Marehito, Sato Tomoya (1995)


MAREHITO
マレヒト
Année : 1995
Genre : et le space opéra sa mue
Production : Marehito Prod / Crippled Brothers Films
Réalisation : Sato Tomoya
Avec : Naniwa Tenkaku, Mitani Yumi, Mitsuda Kôichirô, Tenmoto Hideo


Dans un monde dévasté, un homme doit, seul, monter la garde sur une frontière située non loin d’une cité réputée belliqueuse. Le soldat, malgré la solitude, parvient à survivre grâce à une jolie androïde mise à sa disposition par un gouvernement qui n’oublie visiblement pas de caresser ses ouailles dans le sens du poil.

MAREHITO est un étrange court-métrage, tourné en 16mm et d’une durée de 30 minutes environ. Il faut bien évidemment y voir un vibrant hommage aux vieux films de SF, tant MAREHITO emprunte ses codes visuels et narratifs aux titres des années 50 et 60. On s’y croirait presque, d’ailleurs, et un spectateur qui tomberait sur ce film sans en connaître la date de réalisation pourrait fort bien tomber dans le panneau.

Sur le fond, en grattant un peu il est sans doute possible de déceler une petite satire sexuelle (sommes-nous finalement tous programmés ?), voire politique (lobotomie par les médias, l’abandon du fusil pour la fleur…), mais tout cela est, en réalité, peu approfondi par le réalisateur. Et ce n’est peut-être pas plus mal ainsi.

MAREHITO, bien que très limité par un budget que l’on devine minuscule, demeure donc un exercice de style sympathique à suivre…pour peu que vous ayez encore des souvenirs émus de vos lectures de Robert Silverberg ou de films comme LA PLANÈTE INTERDITE.

Oli :        
Yasuko :

La bande-annonce :

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Quick Review in English:

+ Short movie in 16mm, looks like an old fashioned SF movie
+ Weird atmosphere, you may really believe watching an old SF movie!
+ You may see a sexual message (are we all programmed?)
+ And even a political one

– Don’t expect any great event in this short movie, nothing really happens actually

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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5 commentaires pour Marehito, Sato Tomoya (1995)

  1. Epikt dit :

    J’aime bien ce film.
    Mais il ne me fait pas spécialement penser au cinéma SF des 50s/60s (qu’il est vrai je connais mal, mais qui me semble bien plus optimiste). Il me semble au contraire bien typique du cinoche SF des 90s, post-apo ou se passant sur des planètes désolées, à la Planète hurlante. Me fait aussi penser aux films live de Oshii de la même époque (Stray Dog, pour le coté « c’est fauché et il se passe rien).

    (et, parce que j’ai la flemme de commenter à deux endroits, partage ta déception face à Shita)
    (son premier film, L’Ilya, est sympa mais alourdi par la pose arty – tu me diras ce que t’en penses le jour où tu le verras)

    • Oli dit :

      « Mais il ne me fait pas spécialement penser au cinéma SF des 50s/60s (qu’il est vrai je connais mal, mais qui me semble bien plus optimiste). Il me semble au contraire bien typique du cinoche SF des 90s »

      C’est juste mon ressenti à l’issue du film… Disons que dans les années 50 et 60, le cinéma de science-fiction était surtout réservé aux séries B qui devaient souvent rivaliser d’ingéniosité pour nous faire « voyager » (c’est moins vrai après 1968, avec LA PLANETE DES SINGES et 2001). Un peu comme avec MAREHITO, fauché mais qui parvient malgré tout à nous « transporter ». Alors en plus, les phrases en français sur tous les panneaux de contrôle m’ont renvoyé comme un mirage de la Nouvelle Vague, encore une fois un indice tendant vers une vraie-fausse situation autour des années 50.

      • Martin dit :

        Un peu HS, je recommande bcp « Omicron » (1963), une comédie- noire de SF italienne très glop (pas du tout dans le rayon bis!)🙂
        Plus generalement j’aime bcp la SF old school « serieuse », loin de tout fatras avec vaisseaux spatiaux et tenues latex (par contre je garde mon godzi’ sous le coude hein!). Niveau nippon, il y a « Clone returns home » qui a l’air très typé hommage Solaris, c’est à double tranchant ce genre d’orientation, mais les échos sont apparement pas mauvais.

  2. Michix dit :

    Un court-métrage de SF qui a l’air assez sympa. A la lecture de votre article, le scénario me rappelle un peu celui d’un épisode de la Quatrième Dimension, épisode dans lequel un homme était condamné à l’exil sur une planète déserte avec pour seule compagnie une femme-robot.

    • Oli dit :

      J’ai oublié cet épisode, mais l’ambiance « 4ème Dimension » correspond un peu, oui. C’était une sacré série (l’épisode qui m’a profondément marqué durant ma jeunesse c’est celui où des extra-terrestres arrivent sur terre, avec un livre : « comment servir les humains » – la chute était géniale).

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