Higanjima, Kim Tae-Gyun (2009)


HIGANJIMA
彼岸島
Année : 2009
Genre : v’là l’ampaleur
Production : Kraze Pictures / Micott & Basara K.K.
Réalisation : Kim Tae-Gyun
Avec : Ishiguro Hideo, Yamamoto Kôji, Mizukawa Asami, Watanabe Dai, Yuge Tomohisa, Takimoto Miori


Akira, accompagné par ses meilleurs potes du lycée, va se rendre sur une île (pas si lointaine) afin de retrouver son frère…devenu entre temps tueur et ampaleur de vampires.

HIGANJIMA est l’adaptation d’un manga (que je ne connais pas) et est réalisé par un Sud-Coréen (que je connais un peu puisqu’il a signé –entre autres choses, le mauvais et tape-à-l’œil VOLCANO HIGH). Le ton « manga » se fait assez ressentir, puisque le récit n’est pas très sérieux (des ados vont ainsi passer de leur lycée à une île secrète en deux temps trois mouvements ; un coup les vampires détectent le sang humain à des kilomètres tandis qu’à d’autres moments ils sont incapables de trouver une gamine blessée à deux pas d’eux…). Bien évidemment, dans un titre de ce genre, il convient sans doute de ne pas prêter attention à des approximations de cet acabit. Si on ferme donc les yeux sur les détails un peu stupides, on peut se laisser rapidement prendre au jeu : les vampires attaquent dès le début du film, le sang gicle, on a droit à plusieurs monstres différents, le tout est correctement filmé, plutôt bien emballé (Kugimiya Shinji, directeur photo sur GOTH et MEATBALL MACHINE est de la partie) et le duel final à trois assez pêchu.

Hélas, comme souvent avec les grosses productions japonaises (ici en co-prod avec la Corée du Sud), un budget conséquent et une image léchée sont rarement synonymes de long métrage vraiment passionnant. Trop long, peu immersif, HIGANJIMA cumule ainsi tous les défauts que l’on pouvait craindre. Pire, ce titre qui s’annonçait fun et saignant se prend trop au sérieux : les scènes dramatiques finissent par être absolument imbuvables.

Sans âme, ouvre-toi ?

HIGANJIMA ne dégage donc rien, aucune personnalité, aucune magie. Les effets spéciaux (qui varient du correct au très moyen) ont sans doute leur part de responsabilité. Dès lors, comment entrer de plein pied dans le film ? Sans doute qu’un public d’adolescents amateurs des films d’action produits par Luc Besson pourrait trouver une réponse à cette question. Pour ma part j’ai donc été bien déçu, car sans aucune immersion possible, même les scènes dures et sanglantes finissent par perdre tout impact.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The CGI are sometimes not so bad
+ Vampires, fights in the woods, a weird island: could be fun

– Adapted from a manga, but it’s far too serious
– Serious but the actors are bad, the story is grotesque
– How can we take this movie seriously with such a story?
– A big budget movie, with no soul at all, as often in Japan

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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