Ninja, de Isaac Florentine (2009)


NINJA
Année : 2009
Genre : le ninja blanc…comme neige ?
Origine : USA
Production : Nu Image / Millennium Films
Réalisation : Isaac Florentine
Avec : Scott Adkins, Ihara Tsuyoshi, Hijii Mika, Todd Jensen, Igawa Togo, Garrick Hagon, Miles Anderson, Valentin Ganev, Atanas Srebrev, Demura Fumio, Motomiya Kenji, Nikolai Sotirov, Harry Anichkin, Velizar Binev, Assen Blatechki


Un Américain, élevé au Japon, va se rendre à New-York afin de cacher le Yoroi Bitsu : les reliques ninja appartenant à son clan. Il ignore qu’il va être poursuivi par son ancien rival, devenu un véritable ninja moderne. Froid, et fatal.

Isaac Florentine (le réalisateur) et Scott Adkins (l’acteur principal) se sont constitué une petite horde de fans dévoués (dont je fais partie), attendant impatiemment chacun de leur nouveau petit projet quand d’autres fantasment sur les prochains longs métrages de James Cameron ou Steven Spielberg. Il faut dire qu’avec peu de moyens ces deux bonshommes ont su redonner une bouffée d’air salvatrice aux séries B mâtinées de testostérone. Techniquement, Isaac Florentine s’est révélé être bien davantage qu’un honnête faiseur : ses UNDISPUTED 2 et 3 sont en effet remarquables d’ingéniosité, de rage…mais ils sont aussi dotés d’une réelle profondeur dramatique, assez rare dans ce genre de petites productions. A ses cotés, Scott Adkins a prouvé qu’il était, peut-être aujourd’hui, le meilleur acteur martial en dehors du continent asiatique.

Comme beaucoup, j’attendais donc ce NINJA comme le messie, croisement improbable entre la série B musclée typée années 80 (que celui ou celle qui n’a jamais vu la série AMERICAN NINJA aille tout de suite avaler quelques shuriken en plastique) et une réalisation moderne et ambitieuse.

A l’arrivée, on peut s’avérer un brin déçu. Finalement, ce NINJA n’est qu’un hommage aux films d’action des années 80, et il ne cherche jamais à aller plus loin, ou à en améliorer le concept. Le scénario est ainsi complètement vide, les incohérences extrêmement nombreuses, l’ambiance fade et les limites du budget apparaissent chaque seconde à l’écran. Tournée en Bulgarie, mais supposée se dérouler à New-York, l’intrigue du film NINJA ne fait absolument jamais illusion. On ne reconnaît aucune rue…on ne se croit jamais aux Etats-Unis, bien au contraire. Et ce ne sont pas tous ces petits drapeaux américains maladroitement plantés un peu partout qui font illusion, tant 95% des personnages non japonais sont typés « Europe de l’Est ». Le résultat frise alors le grand-guignolesque. Pour couronner le tout, Scott Adkins, même ici très remonté (c’est l’amer Ricain ninja) n’a pas beaucoup de charisme (il n’est jamais meilleur que lorsqu’il est grimé en grand méchant – à la manière d’un Ray Park en Darth Maul).

Malgré tout…oui malgré tout on passe un bon moment. Les combats sont nerveux à défaut d’être originaux (on sent que la team maitrise mieux les fights à mains nues que ceux à l’arme blanche), et le casting japonais est surprenant…de qualité. Entre la petite Hijii Mika, à laquelle je prédis une bonne petite carrière dans les séries B (ALIEN VS NINJA), et surtout l’excellent Ihara Tsuyoshi (attendez de le voir dans 13 ASSASSINS, vous allez pleurer du sang), on peut constater un réel effort de la part du réalisateur pour donner un véritable cachet oriental à son film. Et en plus tout ce petit monde parle le plus souvent en japonais, contrairement aux grosses productions hollywoodiennes qui veulent nous faire croire que l’on parle anglais dans le monde entier – ah bon, même au Tibet monsieur Scorsese ?

NINJA est donc conduit comme une série B des 80’s, avec les défauts inhérents au genre, que Florentine n’a pas voulu (pu ?) gommer. Le clin d’œil aux années 80 est d’ailleurs poussé à son paroxysme lors de l’assaut du commissariat (TERMINATOR). Alors si vous avez, comme moi, gardé un souvenir ému des pérégrinations de Michael Dudikoff, Shô Kosugi et autres Sam Firstenberg, vous devriez apprécier le NINJA de Florentine : l’esprit de l’époque est toujours là, et en plus c’est mieux filmé.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Florentine and Adkins: a dream team for that kind of movie
+ Smells like old action movies of the eighties (AMERICAN NINJA…)
+ Very good Japanese cast
+ The blood in CGI is not that bad
+ If you know Michael Dudikoff and Shô Kosugi, you should like NINJA
+ References to old ninja movies and…TERMINATOR

– Stupid story line (as I said, it smells like the old action movie)
– The sets are awful, it’s impossible to believe that the scenes take place in New-York
– Not the bloody rage, the darkness of UNDISPUTED: not the same kind of movies
– The fights are better and more original in UNDISPUTED 2 and 3
– Scott Adkins is better when he plays the bad guy

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Ninja, de Isaac Florentine (2009)

  1. Anikilive dit :

    Nanarland bonjour voici Ninja une purje de + a faire perdre des neurones….!!!

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