Pochi no kokuhaku, Takahashi Gen (2006)


POCHI NO KOKUHAKU, aka Confessions of a Dog
ポチの告白
Année : 2006
Genre : des ripoux dans la tête
Production : Grand Cafe Pictures / Shinkukan
Réalisation : Takahashi Gen
Avec : Sugata Shun, Inoue Harumi, Reila Aphrodite, Arai Takayoshi, Asada Honoka, Fujimura Tadao, Funaki Ikki, Ida Kunihiko, Idemitsu Gen, Kawabata Yasunari, Kawamoto Junichi, Kazamatsuri Yuki, Kinoshita Junsuke, Kobayashi Gambino, Miyazaki Manabu, Namiki Shirô, Nomura Hironobu, Nomura Yumi, Okamura Yôichi, Sakuma Hiroshi, Sawada Masashi, Shimbashi Hatomi, Terasawa Yû, Tsuji Shinmei, Tsukamoto Hirokazu, Hans Van Der Lugt, Yamashita Masahiro, Yoshimori Kyota


Grandeur et décadence d’un simple flic qui va rapidement monter dans la hiérarchie…grâce à un chef auquel il ne pourra bientôt plus rien refuser.

Réalisé par Takahashi Gen (GOTH), CONFESSIONS OF A DOG est un film marathon de plus de trois heures mettent en scène un simple flic…qui va connaître une véritable descente aux enfers. Enfers dont il aura lui-même attisé les flammes.

Premier bon point : on ne se rend jamais compte que le film dure aussi longtemps. On est même surpris quand le mot « fin » apparaît à l’écran, au terme d’une scène finale aussi froide et tranchante que le couperet d’une guillotine. Cruellement simple et réaliste, CONFESSIONS OF A DOG ne sombre jamais dans la recherche de la scène choc, de la larme facile. Mieux, même, le film de Takahashi Gen se double d’une critique terrible des institutions japonaises, et tout le monde en prend pour son grade : la police qui n’a rien à envier aux yakuza, la justice corruptible, ou encore les médias qui ont une fâcheuse tendance à détourner les yeux des affaires encombrantes (et j’en parle en connaissance de cause : pas de « canards déchainés », au Japon).

L’histoire est donc passionnante, et on suit durant presque trois heures et vingt minutes les pérégrinations d’un flic qui ne peut jamais dire non à son chef (mais qui peut dire non, au Japon ?). En parallèle, on aura également droit à la vie quotidienne d’un tout petit poste de police, qui semble tellement s’ennuyer qu’il en invente des affaires. Si on est loin des meilleurs Fukusaku ou de la grande époque de Martin Scorsese (on a, par exemple, un peu de mal à croire au coté familial de l’histoire – Inoue Harumi est quasiment inexistante), CONFESSIONS OF A DOG n’en demeure pas moins un récit de haut vol, qui illustre bien (à quelques passages dessinés au marteau-piqueur près) les travers de la société japonaise (et en particulier le poids de la hiérarchie).

Pour couronner le tout, le personnage principal est incarné par Sugata Shun, acteur absolument génial, qui trouve ici un premier rôle à la hauteur de son talent. Moins bankable qu’un Watanabe Ken, moins respectable qu’un Yakusho Kôji et surtout moins beau qu’un Johnny’s, Sugata Shun se perd ainsi trop souvent dans des séries B ou Z…alors qu’il mérite cent fois mieux. Une raison supplémentaire pour ne pas passer à coté de ce CONFESSIONS OF A DOG.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Sugata Shun, an incredible actor
+ Good story about a cop who cannot say no to his boss (who can say no, in Japan?)
+ The dark side of Japanese society
+ Almost no bloody or heroic scenes: just a dark and simple story. Looks almost real

– A few things are not « that » credible, but that gives some originality to the movie
– 3h20min: too long? Not for me…but maybe for you, who knows?
– The parts about the cop’s family are not so good… Was Inoue Harumi really there?

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Pochi no kokuhaku, Takahashi Gen (2006)

  1. Martin dit :

    plutôt prometteur donc! le film a son petit buzz sur la blogosphère anglaise, mais je me mefie tjs de ce gonflement à double-tranchant (surtout quand ça sert de rampe lancement à un DVD anglais sortant cette semaine!).

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