Shita: Deadly Silence, Sato Tomoya (2004)


SHITA: DEADLY SILENCE, aka Shita: A Deadly Silence
舌〜デッドリー・サイレンス
Année : 2004
Genre : le silence et dort
Production : Marehito Prod / Crippled Brothers Films
Réalisation : Sato Tomoya
Avec : Ashikaga Aya, Manta Norio, Mitsuda Kôichirô, Naniwa Tenkaku


Usé, fatigué…il tue sa femme…qui finit par se réveiller. Silencieuse et désarticulée, l’épouse en question va causer bien des tourments à son tendre amant. Que devra-t-il faire pour, enfin, s’en débarrasser ?

Mis en boîte par un réalisateur habitué aux courts-métrages étranges (L’ILYA fut récompensé dans quelques petits festivals en 2000), DEADLY SILENCE cumule hélas autant de bons points que de…très mauvais.

C’est sur un plan strictement technique que le film déçoit le plus, tant la réalisation et la photographie tirent l’histoire (excellente) vers le bas. Rien de catastrophique, cependant (à deux ou trois plans surexposés près), mais cette désagréable sensation de se retrouver face à un banal human drama a du mal à passer, même pour une si petite production. Il en va de même avec la scène de violence de DEADLY SILENCE. Le réalisateur a voulu l’illustrer plein champ, pour nous en mettre plein les yeux. Pour faire cela, il convenait de disposer d’un budget confortable et, donc, d’effets spéciaux corrects. Ce qui n’est bien évidemment pas le cas, ici (on se demande presque si le responsable des CGI n’a pas utilisé une Dictée Magique comme outil de programmation).

Tout cela est fort regrettable car, sur le fond, l’histoire se tient et est assez originale. On pense ainsi, au début, être face à une classique histoire de revenante : un homme assassine froidement sa femme…qui finira par se relever…non pas pour des raisons surnaturelles, mais bien parce qu’elle n’est pas encore tout à fait morte ! Le réalisateur parvient d’ailleurs à semer le doute dans l’esprit des spectateurs, et jusqu’à la toute dernière seconde du générique de fin on ignore si cette femme blessée, muette (non malgré les apparences il ne s’agit pas de violences conjuguées) et un brin désarticulée est morte, mourante ou…y-aurait-il encore une autre possibilité ?

A réserver malgré tout à celles et ceux qui ont l’habitude de bien encaisser les productions fauchées.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The story is good: a murdered woman will wake up. Is she dead? Alive?
+ The running gag with the murdered people who never die is fun

– Photography is not that good
– Filmmaking is not ambitious enough, looks like a human drama most of the time
– One CGI is terrible

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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