Death Kappa, Haraguchi Tomoo (2010)


DEATH KAPPA
デスカッパ
Année : 2010
Genre : le kappa ne tend jamais l’autre kai-joue
Production : Fever Dreams / Nikkatsu / Nakasu
Réalisation : Haraguchi Tomoo
Avec : Hirata Misato, Mika, Kitaoka Ryûki, Daniel Aguilar, Nabe Yakan, Kanayama Takayuki, Toyoshima Yukari, Ikeda Wataru, Suzuki Mizuho, Anno Hideaki, Higuchi Shinji, Sakurai Hiroko, Marc Walkow, Hattori Mitsunori, Koide Yuka, Iseda Katsuyuki, Yokoo Kazunori, Miyake Toshio, Shibata Hidekatsu, Hoshi Mitsuko, Araki Shigeru, Ando Toshiyuki


De retour dans le village de ses ancêtres, la jeune et jolie Kanako n’aura pas le temps de fêter ses retrouvailles avec sa grand-mère : cette dernière sera en effet mortellement blessée par des chauffards complètement ivres.

Kanako priera alors l’esprit du kappa, créature très populaire dans la région…sans savoir que son appel sera exaucé ! Le kappa en question aura fort à faire…car un plan machiavélique ourdi dans les ombres par un groupuscule totalitariste projette d’envahir le monde avec des hommes-poissons.

DEATH KAPPA a été réalisé par un certain Haraguchi Tomoo, un passionné ayant déjà officié en tant que responsable des effets spéciaux ou des maquillages sur des titres aussi divers que BULLET BALLET, AIR DOLL, UZUMAKI ou encore quelques GAMERA. On pourrait rêver pire comme carte de visite.

Dès l’annonce du projet, le ton était donné : DEATH KAPPA serait à la fois une parodie des films de monstres japonais, mais aussi (et surtout) un vibrant hommage aux effets spéciaux à l’ancienne, piétiné de nos jours par les gerbes de sang numériques et autres animaux en images de synthèse du pauvre. A ce titre, la créature principale de DEATH KAPPA est particulièrement réussie. Le costume est génial, et le monstre parvient à être à la fois mignon et inquiétant. On pourra d’ailleurs féliciter le réalisateur d’avoir rendu au kappa son vrai visage (ce yôkai est trop souvent « kawaiisé » au Japon). Dans sa deuxième partie, DEATH KAPPA délaisse son petit yôkai pour devenir un véritable kaijû eiga à l’ancienne, avec des maquettes ridicules et un homme coincé dans un costume de lézard géant.

L’histoire, quant à elle, n’est qu’un prétexte pour mettre en scène le combat final entre le kappa et le kaijû. On a ainsi droit à des mutations en créatures aquatiques, à un complot nationaliste (dans une cave…), à un grand-père savant fou momifié (c’est l’incontinent des hommes-poissons), et à l’intervention de la jieitai contre le kaijû dans un déluge d’avions achetés un yen pièce, suspendus par des fils apparents.

Compte tenu de son évidente volonté de rendre hommage à des genres et des techniques aujourd’hui partiellement mis en placard, on pourrait bien évidemment pardonner au réalisateur tous les défauts de son petit film. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que DEATH KAPPA a été partiellement produit par une boite américaine, et que le long-métrage est même proposé en Blu-ray aux États-Unis (sans parler du fait qu’il fut dispo là-bas avant de l’être au Japon). On croit rêver. Difficile, dès lors, de passer sous silence l’interminable durée du truc (un délire de 30 minutes aurait suffi), la mise en scène assez pauvre, ainsi que l’absence de toute violence (à une décapitation près) et de toute scène sexy (on aperçoit l’ombre d’un bas résille pendant 10 secondes…). Amusant durant les premières vingt minutes mais après…quel ennui !

Oli :        
Yasuko :

Le trailer old-school :

_________________________________________

Quick Review in English:

+ Old-school, old special effects, beautiful and crazy kappa-creature!
+ Two parts: the first part is a kappa movie, the second one is a kaijû eiga
+ The kappa is really great
+ Hommage and parody

– It’s too long… Fun at first, but finally very, very boring
– Co-produced by an American company: hum, where did the money go?
– No violence, no sexy scenes, the story is useless

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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