Redline, Koike Takeshi (2010)


REDLINE
Année : 2010
Genre : courses circuitées
Production : Madhouse / TFC / Gastonia
Réalisation : Koike Takeshi
Avec les voix de : Kimura Takuya, Aoi Yû, Asano Tadanobu, Morishita Yoshiyuki, Tsuda Kanji, Akemi, Aono Takeshi, Gashûin Tatsuya, Horiuchi Kenyû, Ishii Kôji, Ishizuka Unshô, Miyake Kenta, Nagashima Yûichi, Okada Yoshinori


Après avoir failli perdre la vie sur la ligne d’arrivée d’une course Yellow Line, JP va se lancer à la conquête de la Red Line. A la lutte avec Sonoshee, qu’il aime secrètement mais qui demeure avant tout sa grande rivale, JP va devoir se rendre sur Roboworld. Les règles n’y sont visiblement pas les mêmes qu’ailleurs, et les concurrents auront bien du mal à passer au travers des paris truqués, des ambitions démesurées et des multiples tirs de roquettes des uns et des autres mais aussi des autorités…car tout ce cirque n’est évidemment pas très légal !

Après un certain retard à l’allumage, puisque le film fut attendu un bon moment, le long métrage si prometteur du surdoué Koike Takeshi a finalement débarqué début octobre 2010 dans les salles obscures japonaises. Et manque de pot (d’échappement ?), la déception est quelque peu au rendez-vous.

Si le film commence pied au plancher (énorme scène d’intro de dix minutes, avec une photo finish démente), le reste est principalement constitué de blablas pas forcément mémorables puis d’une longue course finale qui ira (à mon sens) beaucoup trop loin : on en oublie en effet quasiment la course en question, tellement l’ensemble sombre (presque) dans la guerre interstellaire. Koike a semble-t-il essayé d’en faire trop, et les transformations grotesques des voitures, les escadrons de l’espace qui attaquent pour mettre des bâtons dans les roues des participants (au sens propre comme au figuré) ou encore les armes bactériologiques qui ressemblent à des kaijû mutants, franchement moi je m’en serais bien passé (je me répète mais la première course, plus simple, pulvérise tout le reste du film).


Ci-dessus : des héroïnes largement bonnet F-zero

Quelques scènes frisent malgré tout le dantesque, et si REDLINE n’est vraiment pas un bijou de fluidité animée, le film de Koike, réalisé « à l’ancienne », a d’autres atouts dans sa manche : des graphismes originaux, quelques plans de folie et énormément de petites idées de mise en scène qui apportent une identité réelle à cet improbable récit de science-fiction (la folle technologie imaginée par Koike Takeshi et le fatal rêveur Ishii Katsuhito est presque crédible, c’est dire).

REDLINE dans les starting, bloque…

REDLINE souffle donc le (très) chaud et le froid. Quelques scènes monstrueuses, un récit pas vraiment emballant au sujet d’un pilote qui cherche à se racheter une conduite, des concurrents charismatiques sous-exploités, une bande son efficace, de bonnes trouvailles visuelles (le dynamisme de Koike à l’état pur), une dernière course lourdingue, une scène de nudité gratuite comme on les aime, des doubleurs (qui n’en sont pas) à la ramasse, une romance simple mais efficace…  Bref REDLINE fait passer un bon moment, mais il traine quelques casseroles qui l’empêchent de maintenir sa vitesse de bolide animé sur toute la durée (lorsque les voitures ralentissent, leurs pilotes n’ont rien d’intéressant à dire). N’en attendez donc pas trop, au risque d’être déçus.

Oli :        
Yasuko :

Les premières minutes du film :

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Review in English:

Around seven years of work, an old fashioned animated movie (just imagine the paper’s quantity), a gifted (but rare) director and a story by the lethal dreamer Ishii Katsuhito. And of course, after the first trailers, I (as everybody else) expected one of the greatest anime of the past few years. That’s why I’m a little disappointed. REDLINE is, after all, just a good movie (well, it’s not so bad).

The first scene (about 10 minutes long) is the best of the entire movie. A good score, fantastic ideas, action, suspense, humour and an extraordinary photo finish. And, ah, your head just fell from your shoulders, please pick it up.

Unfortunately, when the cars of REDLINE decelerate, their pilots don’t have many interesting things to say (and the voices of Kimura Takuya and Asano Tadanobu are just awful, that doesn’t help). So…yes, REDLINE is a little boring, the characters are not really deep and if the romance is simple but lovely, it’s difficult to really believe in it.

Will the final race (the Redline) wake up everyone? Well, yes. But the awakening will be too hard (I know, I always complain). That race will indeed take place in the middle of an…interstellar war…or something not really far from it. Space battleships, biological gigantic mutants, and what the hell I even don’t know what was that strange and enormous monster on my left.

Too much…and too far. That’s what the final race is about… The Redline will go so far that you will actually forget about the race. It’s a pity, because the first one in the movie was simpler, and much more enjoyable.

Fortunately, when the competitors will cross the finishing line at near the same time, Koike Takeshi will amaze you again, and you will leave the movie on a good impression. That’s what REDLINE is about: fantastic ideas (the sci-fi universe and engineering are crazy but almost credible), a great filmmaking (even if the animation is far from being the most fluid in History), an unmissable first race but…a poor story, uninteresting characters and a final race that could go too far for some of the spectators.

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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