Toilet, Ogigami Naoko (2010)


TOILET
トイレット
Année : 2010
Genre : toi-let it be…
Production : Showgate / Pony Canyon / Paradise Café
Réalisation : Ogigami Naoko
Avec : Motai Masako, Alex House, Tatiana Maslany, David Rendall, Stefanie Drummond, Gabe Grey, Elena Juatco, Sachi Parker, Nicole Stamp, Steven Yaffe


Alors que leur mère vient de décéder, trois Canadiens récupèrent une grand-mère maternelle japonaise sortie de nulle part. Cette dernière commencera alors à vivre à leurs cotés sans pour autant prononcer le moindre mot…mais en ayant, à chaque fois, comme une étrange sensation de malaise en sortant des toilettes.
Un détail parmi d’autres, tant Ray, geek et solitaire, Lisa et Maury, hyper dépressif, ont déjà bien du mal à tisser une réelle identité familiale.

TOILET est l’œuvre d’une réalisatrice comme il y en a trop peu, au Japon. Un cinéma drôle, intelligent, doux-amer, avec un regard moins sclérosé que celui de bon nombre de ses petits camarades (le fait d’avoir vécu plusieurs années aux États-Unis y est peut-être pour quelque chose). Après MEGANE et KAMOME DINER (déjà tourné à l’étranger – Finlande), Ogigami Naoko nous revient donc avec un nouveau métrage un peu à part. Cette fois-ci tourné au Canada.

Une famille canadienne qui voit débarquer du jour au lendemain une grand-mère japonaise inconnue, et trois enfants un peu paumés, avec (on le craint) sa bonne grosse dose de stéréo(pauvres)types : le geek scientifique accro aux robots et aux modèles réduits qui n’a jamais touché une femme de sa vie, la sœur dirigiste et un peu hautaine, le frangin dépressif qui ne sort jamais de la maison.

Les stéréotypes, pourtant, seront rapidement balayés d’un habile revers de la main. La raison ? Des personnages intelligemment écrits, une interprétation de qualité et une progression de l’intrigue parfaitement maitrisée. Du coup, même la petite impression de facilité qui pointe parfois à la surface ne se révèle pas vraiment dérangeante : le geek qui peine à exprimer ses sentiments, la sœur très froide qui cache un cœur plein, ou encore ce jeune homme écorché (pas de peau pour lui) qui est en réalité un génie incompris. Qu’importe donc cette petite sensation de déjà-vu, quand elle va de paire avec le déjà-aimé…

Touchant, donc, TOILET l’est plutôt deux fois qu’une. Drôle, très décalé, TOILET n’oublie pas non plus de l’être. Entre l’hommage amusant (et appuyé) aux toilettes japonaises modernes (les essayer, c’est les adopter), ou encore les scènes énormes à base d’air guitar (clin d’œil sublime au comédien Dainoji Yôsuke qui se rendit aux championnats du monde pour se marrer et qui finit premier à deux reprises ?), TOILET se révèle être un habile mélange de comédie subtile et de non-dits poignants. Un petit retournement de situation, aux 2/3 du récit, viendra même apporter un peu plus de piment à un ensemble déjà bien épicé.

Oli :        
Yasuko :

La BA :

L’air guitar façon Dainoji Yôsuke :

________________________________________

Quick Review in English:

+ Ogigami Naoko: always interesting female director
+ Touching, funny, subtile: thank you Ogigami Naoko
+ There’s even a twist near the end of the story
+ Air guitar forever!

– Are all the characters very original? Maybe not
– The end of the story is not so difficult to guess

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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3 commentaires pour Toilet, Ogigami Naoko (2010)

  1. Guillaume dit :

    je te conseille Yoshino’s Barber shop de la meme réalisatrice.
    Sinon bien hate de le voir ce Toilet. Motai Masako a un coté décalé pince sans rire adorable. La mamie révée.

  2. Guillaume dit :

    j’ai pour l’instant aimé tous les films de Ogigami Naoko. Ca serait dommage que je n’aime pas celui là !

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