Shinrei shashinbu – ichigenme, Nagae Jirô (2010)


SHINREI SHASHINBU – ICHIGENME
心靈寫真部 -壱限目
Année : 2010
Genre : surnaturel et polar (oid)
Production : Happinet / JollyRoger
Réalisation : Nagae Jirô
Avec : Nakamura Shizuka, Toda Rei, Itô Yôsuke, Matsuda Shoichi, Kurauchi Sari, Mizusawa Asami, Yagi Emiri


Trois adolescents, membres du club de photographie de leur lycée, vont se lancer dans des enquêtes teintées de surnaturel : un établissement désaffecté, perdu en pleine forêt, un karaoke au lourd passé et des polikula maudits. A chaque fois, les trois camarades trouveront la clé de l’énigme en déchiffrant les messages et signes cachés dans les photos incriminées. Des photographies aux supports très variés : téléphone portable, appareil photo numérique, ou encore polikula aux très étranges motifs.

SHINREI SHASHINBU est un petit DTV qui exploite à merveille un phénomène à la mode depuis bien longtemps au Japon : la photo surnaturelle. Vous aussi, vous connaissez sans doute un peu la chose : une photo de vacances, le cliché d’un paysage, et quelque part dans une ombre ou au fond d’un décor, une apparition étrange, un esprit, un mort…l’inexplicable matérialisé sur pellicule et maintenant sur support digital (parce que la mort a suivi le mouvement et s’imprime aussi dans vos clés USB et sur vos DVD-ROM). Au Japon des magazines et des DTV sont dédiés à la chose, et parfois même des émissions télévisées y sont entièrement consacrées. On peut y croire, ou pas, là n’est pas vraiment la question. Pour ma part le phénomène m’amuse, même si parfois on frise carrément le grotesque en la matière.

SHINREI SHASHINBU part donc d’un concept intéressant (et curieusement un peu sous-exploité par le cinéma japonais). On retrouve donc deux lycéennes (les craquantes idoles Nakamura Shizuka  -THE MASKED GIRL- et Toda Rei) qui suivent leur camarade de classe, un garçon très sérieux, dans des enquêtes surnaturelles ayant toutes pour thème les photos étranges. Au total ce sont ainsi trois histoires d’environ 30 minutes chacune qui se succèderont, avec à chaque fois le même schéma : un drame, une photo, et nos trois amis qui tenteront de trouver une solution au mystère (du genre désamorçage de malédiction ou défrichement de mystère épineux).

Trois histoires pour trois clichés de l’horreur photographique japonaise : l’établissement abandonné, le karaoke hanté et enfin pour terminer les polikula maléfiques (les polikula vous connaissez, ce sont ces photos fantaisistes que l’on fait avec des amis dans des machines assez ludiques, ça pullule au Japon).

Première surprise dia-positive : les apparitions surnaturelles sont bien fichues, et on sursaute bien trois ou quatre fois en une heure trente minutes de film, ce qui n’arrive pas tous les jours par les temps qui courent ! L’ensemble est donc extrêmement bien fichu pour du V-Cinema, et ça fait toujours plaisir de découvrir des techniciens qui parviennent à tirer le maximum des petits moyens mis à leur disposition. Le réalisateur se nomme Nagae Jirô et visiblement, à part quelques travaux comme assistant réalisateur de Terauchi Kôtarô, il n’a aucun fait d’armes conséquent à son actif.

Deuxième heureuse surprise : les différentes histoires sont sympathiques comme tout, et si elles ne renouvèlent pas le genre, leur petit coté «Young Sherlock Holmes rencontre le Club des Cinq» est plutôt réjouissant. Pour couronner le tout, le récit se conclura sur un cliffhanger inattendu (bon y’a pas de quoi crier au génie non plus, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit). Les amateurs de J-horror apprécieront. Vivement la suite !

Oli :        
Yasuko :

Le trailer :

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Quick Review in English:

+ Really scary once or twice, it doesn’t happen so often with V-Cinema
+ The director took his work very seriously
+ Two very cute idols
+ An interesting phenomenon (supernatural pictures)
+ Three short 30min stories: no time to get bored

– The mysteries are not so original, after all

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Shinrei shashinbu – ichigenme, Nagae Jirô (2010)

  1. Excuse me but do you have link of this film. Can you give me. Thank first

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