Colorful, Hara Keiichi (2010)


COLORFUL
カラフル
Année : 2010
Genre : peinture à l’eau-delà
Production : Aniplex / Toho / Fuji Television / Sony
Réalisation : Hara Keiichi
Voix : Asô Kumiko, Fujiwara Keiji, Miyazaki Aoi, Irie Jingi, Minami Akina, Nakao Akiyoshi, Takahashi Katsumi, Tomizawa Kazato


Aux portes du point de non-retour, un ange qui prétend ne pas en être un offre une seconde chance à un individu, récemment décédé, qui a tout oublié de son passé. L’intéressé sera réincarné dans le corps de Makoto, un adolescent qui vient de se suicider. Quelle est la raison de ce retour sur Terre ? Pourquoi Makoto, qui semble avoir une famille aimante et soudée, a-t-il tenté de mettre fin à ses jours ? Et cette peinture inachevée, œuvre du premier Makoto, l’enfant blessé, sera-t-elle jamais terminée ?

Le réalisateur Hara Keiichi prouve une nouvelle fois, avec COLORFUL, qu’il maitrise complètement la narration de ses différentes productions. Et que ce soit dans CRAYON SHIN-CHAN SENGOKU DAIKASSEN ou UN ÉTÉ AVEC COO, films aux doux relents de surnaturel (time slip, yôkai…), Hara Keiichi a toujours réservé la part du lion à ses personnages. Cette si douce alchimie, alliant une narration réussie avec des personnages attachants et réalistes (malgré leur dimension d’anime) constitue donc la marque de fabrique de ce réalisateur un peu à part, au Japon.

On retrouve, dans COLORFUL, cette même base fantastique, qui n’est en fait qu’un prétexte pour mettre en avant des hommes, des femmes, des enfants…leurs quotidiens et leurs sentiments. Ramené d’entre les morts par un esprit malicieux, un individu mystérieux qui ignore qui il était de son vivant est renvoyé sur Terre, dans la peau de Makoto, un garçon qui vient de se suicider. L’enfant se réveillera alors, avec cet étranger dans son corps. Amusé, énervé, intrigué…l’étranger passera par à peu près tous les sentiments, au grand désespoir de ses parents, qui ont cru au pire en voyant leur enfant une première fois partir. Alors, le nouveau Makoto ne comprendra pas. Qu’est ce qui peut donc pousser un adolescent de 14 ans au suicide, alors qu’il semble vivre dans une famille qui l’aime et le chérit ?

Un peu lent, un peu long (Hara Keiichi semble avoir du mal à faire des films de moins de deux heures), COLORFUL est une œuvre qui prend son temps, pour notre plus grand plaisir. Fourmillant de détails subtils et touchants (la peinture inachevée, l’introduction muette…), COLORFUL ne rate pas sa cible. Aussi, même le twist qui n’en est pas un (on le devine en pointillés assez tôt dans le récit), même quelques références un peu faciles à une jeunesse blessée (le enkō, les enfants martyrisés à l’école…) ne viennent pas vraiment ternir un joli tableau…parfois peint en noir et blanc, certes, mais c’est à chacun d’y apporter sa propre palette de couleurs. Et vous avez même le droit de vous tromper (sauf si vous n’avez pas envie de devenir color fool !).

A la fin du film, on se pose malgré tout une question : pourquoi le choix de l’anime, puisque COLORFUL fut déjà adapté en version live dix ans plus tôt ? Question de budget, peut-être, de liberté artistique, sans doute. De casting, aussi, puisqu’au Japon aujourd’hui, dès que l’on touche à la jeunesse il faut obligatoirement engager un enfant star de la télé japonaise (Ashida Mana, Kato Seishiro), une cruche de AKB48 ou un imbécile de l’écurie Johnny’s…et à cause d’eux, on pourrait bien commencer à détester tous les jeunes !

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ Hara Keiichi prooves once again that he’s a great storyteller
+ Once again, fantasy meets simple characters
+ Once again, the characters are the most important part of the movie
+ Many beautiful details (the painting, the first scene in the sky…)
+ Ashita ga aru…

– It the twist a real one? Because it’s pretty obvious
– A few details about the youth are maybe too easily used (enkô, bullying…)

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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5 commentaires pour Colorful, Hara Keiichi (2010)

  1. Martin dit :

    Paraitrait-il que certaines AKB48 commencent à se faire poser des implants mammaires [/HS ^^]

  2. Oli dit :

    Kashiwagi Yuki ! Énorme je ne savais pas. Elle joue les filles modèles et timides, présente la météo tous les jours avec un air innocent et pur. Alors qu’en réalité…on voit le genre… Comme toutes les AKB, elle risque de bientôt disparaitre de la circulation. Je pense que quatre ou cinq d’entre elles parviendront à perdurer à la télé (Kashiwagi Yuki a ses chances). Les autres on les jettera comme des kleenex usagés, et comme ces filles ne savent absolument rien faire de leurs dix doigts (je parle même pas de leur cerveau), pour celles qui vont rester sur le carreau la chute va être dure. Reste la solution du mariage juteux, du V-Cinema ou des AV.

    • Martin dit :

      tant que Miki Mizuno ou Ai Kago finissent pas dans l’AV, ça me va. Pour le reste, il y a Takako Kitahara et Yui Matsuno.

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