Kanzen naru shiiku, Wada Ben (1999)


KANZEN NARU SHIIKU, aka The Perfect Education
完全なる飼育
Année : 1999
Genre : prends-moi dans tes draps
Production : Sedic / Tokyo Theaters Company
Réalisation : Wada Ben
Avec : Takenaka Naoto, Kojima Hijiri, Kitamura Kazuki, Sawaki Asami, Tsukamoto Shinya, Mizushima Katsuki, Ishii Mitsuko, Izumiya Shigeru, Watanabe Eri, Guts Ishimatsu, Arifuku Tadashi, Matsumara Katsumi, Miyagawa Shunji, Miwa Kenji, Sone Yûta


Iwazono, un employé quadragénaire, kidnappe une jolie lycéenne de 18 ans, Kuniko. Il ne réclamera aucune rançon à la famille, il ne tentera pas non plus de violer la jeune fille. Il sera au contraire aux petits soins pour elle. Il lui achètera sa nourriture préférée, l’observera parfois depuis l’immeuble situé en face de l’appartement…et lui permettra même, un jour, de s’enfuir. Encore faudrait-il que l’intéressée, bien sûr, le désire.

KANZEN NARU SHIIKU est l’adaptation d’un roman s’inspirant lui-même d’un fait divers, qui lança un nombre impressionnant de films sur le même thème. En effet depuis 1999 et la sortie de KANZEN NARU SHIIKU, on dénombre presque dix remakes, suites ou variations s’inspirant plus ou moins de la même histoire (dont une assez cheap mais réjouissante signée Fukasaku Kenta). A noter que Takenaka Naoto apparaîtra dans plusieurs de ces titres (oui, même dans la version hongkongaise).

On pense, au début du film, que le récit va nous porter dans des directions glauques et graves…mais en fait il n’en sera rien. Le kidnappeur (Takenaka Naoto) prendra en effet le plus grand soin de la jeune fille qu’il séquestre, et d’ailleurs à la surprise de cette dernière il ne tentera jamais de la violer.

Où se situe alors l’enjeu du récit ? On se pose en fait deux grandes questions : Quand est-ce que la jolie Kuniko se décidera à enfin s’échapper…et est-ce que la police finira par mettre la main sur Iwazono. Pour le reste, je dois bien avouer ne pas m’être véritablement passionné pour cette histoire (vraie) d’une lycéenne finissant par aimer son si attentionné ravisseur. Le film est d’ailleurs un brin dérangeant, puisqu’il semble présenter Iwazono comme un gentil et preux chevalier de quarante ans, délivrant une gamine de 18 ans de sa morne vie de lycéenne. Ou alors le réalisateur a souhaité laisser une part d’interprétation totale au spectateur en dissimulant toutes les zones d’ombre de son personnage principal… Pour ma part, Iwazono m’a un peu tapé sur le système, et malgré la bonne bouille de Takenaka Naoto je n’ai vu dans cet homme qu’un quadragénaire abusant une jeune fille croyant découvrir en même temps le sexe et l’amour (il est facile d’emballer une lycéenne encore vierge quand on a un peu d’expérience). Aussi la manière dont le réalisateur présente le ravisseur m’a quelque peu gâché la séance…

Tout cela est malgré tout bien emballé, un peu à l’ancienne (c’est marrant en voyant le film j’ai cru qu’il datait de plus de vingt ans…en fait pas du tout). Kojima Hijiri est, de plus, chaude comme la baise braise et l’histoire se suit finalement sans réel déplaisir. On regrettera surtout le manque de noirceur de l’ensemble, les enjeux finalement bien maigres et la gestion des voisins de Iwazono (dont un incarné par Tsukamoto Shinya), puisque ceux-ci son plutôt sous-exploités et ne servent en réalité que de (petit) ressort humoristique.

KANZEN NARU SHIIKU demeure une petite comédie dramatico-érotique sympathique, qui traite avec une certaine légèreté de thèmes, au fond, plutôt noirs.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The first movie: there will be many sequels and remakes afterwards
+ Classical filmmaking, I liked it
+ Based on a true story
+ Original point of view, on a dark situation

– Not THAT good…a little boring
– It’s difficult to be interested in the character played by Takenaka Naoto
– Many characters are forgotten by the director

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Kanzen naru shiiku, Wada Ben (1999)

  1. Ghidorah dit :

    Il y a quelque chose de pervers et de malsain dans ce film qui m’a agacé.
    Reste que c’est admirable du coté de la réalisation et du jeu des acteurs.

    Je n’ai jamais daigné visionner les perfect Education 2, 3, 5, 8…

  2. Martin dit :

    J’aime bien ce premier opus (le trailer fait très old-school d’ailleurs, dans le bon sens du terme). Le meilleur volet c’est de loin celui de Masahiro Kobayashi (par contre le reste .. bof)

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