Katariya: saikyou toshi densetsu, Ichinose Yûji, Uchida Naoyuki (2011)


KATARIYA: SAIKYOU TOSHI DENSETSU
カタリヤ最恐都市伝説
Année : 2011
Genre : les villes dead
Production : JollyRoger / Midship / Dark Factory
Réalisation : Ichinose Yûji et Uchida Naoyuki
Avec : Hayashi Miki, Fuji Takamitsu, Teru, Sato Ryôhei, Ôgishi Yû, Katayama Ryô, Sakashita Yûsuke, Hidaka Akiko, Tanezawa Takayuki, Watanabe Erino, Amane Asuka, Harada Noriyaki, Yano Minori, Haruno Megumi, Sasaki Takashi, Miyata Kaori, Saruhashi Yûko, Okada Miyuki, Uchida Naoyuki, Fukuda Nobuyuki, Mouri Yuki, Ishikawa Tetsuo, Moriyasa Asayo, Matsuda Sachiko, Fukuda Otaru, Konishi Miyu, Asagi Dai, Asamori Yukiko, Suzuki Satomi, Maezawa Keiko, Watanabe Yûya, Ichinose Yûji, Sakurai Shintarô, Miura Shinobu, Hirose Hideharu,
Mochizuki Misuzu, Yamazaki Jun


Les légendes urbaines ont la vie dure. Une aubaine pour les amateurs de sensations fortes : grotesques, maudits ou violents, les vingt-quatre contes morbides proposés sur ce DVD ne devraient pas vous laisser indifférents.

KATARIYA regroupe vingt-quatre histoires courtes sur environ une heure et dix minutes de film. Vingt-quatre, ça fait beaucoup et c’est finalement pas plus mal, puisque les segments inintéressants s’oublient ainsi très vite. KATARIYA a pour thème les légendes urbaines, avec une nette préférence pour les fantômes et les yôkai. On aura malgré tout également droit à des contes franchement bizarres (un type nu qui flotte dans les airs, s’écrase, puis se relève pour vous sucer le sang O_o) et à des variations inattendues sur des sujets plus célèbres (une Hikiko san au teint noir ?!).

Ce sont d’ailleurs ces variations qui sont les plus plaisantes, car parfois franchement surprenantes. Outre la face sombre de Hikiko, la manière dont cette dernière tue ici ses victimes est ainsi extrêmement originale. Le petit clin d’œil à Teketeke est également sympa, de même que cette histoire au sujet de Kunekune (monstre déjà vu ici).

Les classiques du genre sont également à l’affiche : photos étranges sur lesquelles apparaît l’image d’une suicidée, femme écorchée, spectre que vous voyez uniquement sur votre écran d’ordinateur, appel d’outre-tombe depuis votre téléphone portable (c’est le fantôme de l’opéra-teur), malédiction d’une amante délaissée, tunnel interdit, miroir étrange, snuff movie, cannibalisme, mythe de Kokkuri san… Des différences de ton assez notables et bienvenues sont également au programme : comédie (ce jeune homme qui voit les morts et s’en accommode parfaitement), drame violent (infanticide puis avortement sanglant), terreur (excellent segment au sujet d’un fantôme hantant les voitures de passage dans sa région), ou encore l’horreur stupide et grotesque (le bonhomme tué par des coquillages – des bernacles qui ont pris la mauvaise habitude de s’accrocher partout).

Avec vingt-quatre histoires, vous vous doutez bien qu’on y trouve à boire, à manger et à dégurgiter. Si tout cela ne fait pas très peur, dans l’ensemble on passe quand même un bon moment, tout s’enchaine assez vite et les limites du budget, si elles se font sentir, sont malgré tout assez souvent intelligemment contournées.

On espère à présent une suite dans un futur proche avec, sait-on jamais, quelques légendes plus modernes, du genre idole maudite à la recherche de son neurone perdu, ou encore méchant troll hantant Internet pour prouver qu’il a toujours raison. J’envoie bientôt une idée de scénario à une maison de production.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ 24 short stories about Japanese urban legends
+ 24 stories for a 70 minutes movie: no time to get bored
+ Famous legends, but there are weird changes too (a black Hikiko san?!)
+ Original, with 2 or 3 legends I never heard about (cause they don’t exist, I guess)
+ Sometimes funny, sometimes scary, sometimes violent or even grotesque

– Low budget, it’s V-Cinema we’re talking about
– A few stories are not interesting at all
– Not SO scary

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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