Fashion Hell, Tsugita Jun (2010)


FASHION HELL, aka Horny House of Horrors
ファッション・ヘル
Année : 2010
Genre : victimes de la mode (mais vraiment)
Production : The Klock Worx
Réalisation : Tsugita Jun
Avec : Hara Saori, Asami, Suzuki Mint, Ishikawa Yuya, Yanagi Tôshi, Wani Kansai, Murota Akira, Demo Tanaka, Nishina Takashi


Un salon de massages érotiques camoufle, en arrière boutique, un véritable musée des horreurs. Ses trois jolies hôtesses sont en effet chargées…de décharger leurs clients, pour ensuite plus facilement les émasculer.

Vendu principalement sur le nom de Nishimura Yoshihiro et celui de quelques AV idols, FASHION HELL est pourtant le bébé d’un certain Tsugita Jun…dont tout le monde se fiche car on sait par avance que pour un énième film de ce genre, la réalisation ne sera pas au rendez-vous. Dans la grande famille du gore & girls, c’est d’ailleurs un peu la dé-bandade (même si FASHION HELL pourrait fort bien provoquer une petite érection chez certains spectateurs masculins impressionnables). Le genre est tellement pauvre, ces derniers temps, qu’on a à chaque fois la désagréable impression de se faire avoir (réalisation et montage bâclés, pas de direction d’acteurs, pas de scénario…). Curieusement, on y retourne quand même, et quelques photos de promo et/ou un trailer bien saignant et sexy suffisent souvent à nous faire replonger (faibles amateurs de films crétins que nous sommes).

FASHION HELL tire son titre des clubs Fashion Health. Les endroits en question sont des salons de massage qui n’en sont pas vraiment (si souvent les relations sexuelles sont prohibées, les masturbations et autres fellations y sont monnaie courante). Passer du mot HEALTH à HELL est très facile en japonais, puisqu’il suffit de retirer un katakana à HEALTH (le ス) pour qu’on le prononce HELL. Le jeu de mot est foireux, donc indispensable et particulièrement prisé par le maître de ces lieux.

Le film à présent. J’entends déjà les grincheux (moi le premier) clamer haut et fort que FASHION HELL est cinématographiquement mort. Ce qui est techniquement vrai (le cadreur a dû être refroidi) mais, au final, foncièrement faux. Le réalisateur réussit ici en effet le tour de force d’intéresser ses spectateurs de la première minute jusqu’à la toute dernière, ce qui est assez admirable compte tenu de ce qui a été exposé un peu plus haut. Tout d’abord, on s’amuse grâce aux différentes tortures imaginées par Nishimura Yoshihiro : le vagin denté est génial (c’est un clitorisque), le supplice durant lequel une strip-teaseuse danse devant un homme enchainé qui verra son pénis coupé au katana si jamais il entre en érection est tout simplement hilarant. La seconde partie du récit est tout aussi sympa, et si on a pris un immense plaisir à voir des gorets torturés avec style, on finit par se ranger de leur coté et espérer qu’ils s’en sortiront au terme de leur improbable fuite.

S’il n’en demeure pas moins au ras des pâquerettes la plupart du temps, FASHION HELL amuse, divertit, émoustille, surprend parfois et, surtout : il fait rire. Avec les différentes captures qui illustrent cette chronique, je crois franchement que c’est pas la peine d’en rajouter.

Oli :        
Yasuko :

________________________________________

Quick Review in English:

+ So stupid, but so fun: you will really laugh if you like that kind of humour
+ Great torture scenes by Nishimura (very violent but…funny!)
+ Sexy AV idols (who is my favourite one? I haven’t chosen yet)
+ Of course, it’s a stupid story, but you’ll really want to watch it until the end
+ Unexpected crazy ideas

– Well…ok, it’s stupid. I have already said that
– Just 2 or 3 different « sets » (hum… »rooms » would be a better word)
– Of course, don’t expect a great filmmaking or anything like that

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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6 commentaires pour Fashion Hell, Tsugita Jun (2010)

  1. I.D. dit :

    Et bien, les photos qui illustre ton billet sont… wouah, ça donne envie !🙂 Je vois qu’il a une floppée de drapeau entre toi et Yasuko. J’en reviens toujours pas du « clitorisque », j’ai le quatre heure qui va avoir du mal à passer… je le choperais un de ces quatre, c’est noté !

  2. Martin dit :

    Bizarrement il me ferait presque plus envie que les autres Sushi-Typhonerie celui là, surement parce qu’il a l’air axé plus cul!

  3. Oli dit :

    J’oubliais : spéciale dédicace à I.D. sans lequel je serais probablement passé à coté de ce DVD (qui trainait depuis début décembre sur les étagères de mon vidéoclub!).

  4. Slimdods dit :

    Je trouve le concept dantesque, tout comme les nanas et les pièges sexuellement maléfiques : yeah ! La BA donne juste envie. D’ailleurs, cette BA est en vosta … une sortie est elle prévue hors des frontières nippones ?

    • Martin dit :

      c’est surement un trailer buzzé par les producteurs, c’est vite repris pas les fandoms gore/cul US et ça mange pas de pain pour se faire reperer par des distributeurs US. Ca finira bien sous-titré de toute façon (Nishimura inside!), surtout si c’est mieux qu’une SushiChose

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