Space Battleship Yamato, Yamazaki Takashi (2010)


SPACE BATTLESHIP YAMATO
Space Battleship ヤマト
Année : 2010
Genre : le pire contre-attaque
Production : TBS / CBC / Sedic / Robot Communications
Réalisation : Yamazaki Takashi
Avec : Kimura Takuya, Kuroki Meisa, Yamazaki Tsutomu, Yanagiba Toshirô, Ogata Naoto, Takashima Reiko, Nishida Toshiyuki, Ikeuchi Hiroyuki, Maiko, Yashiba Toshihiro, Namioka Kazuki, Saito Takumi, Miura Takahiro, Ôwada Kensuke, Tsutsumi Shinichi, Hashizume Isao, Ogata Kenichi, Ibu Masatô, Ueda Miyuki, Sasaki Isao, Harada Kana


Suite à une guerre féroce contre une race extra-terrestre, en 2199 la Terre n’est plus qu’une pierre sans vie ravagée par les radiations : les derniers humains sont forcés de vivre sous la surface. A bord du dernier vaisseau encore opérationnel, le Yamato, le capitaine Okita va s’envoler dans l’espace avec une poignée de volontaires pour voyager jusqu’à Iskandar. Une étrange capsule, trouvée par l’impétueux Kodai, indique en effet les coordonnées de cette mystérieuse planète…qui disposerait d’un savoir non moins mystérieux capable d’annihiler les radiations à grande échelle.

En général, blockbusters et qualité ne font pas bon ménage, au Japon. SPACE BATTLESHIP YAMATO ne fait pas exception à la règle, et cette adaptation de l’œuvre de Matsumoto Leiji (qui dénigra le film dès le départ) par le réalisateur de RETURNER, ALWAYS et BALLAD (de bons films bien fades), cumule absolument tous les défauts inhérents à ce genre de grosses productions (on n’est pas dans Space Battlecheap Yamato), destinées au final à être diffusées à une heure de grande écoute à la télévision. On retrouve donc quelques actrices particulièrement mauvaises mais bankable (Kuroki Meisa), du comédien de télévision (Nishida Toshiyuki) et bien évidemment un chanteur de l’écurie Johnny’s dans le rôle titre (Kimura Takuya, nullissime). Il faut bien garder à l’esprit que la présence d’une star comme Kimutaku peut être considérée comme la clé de voute d’un si gros projet : son seul nom sur une affiche est susceptible d’attirer un public énorme dans les salles de ciné. Un public de fans dévoués à l’extrême qui ne souhaitent qu’une chose : que Kimutaku ait le dernier mot et le beau rôle. Le reste (l’histoire, entre autres choses) est totalement accessoire. Et visiblement les producteurs de YAMATO l’ont bien compris (en parlant des producteurs, difficile de ne pas envisager le triste sort de Nishizaki Yoshinobu, initiateur du projet et décédé peu avant la sortie ciné…il a chuté de son bateau nommé…le Yamato).

Je garde des souvenirs très flous de l’anime de Matsumoto Leiji, mais dans l’ensemble l’histoire semble avoir pas mal de points communs avec le matériau original…à quelques personnages féminisés près. Kimutaku qui interprète Kodai pourrait aussi faire grincer quelques dents (l’intéressé s’est fait tailler un costard sur la télévision du Kansai – moins policée que dans le Kantô- où l’on s’est quelque peu moqué de lui – qui va sur ses 40 ans – dans le rôle de Kodai).

Acteurs nuls et personnages transparents, mais heureusement les effets spéciaux crèvent l’écran. Même si certains d’entre eux transpirent un peu le syndrome STAR WARS EPISODE 1 (trop lisses ils ne paraissent pas s’intégrer naturellement dans les scènes), la plupart sont d’un très bon niveau (en particulier pour une production japonaise). Dommage que le design des aliens soit à ce point raté (qu’est ce qu’ils sont mal fichus…). Autre gros point noir : le film respecte le cahier des charges de la grosse production héroïque avec love story imposée, mais tellement à la lettre (qui a dit Z ?!?) qu’il n’y a aucune surprise et qu’on anticipe chaque scène clé : résultat c’est tout le potentiel émotionnel de l’œuvre qui s’en retrouve désamorcé.

On pourrait encore parler de l’évident parallèle avec la fantastique série BATTLESTAR GALACTICA (dans certains designs et dans le personnage de Yuki rappelant quelque peu Kara Thrace), voire même du clin d’œil incroyable de ringardise à ARMAGEDDON puisque c’est une nouvelle fois Steven Tyler qui pousse la chansonnette à la fin (la boucle est bouclée, vous pouvez étrangler Kimutaku avec), mais je crois que je vais m’arrêter là. YAMATO peut malgré tout être vu pour deux ou trois scènes correctes (mais aucune dans l’espace, les combats aériens étant illisibles), voire même être apprécié par les fans absolus de Kimutaku…ou par les enfants qui pourraient éventuellement passer un bon moment (le rythme de l’histoire est en effet pas trop mal géré).

SPACE BATTLESHIP YAMATO : dans l’espace, personne ne vous entend criser.

Oli :        
Yasuko :

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Quick Review in English:

+ The CGI are pretty good for a Japanese production
+ More than 2h, but the movie is not « really » boring
+ Kids and Kimutaku’s fans may like this movie

– Bad actress, bad actors: you need bankable names to shoot a big budget movie in Japan
– You can guess everything, in this movie: each scene, every moments of bravery
– Thus those scenes and intense moments have no emotion at all
– Big budget movies in Japan are directed to be released at prime time on television
– Therefore they usually have no taste at all
– The aliens are ridiculous
– The final reference to the awful ARMAGEDDON
– The new Yuki = Kara Thrace??
– Did you just say BATTLESTAR GALACTICA? Then watch this serie, it’s a masterpiece

A propos Oli

Amateur de cinéma japonais mais de cinéma avant tout, de Robert Aldrich en passant par Hitchcock, Tsukamoto, Eastwood, Sam Firstenberg, Misumi, Ozu, Claude Lelouch, Kubrick, Oshii Mamoru, Sergio Leone ou encore Ringo Lam (un intrus s'est glissé dans cette liste, sauras-tu mettre la main dessus - attention il y a un piège). Weird cinema made in Japan : échec et (ciné)mat. オリ です, 日本映画専門のブログです 
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