Kuro-obi, Nagasaki Shunichi (2007)


KURO-OBI, aka Black Belt
黒帯
Année : 2007
Genre : attachez votre ceinture !
Production : Cross Media / The Klock Worx
Réalisation : Nagasaki Shunichi
Avec : Yagi Akihito, Naka Tatsuya, Suzuki Yuji, Anan Kenji, Fukasawa Arashi, Hakuryu, Hida Atsushi, Kamio Yû, Komiya Takayasu, Mori Tatsuya, Nakamura Atsuko, Natsuki Yosuke, Ôwada Shinya, Sudo Masahiro, Suwa Tarô, Yoshino Kimika


A la suite du décès de leur sensei, qui partira sans léguer sa ceinture noire, Choei, Giryu et Taikan, trois disciples aux personnalités très différentes, vont se faire enrôler de force dans l’armée japonaise. Sur le chemin de la caserne, Giryu sera abandonné, laissé pour mort, abattu par des enfants qui le tenaient responsable de la mort de leur père.

Taikan, pétri de talent et d’orgueil, se laissera alors embarquer sur la voie de la violence par un gradé peu scrupuleux, qui va profiter de la force de l’intéressé pour s’approprier la plupart des dôjo de la région.

De son coté, Giryu, sauvé de la mort par des paysans, va tenter de vivre dans la paix et la simplicité…jusqu’à ce que des bandits tentent d’enlever la fille de la famille.

Réalisé en 2007 par Nagasaki Shunichi (SHIKOKU), KURO-OBI est un film martial à la japonaise, entendez par là classique dans le bon sens du terme, où le cœur et la psychologie prennent le pas sur l’action. Une action, certes ponctuelle, mais qui est malgré tout très bonne, sèche et réaliste. Normal me direz-vous, puisqu’une grande partie du staff et du casting est en réalité constituée de vrais pratiquants martiaux, et non d’acteurs dans le sens noble du terme.

L’histoire n’est pourtant pas la plus originale qui soit. Signé par Iida Jôji, le réalisateur de RINGU 2 (depuis cet échec il rasen les murs…), le scénario en question mettra en avant les valeurs profondes du karaté en personnifiant (un peu simplement) le manque de personnalité (Choei), l’humilité (Giryu) et l’ambition (Taikan). Les trois disciples en question connaitront donc des destins divers, et c’est bien évidemment l’esprit suprême du karaté qui triomphera à la fin.

L’histoire n’est donc pas très surprenante, son déroulement est plutôt convenu et rempli de clichés (sans parler des quelques anachronismes) mais tout cela est tellement bien réalisé et bien pensé d’un point de vue psychologique que l’intrigue prend aux tripes. Ni plus, ni moins. Les morceaux de bravoure ne seront bien évidemment pas en reste, et en la matière KURO-OBI commence d’ailleurs très, très fort puisque la première scène opposera les trois disciples face à tout un escadron de l’armée japonaise.

Simple et efficace, beau et touchant, KURO-OBI constitue donc une jolie réussite du cinéma martial japonais (si vous partez dans l’optique de voir un bon divertissement et pas du karate de compétition), puisque même son combat final se révèlera intéressant. On pourrait en effet s’amuser à en critiquer le soudain noir et blanc, qui fait un peu clin d’œil cinéphile facile un brin auteurisant…mais en réalité il n’en est rien, ce procédé étant en fait utilisé pour camoufler la couleur des fleurs présentes dans le champ…une beauté colorée qui n’apparaitra donc à l’écran que lorsque la violence aura cessé. Magnifique.

A noter que le chorégraphe du film (Nishi Fuyuhiko) réalisera HIGH KICK GIRL deux années plus tard, avec à son casting deux des trois disciples de KURO-OBI : Naka Tatsuya et Yagi Akihito.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Good fight scenes for Japan, it looks real
+ Simple story line but the characters are great, you believe in them
+ Very good entertainment, with a good director and a good action choregrapher

– Not the best film of the year, but for Japan it’s a great martial arts movie

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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