Shitsuren satsujin, Kubota Shiji (2010)


SHITSUREN SATSUJIN
失恋殺人
Année : 2010
Genre : dent cariée au bal du diable
Production : Klock Worx / FAITH Entert. / King Record
Réalisation : Kubota Shiji
Avec : Miyaji Mao, Yanagi Yûrei, Hoshino Mari, Kusano Kouta, Ôura Ryûichi, Yamada Kinuo


Un riche héritier pense que sa femme, de plus en plus distante, le trompe. Il se confiera à son dentiste…ignorant qu’il s’agit en fait de l’amant en question ! Ce dernier engagera alors un détective afin de brouiller les pistes…

SHITSUREN SATSUJIN est l’adaptation d’une nouvelle signée Edogawa Ranpo (non traduite en français, me semble-t-il). Lente et finalement peu surprenante, l’histoire en question ne verse jamais dans le sensationnel ou le grotesque. Nous avons donc ici droit à un écrit plutôt « sage » du grand Edogawa, même si quelques scènes très chaudes et un final (presque) sanglant viendront agréablement colorer ce drame psychologique.

Le film est donc très lent, et propose une reconstitution épurée d’un Japon oublié. Adultère, stress de la vie conjugale, enquête détournée et envies de meurtre…voilà pour le triste tableau qui mettra en scène de nombreux personnages…qui possèderont chacun une part d’ombre certaine : le dentiste un peu obsédé qui va souvent ramener sa fraise, le mari bafoué qui va perdre les pédales, l’épouse meurtrie (et meurtrière ?)…voire aussi la secrétaire du dentiste qui a clairement une dent contre ce dernier.

La grande force du récit vient à la fois de la crédibilité de l’intrigue (simple mais efficace) et du bon travail des acteurs principaux (dont la superbe Miyaji Mao, déjà vue du coté de chez Ranpo dans NINGEN ISU – et elle a bien changé depuis ses timides débuts dans le drama WATERBOYS). On regrettera malgré tout la présence de deux enquêteurs en dessous de tout : Akechi Kogorô n’a jamais été aussi ridicule (c’est un vrai sabotage pour les fans de ce personnage mythique) et sa petite assistante est tout aussi insupportable et mal interprétée (Hoshino Mari : un massacre).

SHITSUREN SATSUJIN est donc excessivement classique, dans le bon sens du terme. Un peu comme un vieux roman policier dont les pages dégageraient encore l’odeur du papier d’autrefois. Mais ne vous y trompez pas : SHITSUREN SATSUJIN n’est pas une grande réussite pour autant. La faute à un petit budget, à deux personnages grossièrement ratés mais aussi à quelques effets un brin choquants en raison de leur médiocrité (on confondrait presque les coups de feu avec des pétards).

Un bon ptit film, en somme, si vous êtes bien conscients de ce que vous allez y trouver.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ A story by Edogawa Ranpo (not a horror one)
+ The sOoOooo sexy (and good actress) Miyaji Mao
+ A good murder/detective old fashioned story

– Not a big budget
– Slow story
– Cheap effects (gunfires for instance)

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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