Kinako: Minarai keisatsuken no monogatari, Kobayashi Yoshinori (2010)


KINAKO: MINARAI KEISATSUKEN NO MONOGATARI, aka Kinako, aka Police Dog Dream
きな子 〜見習い警察犬の物語
Année : 2010
Genre : une chienne tombe sur un os
Production : Kyodo Television / Shochiku
Réalisation : Kobayashi Yoshinori
Avec : Kaho, Terawaki Yasufumi, Toda Naho, Yamamoto Yusuke, Endô Kenichi, Asada Miyoko, Bandô Eiji, Hirata Mitsuru, Miyatake Matsuri, Ôno Momoka


Koyko travaille pour des maîtres-chiens de la police de Shikoku. Elle va rapidement se prendre d’affection pour un chiot, légèrement malade et peu dynamique : Kinako. Désireuse de marcher sur les pas de son père, maître-chien émérite hélas décédé beaucoup trop tôt, Kyoko va se charger de l’apprentissage de Kinako. La chienne en question, si elle va retrouver goût à la vie grâce à l’abnégation de sa jeune maîtresse, ne va pas pour autant réaliser des progrès fulgurants, et échouera à de nombreuses reprises au test d’entrée dans la brigade canine. Curieusement, ces échecs vont attirer les journalistes de la région.

L’histoire peut prêter à sourire, mais elle a pourtant fait le tour du Japon : une chienne, Kinako, qui échoue régulièrement aux tests d’entrée dans la brigade canine, est prise d’affection par le public local (Kagawa, Shikoku) à la suite de plusieurs reportages télévisés. Et c’est bientôt le Japon tout entier qui s’empare du phénomène, Kinako devient une star malgré elle et sa maîtresse (une jeune femme) accède aussi à une certaine notoriété. Son abnégation malgré les échecs répétés ont en effet forcé l’admiration de nombreux Japonais. En 2010, un film fut donc tourné.

Alors bien évidemment, KINAKO ne prétend pas décrocher un os-car, mais vise principalement un jeune public avide de chiens kawaii et d’histoires truffées de bons sentiments. Je sais, j’aurais dû m’y attendre (puisque je n’avais pas pu voir KINAKO au cinéma durant l’été 2010, les salles étant envahies par des hordes de gamins), mais ce coté « film pour enfants » abusant de toutes les ficelles du genre, ça m’a quand même relativement déçu.

Alors bien sûr, il s’agit d’une histoire vraie, mais on se demande quand même, après coup, s’il y avait là de quoi faire un long métrage pour le cinéma. La présence d’une scène incongrue (le sauvetage dans la montagne par temps de grande tempête) arrive d’ailleurs comme un cheveu sur la soupe et me semble avoir été ajoutée pour meubler le tout et injecter une petite goutte d’adrénaline à l’histoire (finalement pas vraiment sensationnelle).

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on passe un mauvais moment, car les chiens sont trognons et la motivation de la jeune femme force le respect. Néanmoins tout cela se révèle assez mou du genou, pas vraiment passionnant et, hélas, porté par des acteurs peu inspirés.

Si vous voulez connaître le fin mot de l’histoire : KINAKO se termine sur une fin ouverte…et là aussi les producteurs n’ont pas eu de nez, puisque s’ils avaient attendu un peu, ils auraient pu tourner le dénouement idéal : Kinako, la seule, l’unique, a en effet réussi à entrer dans la police après six échecs consécutifs ! La nouvelle a fait le tour des journaux télés en janvier 2011 (quand je vous disais que cette chienne était devenue une petite star). Bravo à toi Kinako !

PS : si vous aussi vous regrettez la divine époque des films sans CGI (où les chevaux se brisaient vraiment les pattes en tombant dans certains westerns), vous verserez une petite larme devant la grosse gamelle de Kinako, entièrement réalisée en CGI hideux.

Oli :        
Yasuko :

La vraie Kinako dans un reportage TV de janvier 2011 (elle vient de réussir le test !) :

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Quick Review in English:

+ From a true story
+ The dogs are cute
+ Well…the story is simple but nice
+ Shikoku and its beautiful natural sets

– A movie for kids, not really for adults
– Ok, the story is a true one, but did we have to produce a movie about it?
– A rescue scene, by the end of the movie. Was it really necessary?
– Only one CGI. But what an ugly one!

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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2 commentaires pour Kinako: Minarai keisatsuken no monogatari, Kobayashi Yoshinori (2010)

  1. Martin dit :

    >la grosse gamelle de Kinako, entièrement réalisée en CGI hideux.
    arggggggggggg … non pas ça!!!😥 Putain, un chute de chien en CGI … la lose ultime!

    • Oli dit :

      Pour une raison que j’ignore, les DVD locatifs de grosses maisons de production ne passent plus sur le lecteur DVD de mon PC (c’est pas grave je peux toujours faire des captures des films roses et gores !). Sinon crois bien que j’aurais immortalisé la gamelle de Kinako sous tous les angles possibles et imaginables.

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