Noroi no site, Hisamoto Itsuki (2011)


NOROI NO SITE
呪いのサイト
Année : 2011
Genre : noroi no sith, le coté obscur du V-Cinema
Production : Broadway / NSW
Réalisation : Hisamoto Itsuki
Avec : des acteurs mosaïqués


Des gens auraient disparu après avoir surfé sur un site Internet maudit. Heureusement, un journaliste indépendant mène l’enquête, aux frontières du réel…dans un monde étrange peuplé de gens recouverts de mosaïques floutées.

Trop, c’est trop. NOROI NO SITE est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder la vase dans le marais nauséeux du V-Cinema moderne. A force de tomber sur des vrais-faux documentaires horrifiques vides et bâclés, on finit par devenir un brin exaspéré. Le pire, c’est qu’à présent on ne peut même plus s’amuser à louer un film « à la jaquette », comme à la bonne époque. La faute à ce genre de productions (vrai-faux docu d’horreur) qui pullule littéralement dans les vidéoclubs japonais, au point d’en éclipser les autres films (où sont mes séries Z et mes drama horrifiques ?!?).

Je suis donc une nouvelle fois tombé dans le panneau. Pourtant, le réalisateur avait déjà réalisé quelques petits films corrects (dont REAL KAKURENBO FINAL), mais là…il s’est laissé aller à la facilité. Il faut dire qu’avec un docu horrifique, on peut se permettre tout et n’importe quoi : on ne soigne ni la mise en scène ni la photographie (waouh une scène surexposée, normal c’est pour faire « filmé sur le vif »), des acteurs qui n’en sont pas cachés derrière des mosaïques (comme ça on peut engager des actrices moches – c’est moins cher) et une quasi-absence de scènes choc ou d’effets spéciaux (car dans la vraie vie, il n’y en a pas, n’est ce pas…).

Et on nous ressert donc du réchauffé avec une espèce de malédiction (noroi) qui frapperait les visiteurs d’un site Internet. On n’apprend quasiment rien durant tout le récit (soixante des minutes les plus longues de ma vie), et le réalisateur fait style « je dis rien mais tout est suggéré » alors qu’en fait IL NE DIT RIEN CAR IL N’A RIEN A DIRE.

Croisons les doigts pour que ce type de productions connaisse rapidement un coup de mou à la location…et que mes séries Z avec monstres en plastique et plans-culotte reprennent le dessus (grâce aux dessous) sur les étagères de mes vidéoclubs préférés.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English :

+ The director of a few good DTV as REAL KAKURENBO FINAL

– Once again a real-fake documentary about Internet and a malediction
– Once again nothing really happen…
– Once again, a documentary like this one is just an excuse to shoot a poor movie

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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