Jin, Hirakawa Yûichiro, Yamamuro Daisuke… (2009)


JIN
JIN-仁-
Année : 2009-2011
Nombre d’épisodes : 22
Genre : la médecine a bon edo
Production : TBS
Réalisation : Hirakawa Yûichiro, Yamamuro Daisuke, Kawashima Ryutaro
Avec Osawa Takao, Ayase Haruka, Koide Keisuke, Aso Yumi, Nakatani Miki, Uchino Masaaki, Mizusawa Elena, Takaoka Saki, Musaka Naomasa, Mizusawa Aki, Kiritani Kenta, Takeda Tetsuya, Taguchi Hiromasa, Kobayashi Katsuya, Okuda Tatsuhito, Kohinata Fumiyo, Nakamura Atsuo, Hirayama Hiroyuki, Yamamoto Kôji, Toda Naho, Izawa Masaki, Hashimoto Mami, Hara Chiaki, Takubo Issei, Totsugi Shigeyuki, Nakane Toru, Nakae Daiki, Satô Jirô, Hayashi Yasufumi, Kurokawa Tomoka, Fujimoto Takahiro, Yuki Ryôichi


Minakata Jin, un prestigieux chirurgien, vit difficilement depuis que sa fiancée est plongée dans le coma, à la suite d’une opération qu’il a lui-même menée. Un jour, il perdra connaissance dans son hôpital et se réveillera en pleine période Edo. Sauvagement attaqué, il sera sauvé par Kyôtaro…qui sortira gravement blessé de son intervention. Grâce à ses connaissances médicales extrêmement avancées, Jin va parvenir à tirer son sauveteur d’affaires. 

JIN est un renzoku drama divisé en deux saisons de 11 épisodes chacune. La première date de 2009 et fut récompensée de prix en tous genres, tandis que la seconde vient de prendre fin (printemps 2011). Et compte tenu de la manière dont elle se termine, on peut aisément deviner qu’il n’y aura pas de saison 3 (par contre vu le succès, on peut parier sur une adaptation au ciné).

Adapté d’un manga, ce drama est, c’est une évidence, doté d’un gros budget : les reconstitutions d’époque sont bien fichues, il y a beaucoup de figurants et le casting a dû couter cher. Sur le fond, c’est pas si mal non plus. Là où les drama japonais nous désespèrent généralement, touchant à chaque fois le fond du fond (NAMAE O NAKUSHITA MEGAMI), JIN parvient à trouver un équilibre précaire (mais équilibre quand même) entre le cahier des charges d’un gros drama diffusé à une heure de très grande écoute (la love story impossible, notre amie Ayase Haruka plus sainte nitouche que jamais parce que ça plait à la ménagère de moins de cinquante ans, les bons sentiments, le héros vertueux), avec de vraies bonnes idées découlant naturellement de l’intrigue basée sur un time slip. Le docteur Jin se posera donc les questions attendues, certes, mais qui apportent toujours du piment à ce genre d’histoires : créer la pénicilline en pleine période Edo alors que ces antibiotiques ne seront découverts qu’en 1928 par un Écossais, est-ce que ça ne pourrait pas poser problème et changer le cours de l’Histoire ? La même question se posera quand Jin, avec ses connaissances d’homme moderne, sera en position de sauver un personnage historique important (et bien réel) pourtant programmé pour mourir à cette date précise par l’Histoire que nous avons tous étudiée dans les livres.

Ce mélange de personnages fictifs et de célébrités historiques (Sakamoto Ryôma, Ogata Kôan…) est l’une des forces du drama. Les autres mystères qui planent sur Jin comme des ombres floues sont nombreuses. Par exemple, pourra-t-il un jour retourner au XXIème siècle ? A-t-il profondément changé l’Histoire ? N’est-il qu’une marionnette ? Qui est cet homme au visage masqué, que Jin a croisé juste avant de basculer en pleine période Edo ? Pourquoi la petite amie de Jin, plongée dans le coma au XXIème siècle, a-t-elle le même visage que Tomonaga Miki, rencontrée durant la période Edo ?

Le spectateur intrigué trouvera toutes les réponses à ces questions lors de la fin de la saison 2 (moins bonne que la première, mais indispensable si vous voulez reprendre un petit coup de Jin tonique et ainsi connaître la chute – pas si surprenante, finalement). JIN est donc un bon drama, qui mélange astucieusement plusieurs genres…mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il n’y a rien d’extraordinaire non plus, là dedans, et si j’ai eu envie de dire un peu de bien de cette série là, c’est qu’elle surnage comparée à toutes les monstruosités dont la télévision japonaise nous abreuve quotidiennement.

Oli :        
Yasuko :

Un petit spot télé :

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Quick Review in English:

+ Big budget drama, beautiful sets and expensive cast
+ Good actors and actresses – except Ayase Haruka
+ An interesting Time Slip story, from a manga
+ Can a modern doctor use modern medecine in Edo Period?
+ Several mysteries (who is that man behind the mask?)
+ For a drama aired at 9 in the evening, it’s far away from beeing a disaster
+ Jin will meet famous historical characters
+ Far away from beeing a masterpiece, but really better than many other Jdramas

– Impossible love story, a clean hero, too many good feelings…
– Of course it’s a drama aired at 9 o’clock, don’t expect something extravagant
– The second season is less interesting
– Good music thema…but we hear it ALL THE TIME!!
– Ayase Haruka is Ayase Haruka

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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Un commentaire pour Jin, Hirakawa Yûichiro, Yamamuro Daisuke… (2009)

  1. Michix dit :

    J’avais regardé ce drama sur un site de streaming et je l’avais beaucoup apprécié : il se démarque beaucoup des dramas habituellement diffusés par les chaînes japonaises (je n’irais pas jusqu’à parler de monstruosités). Comme vous dites, il mélange plusieurs genres (science-fiction, historique, histoire d’amour …) et avec succès. Agréablement) surpris de voir Nakatani Miki jouer dans ce drama :sa présence montre que ce drama est une production sérieuse et de qualité.
    Au vu de toutes les qualités de Jin, j’ai été assez surpris que les sites français de fansub n’en aient pas proposé les sous-titres en français. Ce drama aurait-il eu peu d’impact en France ?

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