Kyonyû Dragon: onsen zonbi vs stripper 5, Nakano Takao (2010)


KYONYÛ DRAGON: ONSEN ZONBI VS STRIPPER 5, aka The Big Tits Dragon, aka The Big Tits Dragon 3-D, aka The Big Tits Dragon: Hot Springs Zombies vs Strippers 5
巨乳ドラゴン 温泉ゾンビVSストリッパー5
Année : 2010
Genre : serial strippers VS go-gore dancers
Production : TMC / Concept Film
Réalisation : Nakano Takao
Avec : Aoi Sora, Kasumi Risa, Sakurai Mari, Tamayo, Aikawa Io, Tsujimoto Kazuki, Kusano Ini, Yamada Mame, Ando Saori, Ono Kanako, Take-C, Kakizawa Takashi, Iwakura Kenshin, Kimura Kozo, Ika Hachiro, Urushizaki Keisuke, Ricaya Spooner, Maoh, Wakabayashi Miho, Asakusa Kaoru, Tanaka Kiyokazu, Ijima Daisuke, Yoshiyuki Yumi


Cinq stripteaseuses vont devoir lutter contre des hordes de zombies affamés. Les choses vont commencer à se compliquer lorsque l’une d’entre elles va comprendre comment contrôler les monstres…pour les retourner contre ses charmantes petites camarades.

Ces dernières années, au Japon, certains sont parvenus à se faire de l’argent sans pour autant faire beaucoup d’efforts, cinématographiquement parlant, et ce à tous les niveaux : scénario, réalisation, montage, décors, interprétation…parfois de bons effets spéciaux sanguinolents et quelques jolies filles suffisaient à faire passer la pilule…et c’est en respectant ces sacrosaintes règles que Nakano Takao et ses producteurs ont souhaité se tailler une part du gâteau. Et quelque part, on serait tenté de les comprendre : pourquoi, en effet, prendre le temps de faire un bon film, quand on s’aperçoit que d’autres parviennent à vendre tout en bâclant leurs produits ?

Comparé à ses prédécesseurs, KYONYÛ DRAGON n’est donc ni pire, ni meilleur. S’il fut un temps annoncé en 3D (j’ignore s’il s’agissait d’une blague, mais de toute façon la poitrine de Aoi Sora est naturellement en relief), le film qui nous intéresse ici se situe tout simplement dans la lignée de ces nombreux métrages pensés avant tout pour le marché étranger, cumulant effets gores à la sauce bolognaise (pour la finesse) et filles très sexy (en général on a souvent droit à une ou deux actrices d’AV). Pour le gore, autant le dire de suite : on est ici loin, très loin du travail de Nishimura Yoshihiro. D’ailleurs concernant les effets spéciaux en général (avec notamment des câbles apparents), on touche ici clairement le fond du fond, façon Nakano…sans parler des immondes gerbes de sang numériques (sans doute la pire chose qui soit arrivée au cinéma depuis la naissance de Claude Lelouch).

Coté idole sexy, par contre,  KYONYÛ DRAGON ridiculise tous ses concurrents puisque les producteurs se sont payé une immense star du cinéma porno japonais en la personne de Aoi Sora («ciel bleu» en français, c’est pas mimi ?). Le film s’est d’ailleurs tellement vendu sur sa seule présence qu’on en viendrait presque à oublier le reste du casting, composé d’un savant mélange d’AV idols (Kasumi Risa) et de gravure idols (Aikawa Io). Hélas, malgré tout ce joli monde, on n’aura finalement peu de scènes sexuellement dérangées. Aoi Sora se dévoilera bien cinq ou six secondes (ça c’est tip-top-less), on aura droit à un joyeux festival de nyotaimori et (surtout) une zombie strippeuse attaquera à grands coups de flamme vaginale (du «Nakano Takao policé» dans le texte). Pour le reste, et malgré ces quelques bons points (G), KYONYÛ DRAGON se révèlera mou et niais, avec pour couronner le tout un semblant d’attaque de tentacules qui s’arrêtera…à vingt centimètres de la petite Aoi Sora ! Quel gâchis…


Ci-dessus : prêt pour un bain de seins ?

Si KYONYÛ DRAGON parvient donc à faire sourire deux ou trois fois (le «konichi…waaaaa!» de Sora m’a plu, il m’en faut pas beaucoup), dans l’ensemble l’humour touche le fond et on s’ennuie donc profondément. Et ce n’est pas l’action qui vient rattraper tout ça, puisque les chorégraphies sont inexistantes (que vient faire Tsujimoto Kazuki – HARD REVENGE MILLY 2 – au casting si c’est pour apparaître trois quarts de seconde ?).

Au final on ne pourra même pas dire que j’ai été déçu, puisque je n’attendais rien de KYONYÛ DRAGON que ne propose déjà la faiblarde concurrence (Iguchi Noboru and co.). Un triste constat s’impose néanmoins : dans le domaine du «sexy gore», il semblerait qu’une réalisation ratée et un scénario invisible fassent à présent officiellement partie des règles à respecter pour être célébré par certains piteux festivals étrangers. Que nous réserve donc le futur en la matière – focale ? A priori le phénomène devrait connaître un sérieux coup de mou. Et toi Sora, ma Sora, ne vois-tu rien venir ?

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Not worst than many recent movies of that kind
+ Aoi Sora
+ A few mad scenes

– Boring
– Not really funny
– Not really «hard» for a Nakano movie
– What about the filmmaking? The special effects? The acting? Heeeeu…

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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