Chatroom, Nakata Hideo (2010)


CHATROOM
Année : 2010
Genre : le fort homme des halls…virtuels
Origine : UK
Production : Ruby Films
Réalisation : Nakata Hideo
Avec : Aaron Johnson, Imogen Poots, Matthew Beard, Hannah Murray, Daniel Kaluuya, Megan Dodds, Michelle Fairley, Nicholas Gleaves, Jacob Anderson, Tuppence Middleton, Ophelia Lovibond, Richard Madden, Emily Spires, Nakata Hideo


On trouve de tout sur les forums et autres chatrooms sur Internet. Des gens normaux, comme des désaxés. Les plus fragiles, en général, ne voient jamais rien venir. William fait partie des forts…tout du moins sur Internet…car dans la réalité il est sans doute le plus désœuvré d’entre tous. Pour des raisons inavouées, il va tenter de créer le malheur dans son monde virtuel. 

Avec CHATROOM, Nakata Hideo continue sa descente aux enfers et signe l’un de ses films les plus ridicules à ce jour (ne doutons pas qu’il en tournera d’autres). Quand on voit de quelle manière un Oshii Mamoru dépeignait les mœurs des joueurs avec une subtilité toute en retenue, intelligence et poésie dans AVALON, et comment Nakata Hideo donne sa vision des choses dix ans après, on se rend compte que ce dernier a étrangement plus de dix ans de retard. On pourrait même situer CHATROOM précisément quinze ans en arrière, du temps de caramail par exemple, pour le public francophone, et de ces chatrooms qui constituaient le poumon du net des rencontres virtuelles. J’osais espérer, qu’en 2010, le débat avait quelque peu décollé. Et bien non, pas pour Nakata (qui adapte une pièce, si je ne me trompe pas).

Le discours est au ras du ras des pâquerettes. On a droit au vieux pervers qui se fait passer pour une petite fille, à l’ado suicidaire, à l’otaku perturbé, à un semblant de MMORPG illustré dans une scène cu-culte la praline (une poignée de secondes, mais ça vaut le détour) ou encore et bien sûr à la jeune fille blessée qui se jette d’une fenêtre (elle joue à chat perché)…bref, au pire du net, qui existe bien évidemment je ne le nie pas mais à quoi bon lui tirer dessus à boulets rouges aujourd’hui ? N’y-a-t-il pas mieux à exploiter et à en dire ? L’histoire de CHATROOM n’est qu’une perte de temps, en gros il s’agit d’Internet pour les nuls, avec une succession de lapalissades imbuvables et qui finiront logiquement par vous empoisonner l’esprit.

Oli :        
Yasuko :

_________________________________________

Quick Review in English:

+ Well, Nakata knows how to handle a video camera

– A storyline about Internet and its problems…it could have been fun 15 years ago
– « Internet for the dumbs »
– Yeah, what a wonderful grotesque shitty CGI to end the movie!

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Chatroom, Nakata Hideo (2010)

  1. Guillaume dit :

    ahahaha, le Oli arrive à nous replacer un Caramail dans sa critique. Le coup de vieux qu’on prend rien qu’en lisant ce mot…..
    Sinon, Nakata est né avec Dark Water. Il est d’ailleurs mort avec le meme film. Le reste c’est de l’esbrouffe, et une superbe descente dans les égouts de l’étron cinematrographique de film en film.

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