.


Ci-dessus : la redoutable technique du katanal

Depuis le temps, il serait donc appréciable que notre ami Iguchi passe à la vitesse supérieure, et qu’il ne se contente plus de farces fadasses, sans âme aucune. Balancer des litres de sang et quelques fesses rebondies à l’écran est une chose. Réaliser un film en est une autre. Le pire dans cette histoire, c’est que sous ses atours de film violent, ROBOGEISHA semble presque trop sage…un comble ! Les effets numériques ridicules et l’absence presque totale d’un petit coté sexuel (c’est tout juste sexy), expliquent sans doute cela.

Après il faut bien avouer que l’on rigole à plusieurs reprises (merci Takenaka Naoto) et que certains coups font mouche (les jets mammaires acides, le plan-culotte auto-parodié par Iguchi himself, l’entraînement des geisha…). ROBOGEISHA se laisse donc voir si on n’est pas trop regardant sur la qualité, et si on sait à quoi on s’expose. Mais fasse à l’offre grandissante dans le domaine du Gore & Girls, le public est en droit de devenir difficile.

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________

Quick Review in English:

+ Good ideas: milky deadly breasts, the geisha training…
+ Funny scenes, especially with Takenaka Naoto

– Too long… A 40 minutes short movie could have been more interesting
– Boring, the characters are not interesting at all…and the story…well…
– Bad CGI effects
– Sometimes sexy, but not sexual
– Serious scenes are ridiculous, and the funny ones won’t make you laugh very often

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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6 commentaires pour RoboGeisha, Iguchi Noboru (2009)

  1. Rick dit :

    Et je suis devenu difficile car la pillule n’est pas passée du tout ici. Autant j’avais trouvé Sukeban Boy et The Machine Girl sympathique, autant là je me suis un peu fait chier. Il manque le grain de folie, il manque du sang (oui, il y en a, surtout numérique), toute la fin aux effets numériques ignobles m’a semblée interminable, ce n’est pas si drôle que ça. Grosse déception, ou les quelques moments vraiment amusants sont dans la bande annonce, ou dans la scène d’ouverture.

    • Ghidorah dit :

      En effet, excessivement décevant ce RoboGeisha.

      Mais il semble que notre Noboru se redresse avec ses Mutant Girls Squad et Dogoo girl.

      Je lui pardonne cette bévue..

  2. Rick dit :

    Oui personnellement, même si le segment de Noboru est le plus faible de Mutant Girls Squad, j’ai adoré ce film😉

  3. plasticXO dit :

    Les éditions UK de ces films japonais sont-elle censurées ? Un certain nombre de titre a été publié outre-manche, mais il est toujours difficile de savoir si la censure britannique a (encore) fait des ravages…

    • Oli dit :

      Je ne sais pas, mais je ne pense pas…ces films n’étant finalement pas si outranciers que ça (par exemple aucune véritable scène de nudité).

      • plasticXO dit :

        Je reste traumatisé par la censure du passage de la Dinde du film de Mr Bean sur la version UK…

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