Monoroi, Kurokawa Takashi (2009)


MONOROI
物呪
Année : 2009
Genre : l’objet du délit
Production : NTV
Réalisation : Kurokawa Takashi
Avec : Tanaka Yôji, Tanimura Mitsuki, Narimiya Hiroki, Nishida Mai, Naruse Hirotaka, Shimada Shûhei, Suetaka Tomu, Morishita Ryo, Kon Teyu


Le cache-cache solitaire fait actuellement des ravages au Japon. Une peluche, du riz cru et un peu de fil rouge… Il ne reste plus, alors, qu’à accomplir un étrange rituel afin d’inviter un fantôme à jouer avec vous…

Une légende urbaine, à propos d’escaliers maudits à 13 marches, circule actuellement à la télévision…

Il y a bien longtemps, des dizaines de prostituées ont été assassinées dans la campagne profonde. Aujourd’hui encore, les habitants entendent parfois les cruelles complaintes des suppliciées…mais ce sont surtout les étrangers, de passage dans la région, qui auraient le plus de choses à craindre…

Diffusé à la télévision fin 2009 et édité en DVD en mars 2010, MONOROI est un drama horrifique qui ne joue pas dans la catégorie des nombreux DTV qui pullulent (polluent ?) au Japon. Loin d’être fauché, MONOROI se permet même la présence de quelques acteurs connus au casting.

En japonais, mono signifie «chose», et noroi «malédiction». La contraction MONOROI nous promet donc un voyage du coté des objets maudits. Une peluche éventrée, un talisman contre les fantômes et une vieille épingle à cheveux, voilà pour les ustensiles promis à une noire conclusion. Trois objets pour trois chapitres filmés (assez bien faits) et espacés de trois courts documentaires télévisés qui alternent le ridicule (l’idole qui joue vraiment au hitori kakurenbo et qui fait semblant d’avoir peur), le sympathique (le comédien qui partage son anecdote des escaliers maudits) et l’enrichissant (la dernière légende est intéressante).

La première histoire reprend donc à son compte une légende urbaine très en vogue ces dernières années au Japon : le hitori kakurenbo (cache-cache solitaire), auquel on joue en invitant un fantôme à l’aide d’une peluche et d’un étrange rituel. Un conseil : il vaut mieux gagner la partie, sous peine de perdre la vie ! MONOROI n’apporte certes rien de neuf, mais est réalisé avec sérieux et qui plus est porté par la jeune Tanimura Mitsuki…plutôt douée et qui tranche véritablement par rapport à toutes les idoles sans talent aucun qu’on nous impose la plupart du temps.

Le deuxième chapitre est également assez réussi. Il s’agit en fait de l’adaptation d’une histoire vraie qui serait arrivée au comédien Shimada Shuhei. Il y a quelques mois, l’intéressé a raconté son anecdote morbide lors d’une émission animée par Matsumoto Hitoshi, et pour avoir vu la chose en direct à la télévision, je peux vous dire que, bien racontée, l’histoire en question fait froid dans le dos : alors qu’il vient d’emménager dans un nouvel appartement (incroyablement bon marché), Shimada Shuhei entendra le bruit d’un pas, sur la première marche de son escalier qui en compte treize en tout. Le deuxième soir, il entendra deux pas. Puis trois, puis quatre…que se passera-t-il après le treizième jour ?

Pour conclure le tout, MONOROI propose la triste histoire de prostituées qui auraient été assassinées il y a bien longtemps, et qui reviendraient régulièrement hanter les environs du massacre… Un jeune homme de passage dans la région aura bien du mal à échapper à cette malédiction… Si ce dernier chapitre se suit sans déplaisir (on a droit à un huis clos au sein d’un taxi et à quelques flashbacks maléfiques), son background noir au possible en est le principal intérêt (assassinat en masse de prosti-tuées).

Sympa à défaut d’être excellent et novateur, MONOROI est un bon special drama, qui fera passer un agréable moment aux amateurs de cinéma fantastique japonais…si ceux-ci gardent bien à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un titre écrit et pensé pour le format cinéma.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ This TV special drama is not as cheap as it seems to be
+ Three good urban legends, three very different scary stories

– The documentaries between the stories are not very interesting
– For, and only for Japanese horror drama fans

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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