Hontou ni atta kowai hanashi – Gekijôban 3D, Muroi Kôsuke (2010)


HONTOU NI ATTA KOWAI HANASHI GEKIJÔBAN 3D, aka Hontou ni atta kowai hanashi Theatrical Edition 3D
ほんとうにあった怖い話 3D
Année : 2010
Genre : To be or not 2D
Production : Brodway / NSW
Réalisation : Muroi Kôsuke
Avec : Mizuno Masanori, Kawamura Takeshi, Date Ai, Sera Yûki, Yoshikawa Emi, Takagi Sayuki, Sato Ayano, Osoi Manabu, Miwa Hanae, Tanabe Mari, Iwaya Misaki, Ichinose Shôta, Abe Noumaru, Niigaki Risa, Nakajima Saki, Shiho


Haikôjô
Deux amis font l’acquisition d’une vieille usine désaffectée. Lorsqu’ils commenceront enfin à prendre le temps de la nettoyer, ils seront les témoins de phénomènes très étranges.

Shinde Spot
Un jeune couple se rend en pleine nuit dans un parc maudit (un death spot).

Dareka iru
Une petite fille doit rester seule à la maison, durant les absences de sa mère et de sa grande-sœur. Après avoir visionné un documentaire horrifique, la gamine va commencer à voir des choses très étranges… S’agit-il du simple fruit de son imagination ?

Shino dojô
Une petite communauté de citadins se retrouve parfois le week-end, afin de travailler dans les champs et ainsi se rapprocher de la nature. Un jour, l’un des membres va mystérieusement disparaître…

Shisen
Trois lycéennes sont les témoins d’un suicide. Quelques jours plus tard, chacune d’entre elle va subir les foudres d’un esprit dérangé…

Le titre qui nous intéresse aujourd’hui est tiré d’une série de DVD intitulée HONTOU NI ATTA KOWAI HANASHI (qu’il ne faut pas confondre avec la série télé qui porte presque le même titre – et qui est meilleure). Rarement exceptionnels, les épisodes des HONTOU NI ATTA KOWAI HANASHI sont néanmoins toujours très correctement réalisés, avec parfois de bons petits coups de frousse à la clé…pour du DTV. Cette fois-ci, ce n’est pourtant pas de DTV dont il est question, mais bien d’une sortie dans les salles de ciné (avec des histoires originales). Une sortie que j’ai lamentablement manquée en septembre 2010, et pour cause : le film n’est pas resté longtemps à l’affiche (et la diffusion a dû être très faible), puisqu’il est sorti seulement deux mois plus tard en DVD ! Même s’il était proposé en 3D dans les salles obscures, je pense n’avoir rien raté tant les effets 3D sentent le réchauffé (on devine aisément leur emplacement dans le film, même lors du visionnage en 2D).


Ci-dessus : non, elle n’apple de rien

Ce qui frappe d’entrée avec cette version ciné, c’est le soin apporté aux images. La photographie est extrêmement léchée, les angles de caméra plutôt bien pensés, bref le réalisateur Muroi Kôsuke (déjà responsable de plusieurs épisodes pour la version DTV) nous en met plein les yeux. Hélas, si visuellement le film est magnifique, on ne peut que regretter l’absence de réelles scènes de frousse. On a ainsi la désagréable impression que Muroi Kôsuke, à trop vouloir s’appliquer sur les images, en a oublié la substantifique moelle du film d’horreur : la peur, l’ambiance, les sursauts ! Si le segment à propos de la petite fille isolée chez elle est correct, la première histoire dans l’usine ne vaut que pour le coup de l’appareil photo (déjà vu et revu, mais bon…), SHINDE SPOT est uniquement sauvé pour son plan final, et l’épisode à la campagne est beau mais insipide (la belle déchante…).

Heureusement le dernier chapitre, plus classique et moins auteurisant en terme de prises de vue, va à l’essentiel et comblerait presque les attentes des amateurs de J-horror (surtout qu’il y a des pop-idols dont une Morning Musume et une ℃-ute, excusez du peu). Hélas encore une fois, les fantômes apparaissent mais…ennuient. A choisir je préfère donc encore la série éponyme plus cheap, diffusée en DTV. Certes, c’est beaucoup moins clinquant, mais il s’en dégage souvent un petit quelque chose de…délicieusement dérangeant (non je ne parle pas forcément du micro du preneur-son qui apparait parfois à l’écran).

Oli :        
Yasuko :

Le trailer, hébergé par Cinematoday :

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Quick Review in English:

+ The theatrical version of a good DTV serie
+ An interesting director, who already knows that kind of horror show
+ One or two short stories are not so bad – the last one is the best
+ Beautiful images, great sets and colors

– Directed in 3D: I guess it was a cheap 3D
– Never scary, almost boring
– The director shot beautiful scenes…but he forgot his movie was about scary ghosts

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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